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Archive pour 20.10.2008

Interrogations

Cela fait maintenant à peine plus d’un mois que je suis à ce nouveau poste.
Nouveau boulot, nouvelles responsabilités, nouvelles façons de travailler. Une équipe chaleureuse, entièrement masculine, dans laquelle je me suis rapidement sentie à l’aise, parce que j’y ai été très bien accueillie.
Un salaire que je n’ai jamais gagné.
Des perspectives d’évolution non négligeables, si vraiment j’arrive à mettre ce qu’il faut en place.

Et pourtant.
Pourtant je n’y arrive pas, je peine à trouver une motivation. A trouver rma “place”, je le formule ainsi et pourtant ce n’est pas tout à fait exact.
Je me sens désemparée lorsque le réveil sonne, que je cherche à prolonger à tout prix quelques secondes encore, quelques minutes, la mise en route d’une journée que je vois comme longue et difficile à appréhender.
Pourquoi ressentir de telles réserves alors que tout devrait être neuf et beau, et passionnant? Le problème ne vient pas du poste, pas que de l’entreprise, pas que de cette crise qui certes apporte morosité et doutes, mais a bon dos pour n’importe quel prétexte.
Le problème vient probablement du fin fond de ma petite personne. Que j’introspecte, certainement de façon fort maladroite, afin de trouver, désespérément, des réponses convaincantes.

Et si c’était un signe? Le signe qu’il faut que je me lance sur un autre chemin, celui dont je parle depuis si longtemps sans jamais rien faire de concret? Et si j’étais arrivée au bout d’une route, celle du parcours classique, et que j’ose enfin aller au bout de mes idées?
Mais comment arriver à surmonter ces angoisses, ces résistances qui sont bien présentes? Et pourquoi n’aurais-je pas, quand même, un minimum de motivation pour ce poste qui devrait m’offrir le sésame pour entreprendre tout le reste? Parce qu’il n’est pas question de tout lâcher d’un coup, comme ça, je ne peux pas me le permettre, et puis j’ai besoin d’être rassurée, matériellement, sans parler des encouragements autour de moi auxquels je me raccrocherai certainement comme un noyé à sa dernière bouée de sauvetage.

Je m’étais tellement préparée à suer sang et eau dans ce job, à y passer du temps sans le compter, à devoir dépasser mes limites que ce semblant de facilité me fait douter, me demander si je suis complètement à côté de la plaque, ou si réellement, je me suis fait une montagne d’une toute petite colline. Et que mon énergie doit aller ailleurs, dans d’autres combats, qui en valent bien plus la peine.

Voilà où j’en suis à l’heure actuelle. Voilà ce qui agite mes nuits, et remue mes journées, les moments où mon esprit part en roue libre. Sans trouver de réponse, sans parvenir à me rassurer.
Ca viendra, il le faudra bien, mais le plus vite possible j’espère.

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