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27.10.2008 par Flo.
L’un de mes projets, dans cette nouvelle vie, était de reprendre la musique.
D’une manière ou d’une autre, les choses n’étant pas tout à fait fixées, mais de renouer avec cette part de moi qui est toujours si présente et qui commence à ressentir un vrai manque.
Et forcément, en premier lieu et si possible, de retrouver mon instrument de coeur, celui qui me tord tripes et boyaux à chaque fois que je l’entends ou que je m’en approche, le piano, que j’ai mis tant de temps à apprivoiser et qui m’a échappé si vite.
Je n’ai pas abandonné ce projet, d’abord parce qu’il est partagé, et parce que surtout il faut se garder un peu de temps, mais j’ai peur de le laisser trop longtemps au second plan et qu’il finisse par s’effacer devant d’autres impératifs certes légitimes mais peut-être pas si prioritaires que ça…
Parce que malgré tout, ça coûte, ce genre d’instrument. Certes il y a des alternatives moins onéreuses, mais même, dès lors qu’on veut un minimum de qualité, il faut y mettre le prix. Parce que ça prend de la place, c’est sûr, bien plus qu’une flûte ou un pipeau, ce n’est pas de ma faute, et puis après tout j’aurais pu aussi me prendre de passion pour des orgues ou une batterie, c’est pas comme si.
Synthétique ou naturel? Et si c’est un “vrai” pour lequel on se décide, comment lui faire monter 3 étages sans ascenseur, sans se rompre le dos et sans payer deux fois le prix de l’instrument en raison de sa livraison? Comment gérer le bruit avec les voisins?
Préférer, dans ce cas, un clavier moins authentique, mais qui s’adaptera bien mieux à l’environnement “appartement de taille moyenne au milieu d’un immeuble rempli d’habitants pas forcément mélomanes”? Vais-je retrouver le plaisir du toucher et de la sonorité dans cette alternative plus artificielle? Allons-nous quand même y gagner en terme de prix?
Autant de questions que je me pose sans parvenir à réellement obtenir une réponse, mais pire, sans passer à l’action. Cela reste pour l’instant une douce chimère, un vrai espoir, et j’essaye de rester à l’affût, de ne pas perdre le cap de vue.
Et puis malgré tout, je l’avoue, des pensées infidèles et parfois plus simples, des tentations vers d’autres instruments qui n’ont pas la même magie d’attraction, mais qui me tentent aussi, parce j’aime les défis.
Quoiqu’il en sorte, mon seul souhait est de pouvoir passer à l’action, et ne pas avoir à attendre encore une dizaine d’années pour m’y (re)mettre….
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