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18.12.2008 par Flo.
Quand j’étais petite, et enrhumée, ma mère me soignait à sa manière. Bien entendu, de façon très concernée avec des gouttes, des mouchoirs, le tralala qui va autour d’une crève plus ou moins déclarée et plus ou moins importante.
Mais aujourd’hui, lorsque j’ai à nouveau le nez un peu bouché, ce dont je me souviens, c’est:
-La pommade qu’elle me passait sur la poitrine et derrière le dos, mentholée et qui existe toujours, et qui donnait l’impression de s’avaler d’un coup un glaçon venu droit de la banquise. Et puis elle en passait un tout petit peu sous les narines, mais pas trop, ça irritait vite.
-Le fouloir en soie qu’elle me nouait ensuite autour du cou, pour que je garde la chaleur du massage après la fraîcheur. Juste pour que j’aie un petit truc qui tienne chaud, et depuis ce jour-là, dès que je veux avoir chaud en m’endormant, je garde un foulard en soie à portée de main
-Quand j’avais un peu mal à la gorge, c’était le sucre candy qu’elle faisait fondre dans une rave. Si. Ca, je crois que c’est l’une des madeleines de Proust les plus puissantes qui me soient restées. Je ne peux pas voir de rave sans y penser, et pourtant ça fait une éternité que je n’ai pas regoûté au sucre candy en morceau fondu dans une rave creusée à la cuillère. Parce que déjà ce n’est pas évident de faire fondre la chose au milieu de feux de gaz (risque de les cramer) ou de plaques à induction (pas assez de chaleur). Et puis je ne sais pas, c’est un peu comme si ça devait rester dans l’enfance, et puis chez moi, là-bas…Encore que, je pourrais aujourd’hui le faire à un enfant, sans aucun problème et avec plaisir.
Alors forcément, le jeu était de dire que j’avais mal à la gorge très vite. Et que bien entendu il n’y avait que ce remède-là qui marchait, et qu’il m’en fallait toujours plus. Et je pense que son jeu à elle, d’adulte que je connais maintenant vu que j’occupe un peu cette position, c’était de croire que j’avais mal à la gorge, que j’étais à l’article de la mort, et qu’il ne me fallait que cela pour me requinquer.
Et enfin, elle me faisait faire des inhalations. Ce qui en soi est probablement la solution la plus efficace pour dégager les bronches. C’était une bataille, parce que je détestais ça. Même si elle me laissait le faire devant la télé, même si je n’avais pas besoin de le faire trop longtemps, mais je devais le faire, et elle surveillait. Cela dit, elle a réussi son coup, aujourd’hui lorsque j’ai le nez un peu trop bouché, c’est mon premier réflexe, et j’en viens même à admettre que c’est le meilleur.
Mais devinez quoi? Il a fallu que j’attende ce soir, 20 ans après, pour apprendre un scoop qui m’a laissée sur les fesses: à ma mère, la même, toujours elle bien sûr, qui m’avouait enchaîner crève sur crève et ne pas réussir à s’en débarrasser, j’ai répondu en plaisantant “ben j’espère que tu fais des inhalations régulièrement”. Et elle, l’air de rien, comme ça, qui me lâche sa bombe: “je déteste les inhalations, je n’ai jamais supporté ça, je fais tout pour les éviter!”
…..
Y’a des jours, c’est quand même cruel en tant qu’enfant d’être à la merci de décisions d’adultes….
Non?
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17.12.2008 par Flo.
-Je suis en train de commencer une crève. Alors là, je dis Non, haut, fort et avec une majuscule: pas pour les fêtes, pas pour les vacances, pas du tout un point c’est tout! En même temps, ça fait quelques jours que je traîne un état d’à peu près, il faudrait peut-être juste que j’empoigne le taureau par les cornes…
-Preuve que je commence à être fatiguée et à puiser dans mes réserves: plus de motivation pour faire de la cuisine, ça fait des jours que je promets une tarte que je ne la fais pas, je crois que je peux avoir honte de moi.
-Et même: je n’ai pas touché au piano depuis 2 jours, là ça craint, vraiment.
-Le week-end de Noël s’organise, et plus ça s’organise plus ça me fait peur: dans mes montagnes, avec mon Homme ce qui me ravit puisque je vais pouvoir lui faire découvrir tout plein de choses. Mais plus ça va, plus l’agenda devient ministériel comme souvent, et là j’aurais presque envie de dire stop à tout….Et pourtant tout me tente!
-Je ne parle pas du week-end de Nouvel An, là ce n’est pas moi qui l’organise (ouf, oui, je sais)
-A la piscine, je commence à repérer des têtes récurrentes: je leur donne aussi des surnoms, mais j’ai honte: il y a monsieur Mola Mola, monsieur “j’me la pète en nage papillon”, etc, etc….Des fois, je me dis que je suis une vraie asociale qui ne veut pas (se) l’avouer
-Ca mouline dans ma caboche. Sur des sujets sérieux, profonds, et je n’aime pas partir en vrille comme ça, parce que généralement, ce n’est pas du bon qui en ressort. Si ce n’est que ça me pointe ce qu’il faut encore que je résolve chez moi, et vite si possible, il s’agirait de ne pas attendre 40 ans, quoi….
-…C’est peut-être l’effet “bilan de fin d’année” qui se manifeste? En même temps, le bilan de cette année pour moi, est ultra positif. Et tiens, d’ailleurs, ça me ferait du bien actuellement de lister tout ça, au moins ça me remettrait la tête un peu au milieu des épaules (j’ai failli écrire “étoiles”, c’est grave docteur?)
-Mon petit préféré depuis toujours a dû abandonner sa course au bout et autour du monde….Me voilà toute tristounette tiens!
-Je n’ai bien entendu pas encore fini mes cadeaux de Noël, chaque année je me jure qu’on ne m’y reprendra plus, et chaque année c’est le même scénario…en pire!
-Et puis drame final: à cause d’un boulot de 5 jours sur 7 et aux horaires bien idiots (et que je n’entende personne rire dans la salle), je n’aurai pas pu voir cette année un seul téléfilm mièvre, débile, sucré et doucereux sur les chaînes privées (avec double coupure de pub) sur Noël, la magie de Noël, les histoires d’amour sous les flocons de la neige, et tout ça. Ben oui quoi, ça me manque, encore plus que les chants de fin d’année tiens!
C’est sûr, il n’y a vraiment pas de quoi être fière d’un tel billet. En même temps, j’essaye de conjurer le sort du mercredi soir, qui veut que depuis quelques temps je n’aie absolument aucune inspiration à ce moment-là…Pfiou, quelle excuse pourrie tiens!
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16.12.2008 par Flo.
C’est amusant, jusqu’ici j’avais passé sans dégâts la première vague sismique.
Oui, j’en avais entendu parler, j’étais même allée voir. Et puisque pour aller voir, il faut être inscrite, je m’étais inscrite.
En gros, il y avait une fiche avec mon nom, ma date de naissance, ma ville. Point.
J’ai suivi cette mode, cette montée en puissance de loin, d’un air un peu goguenard, pas du tout inquiétée, ni même concernée.
Pourtant, je serais la candidate idéale, c’est sûr: 4 villes en moins en 30 ans, une enfance à plus de 800 km de là où j’habite actuellement, j’ai laissé derrière moi bien des traces, bien du monde, perdu de vue, pas vraiment oublié mais omis de me souvenir…Si je me laisse aller, je peux taper une bonne liste de noms et retrouver pas mal de personnes, mais non.
Je n’ai pas envie de me retourner là-dessus, et je ne vois pas en quoi internet peut m’aider sur ce plan. Si je veux retrouver quelqu’un, j’active le peu de réseau qu’il me reste, ou alors oui, je fouille, et je contacte. Mais je n’attends pas qu’on vienne à moi en laissant ma fiche quelque part, je n’attends pas de retrouver des “amis” qui n’en sont plus depuis bien longtemps, probablement parce que le terme d’amitié n’est à mon sens pas du tout celui qui est envisagé sur ce genre de site.
Je n’ai pas honte de le dire, lorsque je m’y suis inscrite, c’était pour traquer quelqu’un. Traquer est le bon mot, c’était une curiosité totalement malsaine, le souhait de savoir ce que celui qui m’avait le plus de mal dans mon enfance avait pu devenir, l’envie d’être dans l’ombre tout en sachant tout ce que je pouvais savoir.
En gros, je n’ai rien appris. Si ce n’est qu’il habite toujours là-bas. Qu’a priori il n’a pas une situation professionnelle trop à plaindre. Mais pour en savoir plus, il aurait fallu que je devienne son amie. Si. Voyez le paradoxe absolu, la seule personne que je serais capable de ne même pas saluer avant de lui envoyer le coup de poing dont je rêve depuis, ohlala, plus de 25 ans, il faudrait que je devienne son amie pour savoir ce qu’il est, ou du moins ce qu’il veut laisser paraître.
Et les autres, eh bien si je ne suis plus leur amie, ce n’est pas un hasard, ce n’est pas pour rien. Je n’ai jamais laissé un CV en ligne en espérant qu’on allait m’embaucher sur la beauté de ma toute petite expérience professionnelle. Je ne laisserai pas une jolie photo et ma vie pour qu’on se souvienne que j’existe.
Et pourtant. Pourtant il faut l’admettre, ce genre de sites proposent de fort jolies opportunités: grâce au oueb, mon père, qui est quand même l’exemple le plus flagrant de déracinement et de regret de son passé, a retrouvé toute son ancienne bande d’amis. lls se sont créés leur propre forum, ils se retrouvent chaque année pour un mega couscous chez l’un ou l’autre, venant de tous les pays d’Europe. C’est plutôt sympa, ça s’est fait alors que ces sites du “je te cherche mon ami regretté de toujours” ne faisaient que balbutier, et je n’ose, aujourd’hui, imaginer ce qu’ils auraient pu gagner en temps et en énergie s’ils avaient pu réactiver leur réseau par ce moyen.
Moi-même, j’ai utilisé internet pour bien, bien plus que cela. Ca m’a conduit à 8 années de ma vie, que je ne regrette pas, malgré tout ce qu’il s’est passé. Ca m’a amenée à des rencontres plus que merveilleuses, qui perdurent aujourd’hui et ne se briseront pas de si tôt.
Mais quand même. Quand je vois que chaque jour, je reçois au choix une invitation pour décorer un sapin virtuel, faire un câlin virtuel, devenir une grande fan de je ne sais quelle série ou quelle bd, des tests à n’en plus finir, j’ai un petit peu l’impression de replonger, à choix, dans les magazines d’adolescente ou la belle époque de l’i.r.c où les scripts de n’importe quelle couleur nous arrachaient les yeux jusqu’à pas d’heure dans la nuit.
A plus de 30 ans, j’avoue, je suis passée à autre chose.
Néanmoins, j’ai souri hier. Avec tendresse, forcément, on m’a prise par les sentiments. En une minute, quand j’ai reçu la demande, j’ai eu la sensation de baigner dans cette série, qui est l’une de mes petites faiblesses du moment. Alors oui, j’ai cliqué sur “accepter d’être en relation avec”, parce que quand même, quand mon homme me fait cette demande par réseau interposé, mon côté geekette alliée à fleur bleue ne peut rester insensible. Parce que je sais aussi que lui, un peu comme mon père, a utilisé ce réseau pour reprendre et garder un contact continu avec toute sa famille, fort nombreuse et fort éparpillée. C’est comme ça d’ailleurs que, via son profil très complet et renseigné, pour lui, je me retrouve avec ma photo chez des gens que je ne connais même pas.
Ca me fait rire, ça montre tout le paradoxe et la puissance de la chose.
Donc voilà, je le vis, mais par procuration, et ça ira très bien comme ça, merci….
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15.12.2008 par Flo.
Je ne suis pas une compétitrice. Je n’ai jamais aimé la course, je suis une mauvaise perdante qui se soigne, même si j’aime les défis, parfois un peu fous, ce n’est jamais “contre” quelqu’un; à la rigueur “avec”, ou alors de moi à moi, parce qu’il n’y a pas, selon moi, de plus grande compétition que celle que l’on fait avec soi-même.
Mais j’apprécie avoir un but, et si possible me dépasser, un minimum. Je n’aime pas rester sur mes acquis, et je m’ennuie vite. Et c’est un défaut, je le sais.
Aujourd’hui, en ce lundi de reprise particulièrement douloureux pour des raisons que j’ignore, si ce n’est toujours les mêmes, j’ai réalisé que c’était ce qui me manquait dans mon boulot du moment. Certes je n’ai jamais été aussi bien payée. Certes j’ai trouvé un bon poste, et il y a sans aucun doute des perspectives, quelles qu’elles soient.
Mais dans l’immédiat, je n’arrive pas à y trouver de l’intérêt.
L’équipe est sympa, je suis reconnue, appréciée (je crois), j’ai été adoptée en un temps record. Mais où est le challenge? Que vais-je apprendre que je ne sache déjà, comment puis-je rajouter de l’eau à mon moulin? Jusqu’ici, mon parcours professionnel, aussi décousu et anarchique qu’il ait pu être, m’a toujours apporté quelque chose de nouveau. C’est aussi grâce à ça que j’ai été embauchée à mon poste actuel.
Alors, maintenant?
Maîtriser le sujet qui est traité jour après jour? Quasi impossible, non pas que je ne veuille pas, mais c’est entrer dans un domaine dont je ne connais même pas l’alphabet de départ, et qui nécessite plus qu’un simple intérêt et quelques heures d’écoute attentive pour être un tant soit peu maîtrisé. J’ai beau tendre l’oreille, tenter de m’y familiariser, je sais que je ne serai jamais à la hauteur de mes collègues, et quelque part tant mieux, ça prouve leur spécificité à eux, leur valeur. Je les écoute parler, et j’ai l’impression que le Russe me serait plus familier.
Alors?
Alors je ne sais pas; ou plutôt j’ai bien idée, celle de me résoudre au fait que le challenge doit désormais être trouvé ailleurs. Mon boulot restera “relativement” intéressant, je serai à l’affût de toute nouveauté et progression possible, mais le véritable défi, celui qui me mettra une bonne fois pour toutes face à moi-même et à mes limites, se situera en-dehors des heures légales de travail, du moins du travail actuel.
C’est splendide d’avoir un but à long terme, et je ne vais surtout pas m’en plaindre. N’empêche, dans l’immédiat, ce n’est toujours pas ça qui me motive à me lever le lundi matin….(et les autres jours de la semaine malheureusement)
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12.12.2008 par Flo.
300 ème billet!
300 sources d’inspiration, et combien de répétitions?
300 notes heureuses ou malheureuses, toutes en reflet d’une journée, d’un instant, d’une période
300 billets, toujours aussi peu de régularité, et toujours autant de bonne volonté néanmoins
300 et encore de nombreux à venir, maintenant que j’ai tant de belles choses autour de moi à raconter
300, un billet que j’aurais voulu plus représentatif, mais peut-être l’est-il, puisqu’il n’y a pas de thème précis abordé
300 et plus de commentaires encore, tant de petites touches que je découvre avec bonheur
300, et combien d’autres encore….? Réussis, ou moins, peu importe…
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10.12.2008 par Flo.
Interpellée par un billet écrit par Leeloolène, je me dis qu’elle ne m’en voudra pas si je rebondis dessus, parce que je trouve la thématique intéressante.
Ou comment naît un billet de blog.
Ca fait plusieurs jours que cette idée me trotte dans la tête. Que j’essaye de rassembler des petits bouts de phrases, de tournures, d’idées. Plusieurs jours aussi que je repousse, avec l’impression que la tâche est trop ample pour moi.
Je ne travaille quasi jamais aucun billet. Je suis en écriture spontanée, il me faut une étincelle, un petit déclencheur, et ensuite, je laisse couler les mots. Le déclencheur peut être aussi bien une idée, un thème de départ (comme maintenant), qu’une phrase, un mot, un son.
Il faut que ça m’interpelle, que ça m’inspire, tout simplement, que ça me donne envie d’écrire. De me mettre devant mon clavier, de pondre un texte, qui va ou non me satisfaire, que je vais ou non publier.
Ma boîte à brouillons est quasi vide. Raison pour laquelle je blogge de façon assez décousue, avec plus ou moins de constance. Parce que généralement, lorsque je laisse reposer un texte, je sais qu’il est condamné. Le reprendre ne m’inspire plus, je n’ai plus la flamme, plus l’envie.
Le blog, chez moi, représente de l’instantané. De l’instantané d’une vie, ça c’est commun sans doute à tout le monde, mais de l’instantané d’écriture aussi. Ca doit être fluide et facile, sinon ça n’a pas d’intérêt. Je ne suis pas sur ces pages pour suer sur une tournure de phrase. Je peux très bien m’en vouloir d’avoir mal écrit, mais je ne reviendrai pas dessus, ou très peu. Je me relis à peine, pour corriger les fautes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire (et j’en fais beaucoup, ce qui prouve à quel point je suis dans une forme d’urgence d’écriture, moi qui suis d’ordinaire si attentive à tout cela), mais je ne reprends pas mon texte. Ou alors pour tout effacer, arrivée à la fin du premier paragraphe. Et recommencer si je trouve une nouvelle inspiration, ou laisser tomber.
Je n’écris pas pour être lue. J’aime infiniment les commentaires, petites touches de personnes qui se baladent par-çi par-là, et qui provoquent des échanges. 90% des personnes qui commentent ces billets sont des gens connus, “en vrai”. Avec la petite dizaine restante, et qui se manifeste (j’ignore s’il y en a d’autres, peut-être), j’ai eu d’autres échanges, en parallèle, un peu plus personnalisés. Et j’espère qu’un jour, ils déboucheront sur des rencontres.
Mais je ne veux pas écrire pour être lue, je n’aspire pas à ça. C’est un paradoxe sur internet, certes, mais j’aime aussi cet anonymat qu’offre la toile: c’est tellement vaste qu’on préfère ne pas penser à ceux qui passent sur nos pages, ça donnerait le tourni…
Je n’ai jamais écrit pour être lue. J’ai même toujours détesté ça. J’ai dû noircir des centaines et des centaines de pages, avec une seule et fidèle lectrice, qui n’attend d’ailleurs qu’une chose: que je recommence. Elle-même sera prochainement publiée, et c’est un immense bonheur pour moi. Moi, je me demande quel sens pourrait avoir mon envie de recommencer à écrire ailleurs qu’ici, et je laisse tourner ce projet dans ma tête, sans le réaliser.
C’est comme la musique, je réalise depuis le retour du piano dans mon salon, que je n’aime pas jouer pour être entendue. La musique est un moment de décrochage pour moi, comme l’est l’écriture de ce blog. C’est un moment d’intimité entre moi et moi, où je laisse vagabonder mes pensées, mes ressentis, mes idées, que j’exprime sur le clavier, à touches blanches et noires ou à lettres. En sort ce qui veut bien en sortir, sans penser à ceux qui le réceptionnent. S’il y a du monde dans l’appartement au moment où je joue, je le ferai quand même, bien qu’un peu plus crispée car consciente d’avoir des oreilles attentives. Si je commence à réfléchir à la façon dont seront lus/perçus/interprétés ces billets, je pourrais fermer les portes de ce blog aussi sec, car il ne serait plus alimenté. C’est d’ailleurs ce qui a failli arriver, mais finalement, le besoin a été le plus fort.
Alors oui, je vous admire, vous qui parvenez à travailler vos notes, à les reprendre, à en faire des chefs d’oeuvre, des moments délectables et somptueux où l’on se régale de lire une belle langue, où l’on éclate de rire tant la tournure de phrase est bien trouvée. J’aimerais avoir le même génie, mais je suis trop paresseuse pour ça. Et je crois que je me suis faite à l’idée que non, ce blog n’était pas là pour que je me pose trop de questions, et que ça aurait nui à ce que j’aime le plus en lui: la spontanéité….
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9.12.2008 par Flo.
Parce que je ne peux rien faire d’autre pour l’instant qu’écrire. Ecrire et hurler ma joie, et hurler de rire aussi, tant je me suis fourvoyée, tant à ce petit jeu de devinettes, pour la deuxième fois je me suis magistralement plantée.
Mais pour elle, oui, pour elle…
Bienvenue petite fée tant attendue, tant désirée, tant imaginée. Tant rêvée, à qui on a tant parlé, dont on a tant parlé.
Bienvenue à toi, dans ce monde que tu rendras meilleur par ta simple présence, parce que déjà, tu irradies le bonheur et la lumière et tu les répands autour de toi.
Que je suis heureuse d’être le témoin de ta venue, et de savoir que je pourrai te suivre, te voir grandir, te découvrir.
Comme j’espère être à la hauteur des attentes que tu pourras avoir, et comme je souhaite pouvoir t’offrir un tout petit peu du petit peu que je sais.
Tu es bénie des dieux parce que tes parents sont des gens merveilleux, et que tu ne pouvais pas mieux choisir.
Je souhaite que les fées continuent à se pencher sur ton berceau, et t’offrent les plus merveilleux présents tout au long de ton existence, que je suivrai pas à pas, n’en doute pas.
A très vite pour notre rencontre, mais je te porte déjà dans mon coeur et mes pensées, petite fille.
Douce première nuit sur terre, et que toutes les suivantes le soient tout autant, pour toi et tes parents…..
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8.12.2008 par Flo.
C’est étrange, comme les lieux habités par des enfants sont différents.
Il s’y dégage quelque chose, une atmosphère, un je ne sais quoi qui les rend perceptibles au premier abord, qu’on connaisse ou non les pièces.
Il y a d’abord la chaleur, probablement un peu plus élevée qu’ailleurs. Qui rappelle le nid douillet, le confort ouaté, l’envie de se rouler dans une couverture, de ressembler à un chat.
Et puis l’odeur aussi. De crème, de vanille, de ces moments de sortie du bain où l’on hume la peau et les cheveux tout propres, où l’on passe sur le corps une couche protectrice, pour prolonger encore le moment agréable, dans la vapeur de la salle de bain bouillante.
Et puis, où que ce soit, au détour d’un meuble, d’une pièce, un jouet abandonné, un chausson oublié, une peluche délaissée. On peut faire le ménage du sol au plafond, passer mille fois au même endroit, ils réapparaissent comme par enchantement, comme s’il fallait toujours qu’il y en ait un, pour se rappeler à notre bon souvenir, pour ne pas oublier qu’il y a là un petit lutin qui y vit, même par intermittence, même en location temporaire.
J’aime, ici, ces petites traces que je guette. Une tasse en plastique délaissée sur le bord de la baignoire me rappelle des rires dans le bain. Un foulard pour ses cheveux jeté négligemment sur le canapé, que j’essaye de visualiser parce que le jour où nous en aurons besoin, tel le memory, nous devrons nous souvenir de la dernière fois où il a été aperçu.
Et depuis ce week-end, je rajoute à la panoplie de la crème pour les boutons et du mercurochrome tout rouge, que l’on souffle pour transformer une petite demoiselle en coccinelle avec la varicelle….
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4.12.2008 par Flo.
Se réveiller dans ses bras, deux fois par semaine.
Sortir du sommeil ensemble, tous les deux, à notre rythme, guetter son regard, refermer les yeux, me rendormir sur son épaule, quelques secondes, quelques minutes.
Puis se sourire, enfin.
Savoir que la journée nous appartient rien qu’à nous, et qu’elle sera belle rien qu’à l’image de ce réveil.
Et puis en semaine, le réveil qui sonne.
Prolonger de quelques minutes, qui passent trop vite, juste serrée contre lui, juste pour attraper encore sa chaleur et son odeur.
Me convaincre que la journée passera vite et que déjà, il sera l’heure qu’il me rejoigne.
Savourer ces portions de nuit à ses côtés en attendant le retour du week-end et des nuits entières ensemble.
Et, comme ce matin, me délecter d’un lever de soleil d’un rose doré argenté, et me dire qu’il pourrait avoir été dessiné pour représenter la douceur que je ressens à chacun de ces instants….
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2.12.2008 par Flo.
J’ai fait une journée quasi continue de 10h, mon boss m’a vraiment cassé la tête, et en sortant, j’avais comme qui dirait les naseaux qui fumaient de colère et de fatigue. Je suis même épuisée rien qu’à y repenser.
Ce soir, j’ai réussi le tour de force de papoter au téléphone pendant 2 bonnes heures avec une amie très chère et trop peu entendue, encore moins vue; forcément, on avait près de 8 mois à se résumer, et même moi qui n’ai pas du tout un amour fou du combiné, portable ou non, là je cède volontiers à la tentation.
Mais comme j’avais une foule de choses à faire également, j’ai, en même temps, préparé une tarte aux pommes et éliminé la montagne de repassage qui m’attendait depuis trop longtemps. Et c’est bien parce que je ne pouvais pas faire de bruit que je ne me suis pas lancée dans un ménage digne de ce nom.
A peine raccroché, j’ai terminé la vaisselle, et ensuite transcrit une partition de Satie qui posait quelques problèmes en terme d’accords et de clé de fa.
Alors là, j’ai un peu l’impression d’avoir fait une triple journée. Tout ça n’a absolument aucun intérêt, mais ça soulage de l’écrire, et puis mine de rien, ce n’est pas une complainte, ça m’a fait si plaisir de lui parler, et je suis ravie d’avoir pu achever tout ce que j’avais planifié.
J’avais quand même des notes bien plus intéressantes à rédiger, mais ça, ce sera reporté à plus tard, je n’ai franchement pas le courage.
Dodo donc, histoire de reposer les neurones, et de recharger les batteries tant bien que mal….
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