C’est étrange, comme les lieux habités par des enfants sont différents.
Il s’y dégage quelque chose, une atmosphère, un je ne sais quoi qui les rend perceptibles au premier abord, qu’on connaisse ou non les pièces.
Il y a d’abord la chaleur, probablement un peu plus élevée qu’ailleurs. Qui rappelle le nid douillet, le confort ouaté, l’envie de se rouler dans une couverture, de ressembler à un chat.
Et puis l’odeur aussi. De crème, de vanille, de ces moments de sortie du bain où l’on hume la peau et les cheveux tout propres, où l’on passe sur le corps une couche protectrice, pour prolonger encore le moment agréable, dans la vapeur de la salle de bain bouillante.
Et puis, où que ce soit, au détour d’un meuble, d’une pièce, un jouet abandonné, un chausson oublié, une peluche délaissée. On peut faire le ménage du sol au plafond, passer mille fois au même endroit, ils réapparaissent comme par enchantement, comme s’il fallait toujours qu’il y en ait un, pour se rappeler à notre bon souvenir, pour ne pas oublier qu’il y a là un petit lutin qui y vit, même par intermittence, même en location temporaire.
J’aime, ici, ces petites traces que je guette. Une tasse en plastique délaissée sur le bord de la baignoire me rappelle des rires dans le bain. Un foulard pour ses cheveux jeté négligemment sur le canapé, que j’essaye de visualiser parce que le jour où nous en aurons besoin, tel le memory, nous devrons nous souvenir de la dernière fois où il a été aperçu.
Et depuis ce week-end, je rajoute à la panoplie de la crème pour les boutons et du mercurochrome tout rouge, que l’on souffle pour transformer une petite demoiselle en coccinelle avec la varicelle….
9.12.2008 à 9:53
Pauv’ pitchoune, la varicelle…
Oui, moi aussi, j’aime ces traces légères (j’ai bien dit LEGERES, Cro-Mi, pas la peine de rajouter du boxon, d’accord ?) que les enfants laissent dans leurs lieux de vie ou de passage.
Faites-lui bien sa peau, à cette satanée varicelle !
9.12.2008 à 20:49
Ah ben justement… ce matin en passant l’aspirateur… j’ai bouché le tuyaux en aspirant une balle en mousse. Grrrr !!! Et je ne compte pas les bouts de légos, les pièces de mécanos et les dès qui ont bien failli finir leur vie au fond du sac à aspi
9.12.2008 à 21:11
Anne: bah jusqu’ici elle le prend plutôt à la rigolade, donc c’est tant mieux, et pas trop de fièvre mais pas mal de boutons…j’ai de la “chance”, je suis ça de loin, je ne peux pas la garder donc j’ai des nouvelles par personnes interposées
Mais je pense qu’on arrivera à lui faire la peau oui…et moi aussi, j’insiste sur le “légère” concernant les traces, à un certain stade ça ne me ferait plus du tout le même effet
Leeloolène: non, le but de ce billet n’était pas de dire comment j’allais les faire passer dans l’aspirateur, moaurf
Et puis c’est une hérésie d’aspirer des pièces de lego, non mais!
Bon ménage dans ce cas