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6.1.2009 par Flo.
Le rythme a repris, très vite.
C’est la vraie rentrée.
Même si je n’ai pas été réellement en vacances, ces 3 dernières semaines de l’année 2008 ont eu un parfum particulier, par leurs nombreux congés d’abord, et puis par un quotidien rompu dans nos horaires habituels. Mon homme a travaillé en horaires décalés (pour lui, ce qui les recalait pour moi), me permettant de le voir, de profiter de lui en soirée, même juste une 2ème partie de soirée, mais n’empêche.
J’ai accueilli ces moments inespérés comme autant de cadeaux de Noël et de fin d’année, en les savourant comme on se délecte d’une boîte de pralinés grand cru.
Là, c’est à nouveau le chassé croisé: je me lève alors qu’il dort encore, il rentre alors que je dors déjà. Nous avons à peine plus de 5 minutes téléphoniques par jour pour échanger l’essentiel, je tente de sortir de ma torpeur de premier sommeil pour papoter un peu à son retour, mais à passé minuit, et dans mon état actuel, je peine un peu.
Et puis surviennent ces petites traces ténues, petites traces de l’autre que nous guettons ou inventons, au fur et à mesure des journées, des envies, des besoins. Pas de tableau à post it, pas d’habitudes qui deviendraient routinière, non, il peut se passer de longs moments sans rien de particulier, puis d’autres d’un coup, avec de petits échanges de-çi de-là, presque tombés du ciel, d’autant plus merveilleux qu’ils ne sont pas forcément attendus..
Comme son message msn (sisi, nous sommes geek jusqu’au bout), sachant que je consultais mon ordinateur avant de partir. Comme 3 lignes par mail en milieu de journée pour prendre des nouvelles (alors? Combien de paquets de mouchoirs? Combien de nouvelles victimes au boulot? Le chef t’a-t-il laissé(e) tranquille?)
Des listes de courses complétées à 4 mains, qui se baladent d’un bout à l’autre du salon, un petit mot déposé sur son clavier ou même un texto, qui arrivera quand le portable ne sera ni déchargé, ni éteint. Quelques infos “pour mémoire”: j’ai la carte bleue, n’oublie pas la lessive. Pas des plus romantiques, mais dites, écrites avec tendresse et sincérité.
Et ce matin, à ma portière de voiture, alors qu’il s’était garé la veille au soir juste à côté de moi, ce ticket de carte bleue griffoné pour m’encourager sur une nouvelle journée.
J’ai glissé le papier au fond de ma poche, précieusement. En me disant que j’avais une chance folle, que j’étais heureuse. Et que ce petit mot possédait la magie de m’aider à faire passer la semaine en vitesse, afin que les retrouvailles de vendredi n’en soient que plus délicieuses.
….
Et sinon, à l’heure où je vous écris, il neige. Ce qui rend la sensation de cette journée encore plus douce et plus ouatée.
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