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3.2.2009 par Flo.
C’est sûr, ça fait du bien à l’égo. Limite les chevilles qui gonflent, l’espace de, aller, moins d’une heure, je m’y suis vue moi.
Joli poste d’assistante de direction, mon mot à dire dans tous les dossiers, tendus ou pas (mais y a-t-il des dossiers pas trop tendus ces temps-ci?), un pied dans le recrutement, l’autre dans les appels d’offres, et à l’image de ce joli jeu poilant T.wister, la main sur le budget.
Bref, pour un entretien annuel d’évaluation, c’était réussi. On en est ressortis tous les deux avec le sourire, lui de m’avoir passé le cirage pour les décennies à venir, et de s’être acquis mon soutien le plus absolu et total, moi de l’avoir laissé jouer et penser gagnant, et en avoir profité avec gourmandise au passage.
Passé ce petit moment d’euphorie et d’auto-congratulation, le retour à la réalité est dur et douloureux. Toute l’équipe est braquée, rien ne bouge, au niveau régional pas plus qu’au siège, on a beau tout mettre sur le dos de la conjoncture, elle commence à l’avoir bon, ce dos….Et puis je ne me fais plus d’illusion très longtemps: son intérêt était de s’assurer de mon soutien et de ma compréhension, afin de pouvoir faire passer un minimum de messages de façon un peu plus diplomatique (l’être plus que lui n’est pas compliqué) et féminine.
Alors bon. Je me sens très légèrement schizophrène, c’est certain. Parce que la part “petit prince” qui sommeille en moi a envie de croire à ces opportunités, envie de se persuader que ça y est, le poste est le bon, que j’ai même possibilité d’avancer dans la prise de responsabilités, et dans l’intérêt qu’il présente.
Sauf que.
Ca fait 4 mois que je suis dans la réalité, que je vois plus de dysfonctionnements que d’avancées, et que même si les ambitions sont alléchantes (et peut-être sincères de sa part à lui), c’est un peu comme vouloir construire du ciment sur une base de sables mouvants.
Garder du recul, rester objective, ne pas perdre de vue que tout ça n’est pas une finalité, même si je suis supposée y rester un petit moment, et surtout, surtout, continuer d’appliquer ce que je sais faire: écouter, ne pas jeter toutes mes forces dans une bataille perdue d’avance, savoir reconnaître les petites améliorations et faire le dos rond quand ça fuse.
Et attendre de voir, surtout, attendre de voir…
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