J’ai appris l’autre jour, incidemment et au détour d’une conversation avec mes parents, que j’avais sans doute eu un admirateur de la première heure.
Un garçon qui s’est souvenu de mon prénom rien qu’en entendant mon nom de famille, et a été capable de me resituer très précisément.
A l’évocation de son nom à lui, prononcé par mes parents, je l’ai remis immédiatement mais pour d’autres raisons, un peu moins sympathiques mais ne le concernant pas directement.
Nous avons dû passer 2 ans dans la même école, pendant mes classes de CE1-CE2, correspondant pour lui au CM1 et CM2, si je ne me trompe pas. Je sais qui il est, parce qu’il était en cours avec l’un des frères de ma meilleure amie de l’époque. Et que son propre frère à lui était dans ma classe. Et faisait partie de ces sales garnements que l’on n’oublie pas de sitôt, même 30 ans plus tard.
Nous n’avons pas dû échanger plus de 10 phrases dans nos vies, et je n’ai même aucun souvenir de la première. Si on s’est croisés, c’est par invitations respectives dans les mêmes lieux, ou anniversaires communs, ou qu’en sais-je. Nous ne partagions rien d’autre qu’une même ville, une même école très peu de temps, et des connaissances communes. Je me souviens juste que plus le temps passait, et plus les relations se dégradaient avec son frère. Je ne me suis jamais posée une seule fois la question de savoir ce qu’il était devenu, ni où il pouvait être par la suite.
Ca m’amuse, et me touche probablement plus que ce que je ne pouvais l’imaginer, puisque j’en viens à écrire un billet à ce sujet, et que ça me fait encore sourire. Parce que je ne sais plus quel genre de petite fille j’étais à cet âge-là, mais j’étais sans aucun doute une gamine totalement insignifiante, très sage, pas du tout capable de se distinguer de quelque manière que ce soit. Dans le rang, sage fille et sage grande soeur, déjà concentrée à l’école, sans être brillante.
De même, j’ignore ce qu’il était, lui. Un “grand” dans la cours de récré, de ceux qu’on regarde de loin avec une pointe d’inquiétude, et d’admiration sans doute, mais qui nous paraissait dans un autre univers, un autre monde, intouchable si même je l’avais une seconde imaginé.
Je ne pense pas que nous nous soyions recroisés par la suite dans nos cursus respectifs, ou alors sans que je le sache. J’ai perdu contact avec mon amie d’enfance, et ses frères par conséquent. Je suis partie très loin, j’ai laissé derrière moi les relations de mon enfance, celles qui n’ont pas tenu la distance, et c’est le cas pour la grande majorité.
Depuis cette conversation, je continue de me demander pour quelle raison, et par quel miracle ce garçon a pu me remettre si facilement, si aisément, en partant de si peu d’informations, qui plus est données dans des circonstances totalement improbables. Je suppose que dans les mêmes circonstances, je serais capable de remettre également des personnes de cette époque, mais pas pour les mêmes raisons sans doute, je n’ai personnellement jamais eu d’admiration secrète pour un garçon, ou même une fille.
Mon ego surdimensionné m’a immédiatement fait penser à ces petites amourettes d’enfant qui nous marquent bien plus qu’on ne veut se l’avouer, j’ai tendance à me dire que je me fourvoie complètement, mais n’empêche…J’ai beau chercher, je ne vois pas d’alternative.
Et puis après tout, mon ego surdimensionné se complaît parfaitement à la satisfaction d’avoir eu un admirateur caché pendant 2 petites années de ma grande jeunesse….
30.4.2009 à 9:03
J’ai découvert il n’y a pas si longtemps qu’un des garçons que j’admirais était un admirateur secret (ah si on s’était parlé de ça !!! Ahaha).
C’est vrai que ça fait un petit truc particulier, quand on l’apprend.
Savoure, ma belle !
6.5.2009 à 12:26
Ah oui mais toi tu l’admirais déjà, moi je me souviens à peine de lui (cela dit, si mes souvenirs sont bons, il était plutôt beau garçon comparé à son frère)

Oui, ça fait un petit truc particulier, et bien sourire, peut-être que j’en saurai plus prochainement
Bises!