Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 14.5.2009.

mai 2009
L Ma Me J V S D
« avr   juin »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Archive pour 14.5.2009

Magistral plantage

Je ne me suis jamais aussi magistralement plantée sur quelqu’un.
Pourtant, globalement, j’ai tendance à avoir confiance en mes premières impressions. A vérifier, assez inéluctablement, qu’elle sont toujours justes, même si un délai se passe, même si dans un premier temps je ne veux pas les écouter.
Je ne suis sans doute pas une exception, la première image, la première idée qu’on a de quelqu’un est bien souvent la bonne, comme si d’un coup, en faisant connaissance, on percevait tout, l’intérieur comme l’extérieur, sans les masques, sans les a-priori, sans les préjugés.
Ensuite, on fait des efforts, on fait tapisserie ou non, on essaye de s’adapter, c’est un jeu de reflets constants, miroirs que l’on se renvoie…

C’était milieu 2007. En pleine recherche d’emploi, en pleine mue, professionnelle et personnelle, j’ai eu cet entretien. Il faisait chaud, je me rappelle. J’avais galéré pour atteindre le bureau, cherché mon chemin, demandé à des dizaines de personnes.
Jamais un entretien ne s’était si bien passé. J’avais eu l’impression de pouvoir dire ce que je voulais, ça lui plaisait. Il y avait quelque chose qui était passé, quelque chose qui m’avait fait dire, en sortant “Si ça ne marche pas cette fois, ça marchera forcément dans le futur, ce n’est pas possible que je ne travaille pas avec ce type”.
Ca n’a pas marché tout de suite, et pourtant je ne me suis pas privée de relancer.
A tel point que c’est lui qui s’est souvenu de moi 1 an plus tard. Quand il m’a rappelée, certes je cherchais déjà une porte de sortie, beaucoup de choses ne me convenaient pas, mais n’empêche. J’ai dit oui amen quasi tout de suite. Certes parce qu’on m’offrait de meilleures conditions de travail, un meilleur salaire, mais aussi parce que c’était lui, parce que j’avais encore en mémoire ce premier rendez-vous, cet entretien et ce que j’avais ressenti.

Quand je suis arrivée, ça a été la douche froide. J’ai senti une équipe remontée, à cran, unie pour faire front. J’ai voulu garder mes distances, rester objective, observer par moi-même, je me suis donné le temps, je l’ai tout de suite annoncé.
Ce n’est certes pas facile de rester objective quand, au quotidien, on est entourée d’une dizaine de gars qui ont tous le même son de cloches “incapable! Manipulateur! Sournois! Idiot! Menteur! Négligent”
Je m’estime pourtant désormais suffisamment forte de caractère pour savoir dire si ça ne me convient pas.
Aujourd’hui, après 8 mois, je suis forcée d’admettre que la majorité a raison.

Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé? Jamais je ne me suis laissée berner à ce point! Si, dans ma vie privée, mais il y avait d’autres facteurs, il a fallu plus de temps, l’alchimie a été différente. Là, c’est clairement une première impression qui était totalement erronée.
De tout ce qui se passe aujourd’hui dans ma vie professionnelle, c’est sans doute ce qui me perturbe le plus. Ca ne sert probablement à rien de trouver à tout prix une réponse, ça peut arriver. Quand celui d’en face est fort, quand c’est son boulot de faire sensation, de séduire, d’attirer. Mais c’est souvent le genre d’attitude qui me fait fuire.
Oui, j’avais besoin de trouver un travail, de croire en quelque chose. Oui, j’avais besoin, après ce que je venais de passer, de croire en quelqu’un, de me reposer sur lui, de penser que je séduisais (peut-être) et que ça allait être une belle collaboration.

Mais quand même….A ce point???

|