C’est vraiment dur le lundi…

J’ai beau essayer, je n’arrive pas à passer cette transition. Ce sas qu’est le lundi (matin essentiellement, mais toute la journée, ça persiste, jusqu’à ce que je rentre le soir et que je constate que réellement je suis seule).
ll y a ce moi du week-end, ces moments à 2, partagés, savourés, goûtés jusqu’au bout, jusqu’à pas d’heure (merci mes cernes), jusqu’à la moindre sensation. La conscience aiguë des secondes qui s’égrennent, du bonheur qui coule, qui ne peut être retenu, mais qui est aussi délicieux. Même les week-ends aussi simples, comme celui que nous avons passé. Même lorsqu’on est en sueur d’avoir improvisé un déménagement un dimanche en fin d’après-midi, et si on bougeait ce meuble, mais dans ce cas celui-ci aussi, et puis on va en profiter pour ranger ça, et tant qu’on y est, aller, on se met à la chambre.
Ces moments qui me prouvent ce que j’ai mis tant de temps à croire, à imaginer, que l’on peut être complémentaires et sereins, que tout peut être facile et normal, que le quotidien ne lasse pas et qu’il peut être aussi merveilleux.

Et lorsque la semaine recommence, le lundi matin, que j’arrive au travail, perclue de courbatures et de fatigue, déjà ces images me semblent loin, comme un rêve rempli de douceur dont on ne veut pas se réveiller, mais qui s’échappe au fur et à mesure que les secondes, les minutes et les heures avancent. C’est comme un retour à la réalité, et je n’aime pas dire ça, mes week-ends sont aussi réels que mes semaines, je n’ai juste pas le même rythme, les mêmes réflexes.
La semaine, je suis face à moi-même, en parfaite autonomie, à quelques détails près. C’est une chance, j’ai beau le savoir, je n’arrive pas à le savourer à sa juste valeur. Il y a toujours ce creux, ce vide que je ressens, cette impatience d’attendre la fin de semaine.
Alors oui, le manque de motivation au boulot joue aussi, je me lève à reculons rien que pour ça.
Non, je ne sais pas prendre le temps pour moi, je me mets sans doute trop de pression en semaine, pour être sûre d’avoir tout évacué le vendredi soir.

Mais bon, n’empêche…Quand on m’agresse à 8h15 un lundi matin sur le recouvrement (« ça va très très mal vous comprenez – on ne peut pas continuer comme ça, j’y ai pensé tout le week-end, là je suis d’attaque – c’est la catastrophe – il n’y a plus d’argent et il faut en rentrer absolument – mais pourquoi ce client n’a-t-il pas payé? C’est inadmissible, et celui-ci et celui-là? – Aller, on reprend les classeurs, vous me faites un topo comme ça, et on répartit le boulot »….), ça donne envie de repartir en courant, non?

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2 réponses à C’est vraiment dur le lundi…

  1. Anne dit :

    Si. Remarque, après ça, on pourra tout affronter (c’est sur sur quoi j’exerce ma méthode Coué depuis ce matin, en tout cas).

    Bisous. Courage

  2. Flo dit :

    Oui, j’essaye la méthode Coué, mais y’a des jours plus durs que d’autres pour la faire passer 😉 Mais tu as cent fois raison. Merci pour le courage, à toi aussi, on va finir par réussir à s’en envoyer 🙂
    Bisous aussi 🙂

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