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10.6.2009 par Flo.
La moutarde m’est montée au nez ce matin, quand à la radio j’ai reçu confirmation de ce que je pensais déjà (ou espérais, du moins).
J’ignore si je dois en être soulagée (sans aucun doute), ou désespérée, aussi, de la prise de position officielle.
J’ai été d’autant plus agacée lorsque j’ai dû croiser diverses recherches pour enfin trouver mention de ce sondage sur les actualités du web. Je sais, l’actualité est brûlante, il y a bien d’autres choses bien plus importantes dans le monde, en France, mais n’empêche, le jour où on sera allongé sur un brancard (ce que je ne souhaite à personne), on sera bien content, quand même, que des volontaires nous proposent leur sang ou leurs plaquettes, non?
J’avais déjà évoqué ce problème dans un précédent billet. J’avais déjà dit à quel point il me révoltait. J’avais exposé mon hésitation entre continuer à donner, pour ne pas faire payer des innocents, et réagir.
Aujourd’hui, je suis en mode rebelle. Diverses choses (la façon dont j’avais été accueillie la dernière fois, le fait que ce soit précisément le directeur de l’établissement de ma ville qui s’exprime pour défendre un arrêté plus qu’inadmissible) m’ont fait trancher.
Alors voilà le mail qui vient de partir de ma boîte à ce Monsieur qui considère qu’il n’est pas “sûr” de laisser des homosexuels faire un don du sang.
“Monsieur,
Je vous informe par la présente mon intention de ne plus donner de sang ni de plaquettes, comme j’en avais l’habitude, et ceci tant que l’arrêté de Janvier 09 ne sera pas purement et simplement levé.
Je ne cautionnerai pas plus longuement un établissement refusant les dons d’une partie de la population jugée sur ses préférences sexuelles.
Je cautionne encore moins votre intervention dans cet article (http://www.midilibre.com/articles/2009/06/10/20090610-Grand-sud-76-des-Francais-soutiennent-le-combat-d-39-Alex.php5#) indiquant que cet arrêté est justifiable “pour des raisons de sécurité”.
Comme 76% de la population française, je suis très choquée de cette décision.
A l’heure où les hôpitaux manquent cruellement de sang, de plasma et de plaquettes, je trouve profondément regrettable qu’une décision politique puisse priver des malades de dons qui leur seraient hautement profitables (et salvateurs?) sous des prétextes qui posent de réelles questions quant à leur justification.
J’attendrai donc de trouver un peu moins de jugements partiaux et infondés pour me remanifester à vos services, dans l’espoir que cela puisse arriver un jour.”
Ce n’est pas grand chose. Mais ne pas agir était contraire à mes principes. Pire même, retourner là-bas (parce que ça oui, pour relancer et demander, ils se souviennent de nos numéros de téléphone) et faire “comme si j’ignorais” n’était pas envisageable.
Alors voilà, ça aura une réponse, ou pas, peu m’importe, je suis en paix avec ma conscience.
Et pour ceux qui, comme moi, ont du mal à croire que cela puisse être écrit noir sur blanc, je le confirme, c’est ici. En page 7, au milieu du tableau.
Dire que j’étouffe de colère est un euphémisme…
Posté dans Oui je crie fort | 9 commentaires »
8.6.2009 par Flo.
-Après un orage affolant vendredi soir, il a fait meilleur que prévu, ce qui est toujours bon à prendre.
-Au point qu’on a pu profiter de manger dehors samedi soir, malgré la fraîcheur
-Week-end surchargé en activités de tous genres, essentiellement pour miss Blondinette. Nous, on a tenté de jongler entre les moments de stress, de repos, de sommeil entrecoupé, de contrariété(s) et de sourireS
-On finit donc le dimanche soir quasi sur les rotules, en se demandant où sont passés ces 2 jours de fin de semaine
-J’ai fait des découvertes artistiques sur “comment arranger des photos de façon sympathique”, histoire de les partager avec la famille
-Et pour le coup, j’ai presque envie de tester ça ici aussi, mais il faut juste que je trouve le sujet, et que j’invoque le dieu des photos sur blog pour que ça se passe comme je le souhaite - résultats à venir, donc, prochainement selon l’inspiration
-Jardinage dimanche matin, pieds nus sur le balcon: j’ai mis de la terre partout, c’était le chantier absolu, mais qu’est-ce que je suis contente du résultat! Maintenant il faut que mon ficus s’adapte, que mon avocat grandisse, que la petite tomate verte dont nous sommes si fiers mûrisse (avec des petites soeurs si possible), que le laurier qu’on m’a offert fleurisse…Pour ceux qui me connaissent, c’est un exploit au-delà de l’imaginable, tant j’étais, il y a peu encore, incapable de tenir un cactus en vie!
-Il semble bien, donc, que je prenne un peu goût à tout ce jardinage, que les belles mains vertes de mes parents aient retrouvé le chemin de l’hérédité (enfin, pour ce qui concerne l’intérêt, la réussite reste encore à voir), je me prends à rêver de plantes d’intérieur, dans chaque pièce, de beaux bacs qui fleuriraient à n’importe quel moment de l’année, d’herbes odorantes…Mais où vais-je trouver le budget pour tout ça??
-En me relisant, et en constatant mes subits intérêts (jardinage et composition photos), je suis en train de me dire que je vire artiste….Ca, c’est le scoop de l’année, pour moi l’intellectuelle!
-Visite chez une amie dimanche, qui a su transformer son intérieur en paradis des plantes. Elle a toujours adoré ça, pour des raisons que la vie impose, elle a quitté un jardin digne d’un roi et créé par ses soins, pour un appartement qu’elle est en train de faire à son image: c’est le royaume des pots en fer, des plantes grasses, des rosiers et de toutes les petites graines qui passent! De quoi faire envie! J’ai posé des questions, admiré, c’est elle qui m’a offert le laurier, je vais le choyer d’autant plus, qu’il ne perde pas au change, ce petit égaré….
-Je change. Je réalise à quel point j’évolue. Il y a peu encore, je ne rêvais pas de jardin, qui me paraissait tant de contraintes. Il n’y a pas si longtemps, si j’avais dû décrire ma maison idéale, elle aurait été neuve, moderne, illuminée. Aujourd’hui, au détour de nos balades, de nos découvertes, je me découvre moi-même, surprise de me projeter dans ces fermes vieilles et remplies d’histoires, amoureuse des briques rouges et du bois, toujours à la recherche de la lumière, mais aussi de ces coins intimistes. J’ai envie d’arbres, d’un petit potager, juste pour essayer. Ca vaudra un billet en soi, mais oui vraiment, j’en suis encore la première interrogative, par quel miracle cette mue s’est-elle faite?
-En parlant de découvertes, miss Blondinette évolue à une vitesse ahurissante. C’est de son âge, je le sais bien. N’empêche, elle me laisse de plus en plus désemparée, désarmée. Ca fait remonter beaucoup de choses que je suis totalement incapable de gérer, et de comprendre. Je ne sais pas très bien comment réagir face à cette petite fille enfant et se voulant si mûre à la fois. Pour elle aussi, beaucoup de choses changent, sa vie va être profondément bouleversée, et cela en plus du quotidien déjà si chargé, je me doute que ça fait beaucoup. En théorie et sur le papier, c’est beau, c’est même facile (ou presque). En pratique, c’est très vite l’embrasement, l’impatience pour moi, que je peine à contenir. Parce que quand je suis ainsi, devant tant d’interrogations, que je me sens si démunie, je remont(r)e ma carapace, je me protège et j’anticipe. Tout le contraire de ce qu’il est sans doute bon de faire avec un enfant. Alors je culpabilise. Je m’interroge, et ça continue. Il va bien falloir qu’au milieu de tous ces changements, je commence, en adulte que je suis, à assumer les miens, afin de pouvoir accompagner les siens, mais bon dieu que ça me paraît difficile…
Je me fais l’effet d’un funambule qui a les meilleurs outils possibles, mais qui cherche encore son équilibre.
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, états d'âme | 2 commentaires »
4.6.2009 par Flo.
Je suis une énième fois malade depuis le début de l’année. La crève, la toux, et sous la canicule c’est d’autant plus plaisant et agréable.
Alors forcément, mes réflexions ne volent pas très haut. Encore moins au boulot, en fin d’après-midi, quand la fatigue et la lassitude s’accompagnent de l’absence bénie du grand yaka.
C’est ainsi que, par je ne sais quels détours que j’ai déjà oubliés, nous en sommes arrivés à parler de palindrome. Et que d’un coup, vibrante, mes origines sont remontées aussi sec en nommant le plus connu des palindromes en Suisse: “Sugus”.
Un Sugus, c’est ça.
Aussi sûrement que le chocolat, tout enfant de mon pays natal connaît ce merveilleux petit bonbon carré, emballé dans un papier, et dont la couleur change selon l’arôme: citron, framboise, orange. Chacun avait son préféré, et quand un paquet s’ouvrait, c’était la guerre pour en avoir le plus grand nombre possible de nos préférés. Ils avaient leur place à tous les goûters d’anniversaire, tous les pic nics déstructurés, tous les bocaux de sucreries dignes de ce nom.
Vous avez la même chose ici en France. Après recherches, ça s’appelle K.rema. vous admettrez quand même que ça a nettement moins de charme. Et que ça ne peut ni se lire à l’envers, ni se prononcer avec un cheveu sur la langue pour rendre les choses encore plus amusantes et délicieuses.
Les Sugus font partie des madeleines de Proust de mon enfance. Avec les petits pains au lait, les branches C@illez, les taillés auxs greubons et les délices au beurre.
Dès que je serai à nouveau malade, et que j’aurai les neurones encore plus en bouillie, suffisamment pour perdre toute notion d’intérêt de billet pour un lectorat pas forcément très fourni (et que je ne conserverai plus, c’est sûr), je vous parlerai peut-être de toutes ces bonnes choses.
En attendant, cet été à mon retour de vacances, je ferai découvrir à mes collègues les véritables Sugus Suisses (à prononcer rapidement et plusieurs fois à la suite!)
Posté dans ma petite entreprise, Petits plaisirs & petits bonheurs, Il était une fois... | 2 commentaires »
2.6.2009 par Flo.
-Partir sur un quasi coup de tête, juste le temps de réfléchir, de se dire “on le fait”, de réserver un hôtel comme ça.
-Mettre un maillot de bain dans le sac, 1 ou 2 affaires, suffisamment pour m’arracher les épaules mais tant pis, ça en valait tellement le coup!
-Avaler en 2 petits jours 700 km, l’aller-retour, et puis les trajets sur place.
-Découvrir une région tant de fois vue sur la carte, tant de fois rêvée, et ça y est, sous un soleil éblouissant, un vent fort mais tant pis, s’y retrouver!
-Grimper la dune avec les casques, les cuirs, prendre les chemins de traverse, officiellement pour faire les malins et dire “on l’a fait”, officieusement parce qu’on n’a pas trouvé les escaliers!
-Du haut, se sentir les maîtres du monde, se dire “oui on descend, tant pis si on doit remonter”, se brûler les pieds dans le sable!
-Revoir l’Atlantique, enfin, ne pas oser compter depuis combien de temps je ne l’avais pas vue, ni le nombre de fois où je l’ai vue, ça fait trop peur….
-Y mettre les pieds, se frigorifier, mais tant pis, se transformer en gamins
-Avoir l’impression que c’est les vacances, ces vacances tant espérées, pas encore là, tout de suite, juste lui et moi, en tête à tête, vouloir figer le temps, savourer chaque seconde qui s’écoule en se disant que même ainsi, on ne les savoure pas assez, pas assez bien
-Déguster des huîtres, fuir les touristes, couper du poisson, attendre un feu d’artifice qui n’arrivera jamais (mais non, je ne l’ai pas rêvée cette pancarte), ne pas envier ceux qui séjournent au bord de la mer, se dire que pour rien au monde je n’y revivrais, adorer se faufiler à moto au milieu du trafic, plaindre les pauvres automobilistes bloqués dans 10km de bouchon pour repartir chez eux
-Se sentir frustrés de découvrir une belle région, de ne faire que l’effleurer du regard, devoir repartir en se promettant qu’il faudra revenir, et voir ailleurs encore, tant et tant de choses à faire…
-Rentrer 30 heures plus tard en ayant l’impression d’être partis 10 jours
Etre heureux!
Posté dans Manie des listes, Petits plaisirs & petits bonheurs, renaissance | 5 commentaires »