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28.7.2009 par Flo.
Dans mon pays à moi, d’enfance (parce que bon, je ne sais plus trop comment appeler toutes mes origines, moi), j’ai enfin découvert réellement ma capitale.
Ok, j’y étais déjà passée, une ou deux fois, dans ma jeunesse lointaine. Et n’en avais gardé qu’un souvenir vaguement brumeux: une fosse aux ours pitoyable, mais emblématique, des pauvres bêtes malheureuses là au milieu (et d’ailleurs, l’image que j’en avais ne colle pas du tout à la réalité, maintenant que j’ai revu où c’était, mais par contre je pense qu’ils n’étaient vraiment pas à la fête); je rassure tous les militants pour les bêtes à poils et plumes, dont je fais partie, depuis peu, on leur construit un endroit digne d’eux et répondant à des normes sanitaires à la limite du choquant, si on compare, mais bref, ce n’est pas le débat.
Il me semble qu’il pleuvait, quand j’y étais allée. Et on m’a rappelé à mon bon souvenir que j’y avais été malade, aussi.
Bref, pas de quoi se transcender donc pour cette ville, où je n’avais aucun intérêt à retourner, et de toute façon bien d’autres chats à fouetter.
Super Frérot, qui a décidé de ne pas marcher sur les pas de sa grande soeur (et il a bien raison), réalise ce que je n’ai jamais fait: il fait tomber le röstigraben *, du moins il l’entame sérieusement, et choisit de finir ses études là-bas, donc, dans la capitale. C’est bien la capitale du pays, ce qui ferait marrer absolument n’importe qui, vu la taille du bourg: je n’irais pas donner de chiffres, mais en gros c’est une toute petite ville, à taille plus qu’humaine, et qui fait bien plus penser à un petit coin de province paumé plutôt qu’un grand centre décisionnaire politique (et financier bien sûr, vu le pays en question).
C’était évidemment à ne pas louper, et durant la semaine, nous avons donc décidé de nous aussi couper la frontière (linguistique), et d’aller honorer le fabuleux programme qui nous attendait.
En père et belle-mère indignes que nous sommes, nous avons confié Miss Blondinette aux bons soins de ma Môman, qui l’a emmenée découvrir les animaux les plus improbables du grand zoo près de chez nous, et nous nous sommes offerts une petite partie d’après-midi et soirée entre adultes.
J’ai adoré.
D’abord parce que j’ai vu par les yeux de mon frère ce qu’était cette ville, aux abords sympathiques, conviviale, charmante. Parce que je l’ai trouvée belle, si, vraiment. Parce que je m’y suis sentie à l’aise, tout de suite, et ça compte énormément, on le sait tous.
On a eu droit au tour des touristes, mais qu’importe. La glace devant le Palais Fédéral. La balade le long des boutiques, les terrasses remplies de tous ceux qui profitaient de la chaleur, du soleil resplendissant. Les points de vue sur les Alpes, aux sommets enneigés.
Et puis surtout, la balade dans la rivière. Oui, DANS la rivière.
Parce que là-bas, c’est un moyen de transport. Il m’a fallu du temps pour comprendre, et pour m’en remettre. L’eau est glacée, mais propre et pure. Les berges sont aménagées sur des dizaines de kilomètres. Le courant est un vrai toboggan, et on peut parcourir plusieurs kilomètres comme ça, en descendant (inutile de penser nager à contre courant), et sortir aux différentes sorties prévues à cet effet. C’est inexplicable, c’est à vivre! Ces filles qui se mettent à l’eau et font 3 brasses, et des centaines de mètres en quelques minutes, tout en papotant, comme nous, nous faisons nos longueurs! Les fous qui se jettent depuis le pont, et ressortent un kilomètre plus loin! Observer les différentes techniques pour tant bien que mal accrocher une barre, se hisser sur les marches de l’escalier, sortir! Le mouvement perpétuel sur les berges, où tous les nageurs remontent vers leur point de départ, sous l’ombre des arbres!
Et le pompom suprême, ces petits sacs ultra étanches avec lesquels se promènent tous les baigneurs: on y met affaires personnelles, argent, papiers, lunettes, chaussures et t-shirt, afin de pouvoir sortir de l’eau plus bas, et continuer sa route.
Un moyen de transport, je vous dis!
Super Frérot a initié mon homme, qui avait eu l’excellente idée de garder son maillot de bain sur lui. Je n’ai pas eu cette inspiration, j’ai été bonne pour faire le pied de grue en les attendant, et prendre quelques photos! Et me marrer, en observant, et en tentant de bien montrer que je ne me fichais pas d’eux, bien au contraire! J’étais ultra impressionnée….
Alors c’est sûr, cette photo là, j’étais bien obligée de vous l’offrir, c’est quand même une pépite.
Rhoooo, Frangin, il faut que je revienne absolument pour tester, même si l’eau est encore à 17!
* Pour le fun, je vous propose par contre une autre définition, un peu plus amusante, ici!
Posté dans Petits plaisirs & petits bonheurs | 4 commentaires »