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Demain, Miss Blondinette retourne chez sa maman pour un bon mois. Les hasards du calendrier font que nous ne la verrons pas pendant 5 week-ends.
Ces vacances ont été quelque peu mouvementées, pour elle comme pour moi (et donc aussi forcément, pour son père). Elle est à un âge que je peine à appréhender, nous étions toutes les 2 sur la défensive pour je ne sais quelle raison, et je n’ai pas assez su me comporter en adulte, et être celle qui parvenait à temporiser.
Alors ce soir, quand d’un coup elle m’est tombée dans les bras, m’a réclamé des câlins, j’ai été prise au dépourvu; d’abord parce que je n’ai pas spontanément tendance à chercher câlins et gestes de tendresse, et parce que je ne m’y attendais pas vraiment, la sachant si impatiente de retrouver sa mère, si focalisée sur la suite de ses vacances, ce qui me paraissait d’ailleurs très normal.
Nous avons eu ce soir plus de complicité que je n’en ai jamais trouvé avec elle, du moins pendant tout ce mois. Peut-être parce que nous étions enfin toutes les 2 détendues, confiantes sur la suite.
Ca m’a fait un bien fou. Parce que j’avais besoin de me dire que pour la rentrée, les choses s’arrangeraient (et je comptais en tous les cas mettre à profit ce mois d’Août pour les prendre un peu plus à bras le corps). Parce que je me suis dit aussi que malgré nos dissensions, le fond, ce que nous avons déjà essayé de construire en un an et demi, n’est pas altéré. Et que le plus beau reste encore, sans doute à venir, lorsque nous nous serons apprivoisées respectivement.
Ce soir et grâce à elle, j’ai contacté le bonheur tout simple et enfantin du lâcher prise et des rires innocents.
Ce soir, je suis redevenue, un petit moment, une petite fille de 5 ans et demi.
Bon mois d’Août, miss Blondinette. Je sais que nous nous retrouverons avec les sourires, et je me réjouis déjà de te voir encore plus grande que je ne t’ai quittée….
31.7.2009 à 6:39
Hey, tu sais… on ne peut pas TOUJOURS temporiser, non plus hein.
Bon. Ravie pour toi, ça n’a pas de prix, ces câlins gratuits.
Et puis relax, vis-à-vis de ça, si tu te poses trop de questions sur comment être, faire, etc, forcément, tu vas être tendue, et ça se ressent bien plus que les maladresses qu’on peut tous avoir avec les enfants.
Bises
4.8.2009 à 14:24
Oui Anne, je suis consciente de trop me poser de questions, ne pas assez lâcher prise, et surtout me laisser le droit à l’erreur. N’empêche, ce doit être profondément inscrit puisque ça revient assez souvent au grand galop


Je travaille dessus de mon côté
Bises et bonnes vacances