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Archive pour 4.8.2009

Ces petits objets qui nous compliquent le quotidien - 1

En version saga de l’été, je lance ici le début d’une liste interactive!
Je vous mets donc à contribution, vous, lecteur(s?) estival(aux?) égaré(s?) et esseulé(s?), pour la compléter à votre bon vouloir, parce que je suis certaine que c’est un thème qui inspirera beaucoup de monde (pour autant que le beaucoup de monde traîne par ici). Et qui a déjà dû être exploité, je n’ai sûrement pas de copyright à ce sujet, et je n’ai pas dû remonter assez loin dans les archives, ou alors avoir oublié.

Je veux donc parler de ces petits objets qui, sous le fallacieux prétexte d’être utiles, nous pourrissent plus la vie qu’ils ne nous rendent service. Ces petites choses qui claquent ou nous sautent dans les mains, nos tentatives désespérées pour trouver une solution (acheter plus cher, traiter avec douceur, feinter). Mais ils semblent animés de leur volonté propre, et rien n’y fait. Et la scène finale reste éternellement la même: vous, au milieu du champs de bataille, râlant, pestant, mais vaincu par KO.

Je mûris ce billet depuis plusieurs jours, et j’ai déjà quelques jolis exemples. A tel point que je vais me la jouer grande star, et le faire en plusieurs parties. Si le coeur vous en dit, et si l’inspiration vous saute dessus, n’hésitez pas à en rajouter, dans vos propres pages ou dans les commentaires. Parce que je suis sûre que la solidarité jouera, et que d’un coup, on se sentira bien moins seuls dans notre détresse commune…

1/ Le papier film
On le connaît tous, qui n’en a pas dans sa cuisine? Si, comme moi, vous cultivez une formidable méfiance et de cruels doutes sur le papier aluminium, c’est également un élément clé pour l’emballage de toute denrée potentiellement transportable ou même stockable.
Il y a ceux qui sont très bien organisés et outillés: papier soigneusement rangé sur un distributeur, le tout collé au mur, mais la technique du découpage reste toujours la même: ces superbes dents acérées, qui généralement ne loupent pas le pouce ou n’importe lequel des doigts présentés à leur mâchoire, mais qui, par je ne sais quelle reconnaissance tacite et profondément injuste, refusent de couper la seule chose pour laquelle elles ont été conçues, à savoir ledit papier film. Ce qui donne en règle général, après de multiples tentatives de plus en plus fébriles: des boulettes éparpillées par terre (dont votre chat se régalera, au moins un qui y trouve son compte), des doigts en sang, un tensiomètre sur le point d’exploser, un carton (si vous n’avez donc pas le fameux distributeur décrit supra) à moitié déchiré, des dents brillantes mais qui ne tiennent plus audit carton, et surtout un rouleau de papier film pourri, parce qu’il aura été déroulé petits bouts par petits bouts, souvent dans le sens de la longueur donc mal découpé, et qu’il n’y a plus de largeur correcte, et surtout plus la taille qu’il faut pour la maigre part de tarte que vous essayez désespérément de protéger (à ce stade, on a depuis fort longtemps abandonné l’intiale “protection du saladier”, qui a un diamètre bien trop large, et qui s’est retrouvé certes saucissonné, mais avec des trous précisément au-dessus du contenant que vous tentiez de recouvrir).
–>Remède?
J’ai vu, une fois, un distributeur ultra perfectionné avec une lame qui passait et repassait, en version guillotine. Ca devait coûter un bras, au moins le prix des nombreux paquets de sparadras que j’ai dû utiliser jusqu’ici, pas question de me rabaisser à ça.
Des petits malins se sont amusés à me dire que si le papier film était de “qualité” (entendez par là de marque, avec un carton d’emballage plus solide), c’était plus facile. Vous pouvez toujours essayer, mais je vous aurai prévenus, c’est un traquenard: pour vos doigts, et pour votre porte monnaie!

2/Le rouleau de scotch
Petit frère / cousin / complice du premier. Qui n’est pas passé par le stade “rouleau qui n’est pas dans son distributeur” et qu’à force de gratter, on a mis en charpie? On a beau replier un petit bout après chaque utilisation, soit ça se déplie, soit une personne moins bien intentionnée que nous “oublie malencontreusement”, soit on arrive au bout du rouleau avant de pouvoir le placer dans le dérouleur.
–>Remède?
Ledit dérouleur n’est parfois guère plus efficace, mais au moins, on peut mettre la faute sur autrui.

3/Les pinces à linge
Mes propres ennemies. En bois, en plastique, spéciales “anticasses” ou parfaitement bon marché mais en (très) gros stock, je me retrouve assez régulièrement avec des pinces sauteuses: dans mon visage, dans mes mains, sur mes pieds, mais qui semblent toutes avoir, pour point commun, d’oublier leur fonction première: tenir le linge pour qu’il sèche!
Je n’ai jamais vu un objet aussi fragile, là où il est supposé résistant. Fragile parce que trop de soleil (desséché ou plastique craquelé), parce que l’humidité (rouillé), parce que l’usure (utilisé 3 fois pour pendre un drap qui fait 2 mm d’épaisseur), elles ont de constantes bonnes raisons pour déplorablement se diviser en 2, partir dans un petit bruit de ressort puissamment agaçant et s’écraser lamentablement à vos pieds pendant que vous êtes en exercice de haute voltige, au-dessus d’une motte de terre (quelle idée d’avoir déplacé votre fil précisément à l’extérieur soi-disant pour faire sécher votre linge dans les bonnes odeurs estivales), une culotte et 2 chaussettes dans une main, l’autre main bloquée par le drap que vous retenez dans la bouche, et en train d’essayer de faire tenir 3 malheureuses pinces à linge sans rien faire tomber, sinon vous pouvez tout re-nettoyer.
Et pour un jeans, mettre 4 bidules pour espérer le faire tenir (et l’entendre inévitablement se casser la figure pendant la nuit dans un froufrou délicat), j’appelle ça de la rentabilité.
–>Remède?
Etre très riche, avoir un duplex, acheter un sèche-linge, engraisser E”d”F. Je n’ai rien de tout ça, je continuerai donc avec mes meilleures ennemies.

A vous, tous en coeur!
(…to be continued…)

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