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7.8.2009 par Flo.
Je sens un certain enthousiasme dans le public à la lecture de cette chronique (c’est beau les illusions), la preuve, j’ai même trouvé une nouvelle lectrice!
Et comme chaque jour qui passe m’inspire nouvellement, j’ai encore quelques petites perles à vous offrir!
4/Les poubelles
Ou plus exactement: ces petits lacets supposés fermer les poubelles. Je ne sais pas vous, mais chez moi, plusieurs scénarios se répètent en boucle, avec pour seule surprise leur alternance totalement aléatoire:
Petita) Disparition des petits lacets: sournoisement arrachés par le chat alors que vous laissez traîner le sac encore vide, ou après avoir marché dessus, puis l’avoir inopinément aspiré, ou alors restés accrochés à l’autre sac encore sur le rouleau. Au moment de tout fermer, grand moment de solitude, et tentative de système D forcément foireuse.
Petitb) Arrachage du lacet bel et bien présent, et avec ça, du cul du sac poubelle. Perçage dudit sac, qui se répand bien entendu sur vos sandales toutes neuves. Précisément le jour où vous aviez jeté une boîte de maquereaux encore pleine de sauce (en sachant bien que ça allait vous revenir à la figure tel le boomerang, mais dans un accès de flemme aiguë…). Une fois de plus, seul le chat semble se satisfaire de la situation
Petitc) Vous êtes ravi(e), vous avez les ficelles, le sac bien solide, ne reste plus qu’à emberlificoter le tout, faire le noeud et le tour est joué. Vous faites 36 tours dans un sens, 40 dans l’autre, 4 double noeuds et des noeuds marins par-dessus, et inévitablement, le sac se rouvre, béant, comme si vous n’aviez rien fait, malgré vos tirbouchonnages appliqués. Le pétage de plombs n’est pas loin.
Et bien entendu, quelle que soit l’option choisie, ou les 3 en même temps, le sac s’ouvre / craque / glisse dans les escaliers, pendant les 3 ou 4 longs étages que vous avez à descendre en le portant à bout de bras, le jour où vous avez changé la caisse du chat et que tout le sable pèse comme un animal mort. Comme ça, vous faites partager à vos voisins les bonnes odeurs de votre animal de compagnie, les restes de vos 5 précédents repas, ainsi que des choses plus intimes qu’il ne me paraît pas convenable de livrer ici.
–>Remède?
Les nouveaux immeubles manquent cruellement de vide ordures, qui de toute façon vous recrachaient le tout à la figure. Les sacs poubelles de bonne qualité avec des poignées tirables et intégrées ne sont pas plus convaincants (les poignées pètent, mais par contre vous frustrez le chat qui ne peut pas jouer avec la ficelle, et ils ne sont pas plus solides du bas, encore une arnaque au porte monnaie).
Vous pouvez laisser la corvée poubelles à votre homme, au moins c’est sur ses baskets à lui que ça se déverse, et lui qui se paye la honte avec les voisins. Je ne garantis pas la paix des ménages dans ce cas de figure.
5/La housse de couette
Mon héros, celui que je sanctifierai pour le reste de ma vie, sera le type qui inventera la méthode infaillible pour, d’un coup d’épaule et de bassin aussi délicats que féminins, arriver à enfiler une housse de couette sur ladite couette sans y passer 45 minutes, 2 litres de sueur et avoir des courbatures pour les 3 jours à venir. Et je ne suis certainement pas la seule à lui proposer gloire, richesse et respect pour l’éternité.
Pour moi, et pour vous, j’ai tout essayé:
Partir avec la housse à l’envers, tenter le retournement intempestif sur la couette avec prise par surprise. Raté.
Partir avec la housse à l’endroit, l’enfiler tant bien que mal avec force conviction, mots doux et encouragements divers et variés. Raté.
Etaler la couette par terre, tirer les 4 coins, progresser centimètre par centimètre en tirant la langue, attentive et précautionneusement avec toute la patience du monde. Raté encore.
L’action s’achève inévitablement la tête dans le sac la housse, la moitié du corps également avalée, à ne plus trouver la sortie. Les 4 coins semblent se dédoubler, se replient et fuient dans un malin plaisir les 4 angles de la housse, comme si d’un coup ils étaient affublés de pôles opposés. Les formes qui en sortent deviennent intéressantes: hexagone avec bosse au milieu (votre dos), pentagone avec bosseS au milieu (vos pieds).
Au bout du 4ème essai et de multiples hurlements rageurs, c’est en secouant la couette que vous parvenez tant bien que mal à achever votre oeuvre, non sans avoir forcément lâché encore une ou deux fois les coins (en secouant, forcément, ils se barrent vers l’avant, d’où replongée à l’intérieur).
Sachant que cette housse est 1/galère à laver parce qu’elle prend la machine 2/galère à plier parce qu’il faut forcément 4 mains pour que ça ressemble à quelque chose, sinon l’exercice ressemble de façon assez proche à celui décrit plus haut 3/galère à ranger parce que ça prend une place de fou, que ça récupère chaque grain de poussière, que ça pèse 2 éléphants et demi, vous vous interrogez, à chaque changement de literie, sur l’intérêt de gardre une couette, et une housse de couette.
Sauf que c’est quand même vachement bon de se pelotonner dans un duvet quand il fait frais dehors.
Sauf que c’est tout aussi délicieux quand c’est partagé à 2.
Sauf que l’exercice pourrait être répété s’il s’agissait d’un drap et d’une couverture, à plier au carré, et que c’est quand même nettement moins douillet tout ça.
–>Remède?
….
Sanctification, je vous jure, je demande sa sanctification!
6/Les ouvertures de paquets
Vous les connaissez tous, impossible d’être passé à côté: c’est soit une petite fente “prédécoupée” (laissez-moi rire) ou alors un petit coin légèrement soulevé avec la jolie marque “tirez ici pour ouvrir”. C’est donc soit un échantillon de crème/shampoing/après-shampoing/fond de teint, que vous allez donc devoir manipuler les mains grasses et/ou mouillées, qui est aussi prédécoupé que je suis nonne, qui vous glisse des doigts telle une savonnette trempée, que vous ouvrez à l’envers, qui se déverse dans votre lavabo/baignoire mais en tout cas pas dans votre paume, et dont vous gaspillez fatalement la moitié parce que vous avez beau le tourner, le plier, le rouler, il en reste forcément encore à l’intérieur.
A ce stade de l’opération, vous en avez tellement marre d’avoir dû attraper les ciseaux, dégoulinante de savon en sortant de la douche (QUI a des ciseaux à portée de main de la baignoire), ou d’avoir sué et donc viré tout votre pré-maquillage, que vous jetez le bidule d’un geste rageur dans la poubelle en vous jurant de ne plus jamais vous y faire prendre…jusqu’à la prochaine!
Concernant le pack de jambon (ou autre aliment comestible empaqueté de la sorte), il en va de votre survie et de celle de votre famille. Là aussi, c’est toujours au moment où vos mains sont dégoulinantes d’huile que vous venez d’utiliser pour la vinaigrette, de légumes que vous avez découpés, ou d’autre élément gras utilisé (beurrer un moule, etc, je laisse place à votre imagination débordante), que vous vous rendez compte que le paquet n’est pas ouvert. Un coup d’oeil circulaire pour vous assurer que le maître des lieux (pas le chat, qui lui, a bien repéré le paquet de jambon, même fermé! Je parle du bipède) est absent, et vous entamez la guerre des nerfs.
Qui n’a pas eu plusieurs fois l’idée d’écrire au fabricant, en lui demandant si c’est un gag d’indiquer le coin d’ouverture à l’extrême opposé de celui qui est déjà légèrement soulevé?? Ceci arrivant forcément le jour où vous vous êtes coupé les ongles (pire même, fait une manucure, la vraie angoisse du vernis encore frais à ne pas bouffer sur un vulgaire bout de plastique!), et dans le meilleur des cas, vous voilà tirant la langue, appliquée, à essayer de soulever chacun des 4 petits coins en glissant ce qu’il vous reste d’ongle, ou un couteau pour les plus aventurières (en général chez moi, ça se termine avec un sparadra si je m’y risque), et en grommelant “bon dieu mais c’est pas vrai, ils le font exprès”….
Au pire des cas, il n’y a PAS de petit coin pré-soulevé, c’est une conspiration mondiale, et vous terminez d’un bon coup de couteau rageur au milieu du paquet, vous empêchant par là même de re-conditionner proprement votre jambon, qui va rester béant au milieu du frigo et prendre une délicieuse teinte grisâtre…Ou alors, vous l’empaquetez dans du papier film, mais dois-je vous renvoyer au billet numéro1 à ce sujet?
–>Remède?
Devenir végétarien (mais je ne suis pas certaine que les articles au tofu ou autres soja ne soient pas conditionnés de la même manière), tout balancer au chat qui saura ouvrir (mais ne comptez pas manger après) et vous vénérera pour les 2 minutes à venir.
Pour les articles de beauté: attacher une paire de ciseaux à chaque endroit stratégique de la salle de bain (ne m’appelez pas pour justifier ça à votre douce moitié), même passer au bio ne doit pas solutionner les problèmes, je crois qu’ils ont aussi ces furieux petits sachets soit-disant pré-découpés.
Croire au complot mondial contre la ménagère.
7/Les Tupperwares!
Siiiiiiiiiiiiiii! Et je suis certaine que nous sommes nombreuses dans le même cas!!!
Ne me dites pas, quelle que soit la marque de vos boîtes dont vous ne pouvez vous passer, qu’elles sont toutes parfaitement rangées, classées, par ordre de grandeur et en bonne place dans vos placards!
Plusieurs réflexions à ce sujet:
1/On n’a JAMAIS des boîtes de la même forme: entre les carrées, rectangulaires, rondes, ovales, pour glace, pour smoothie et j’en passe, on se retrouve forcément avec un éventail à faire pâlir d’envie n’importe lequel des gamins qui rêvent sur les jouets Playschool! La couleur à peine en moins, le problème reste entier!
2/A moins d’habiter un duplex (le même que pour le sèche-linge) et d’avoir un placard entier à consacrer à ces maudits engins, nous revoilà une fois encore la langue tirée, à réfléchir 2 heures à leur aménagement le plus logique possible dans un espace inversément proportionnel au nombre de tupperwares. Et votre cher et tendre, toujours prompt à jouer au Tetris sur son ordinateur, disparaît de façon tout aussi rapide et comme par enchantement lorsque vous daignez admettre que votre cerveau féminin a probablement des limites qu’il faut bien constater, et que non, vous n’y arriverez pas seule. Ceci arrivant à votre énième tentative où tout tient dans un équilibre précaire, et par je ne sais quelle idée fumeuse, vous fermez et rouvrez la porte du placard “pour tester” et vous retrouvez avec vos boîtes étalées à vos pieds, vous narguant avec leurs couleurs.
3/Trouver la bonne façon de ranger les tupperwares est une chose, vous pouvez vous plonger dans les mêmes abymes de perplexité pour les couvercles. Bonne chance.
4/Vous avez beau vous jurer, à chaque rachat, de ne prendre “que la même marque”, “que la même forme”, ça foire toujours, soit qu’on vous en ramène en vous disant “j’ai pensé à toi, celui se ferme suuuuuuuuuuper bien”, ou alors “mais celui-là résiste au micro-ondes”. Vos bonnes résolutions qui vous ont fait jeter tous les usés et non dignes d’intérêt pour recommencer votre collection avec intelligence s’envolent en deux temps trois mouvements. Sous le regard goguenard de votre homme, bien sûr.
–>Remède?
Ne plus conserver. Jeter la nourriture. Refuser catégoriquement de vous préparer des gamelles pour les déjeûners au boulot. Acheter des plats préparés. Prendre du poids. Acheter un duplex. Acheter un immense placard. Ligoter votre homme et exiger de sa part que, puisqu’il sait bien les utiliser (les gamelles, c’est aussi pour lui), le rangement sera son boulot.
Je n’ai pas tout testé, mais pour ce que j’en ai fait, rien de concluant. Et mes tupperwares continuent à se jeter férocement sur mes jambes à chaque ouverture de placard (certes, je les ai mis au ras du sol mais n’empêche!). Et en plus, j’ai des couvercles inutiles car plus les boîtes, et des boîtes sans couvercle. Le sort me poursuit.
8 et bonus track/ La porte des toilettes
Ca, c’est du perso. Mais tout le monde a bien une porte de toilettes comme celle de mon boulot: celle qui a dû faire des ravages sur des centaines de mains et de doigts. Au point sans doute qu’un esprit épuisé, à bout de nerfs et les mains remplies de bandages, a dû demander son scalp: j’ai nommé le frein de porte.
Super pratique pour éviter de se ramasser la chose sur la tronche ou les doigts.
Nettement moins pratique en cas d’envie pressante (assez régulière quand on est au travail, où il semble qu’on fasse tous des concours de résistances de vessies). C’est donc en dernière limite, à bout de souffle et blême que vous finissez par piquer un sprint, en traversant l’agence, puis le couloir, pour arriver sur la corde dans le cabinet. A ce stade, tous les gestes sont mesurés, comptés, chronométrés pour que le soulagement arrive le plus vite possible. Sauf que voilà. Cette porte-là, chez moi, elle met au bas mot 10 secondes pour se fermer. 10 looooongues, très très loooooongues secondes, pendant lesquelles vous manquez de défaillir, tomber dans les pommes. Mais impossible d’anticiper, impossible de la faire accélérer, le frein est tenace, ce n’est pas faute d’avoir tiré dessus. Traquenard.
Je lance un appel poignant au nom de tous les testeurs de résistances de vessies: merci de penser à nos doigts. Mais merci, aussi, de penser à notre système interne, sur le point d’imploser pour quelques malheureux doigts pincés.
Au secours!
Je m’arrête là, momentanément. Il n’est pas exclu que j’y revienne, je trouverai bien encore un ou deux bidules fous furieux et fabriqués en dépit du bon sens à vous narrer. Mieux vaut en rire. Et mieux vaut partager, de suite, on se sent vraiment moins seul(e)s….
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