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12.8.2009 par Flo.
Je n’ai jamais été intronisée aux bonnes règles d’un blog.
A vrai dire, je me rappelle plus ou moins de la façon dont j’y suis arrivée (comme une envie soudaine, non pas venue de nulle part, mais presque), mais ça a été ensuite l’errance solitaire. Autour de moi, dans mes amis proches, je n’en avais que peu qui écrivaient de cette manière. Seule ma marraine, celle qui m’a inspirée et que j’ai rencontrée grâce à ses écrits, m’a un peu guidée dans ces pages publiques et privées à la fois.
Comme je l’ai déjà dit deux ou trois fois, je n’ai jamais poussé très loin l’investigation du “pourquoi j’écris”, “qui me lit”. Enfin si, mais sans que ça ne me pose problème. J’écris pour moi. Sans contrainte. Au rythme qui me va: plusieurs billets par semaine parfois, rien pendant un moment si l’inspiration n’est pas au rendez-vous. Je peux traverser de grandes périodes où le moindre mot me paraît fade et sans aucun intérêt, et où toute inspiration me fuit. Et puis d’autres, comme actuellement, où le moindre petit événement me semble merveilleusement “blogable”. Etat d’esprit, liberté d’écrire, envie, beaucoup…
Je me relis très peu, j’ai tort sans doute, je dois furieusement me répéter.
Mon premier blog a été ouvert dans mon autre vie. Je ne l’ai pas fermé, tout comme je n’ai rien fermé de ce qui date de cette époque, il fait partie de moi, comme tout ce que j’ai vécu. Je n’y ai pas remis les yeux depuis, et je n’en ai toujours pas envie. Peut-être un jour, pour exorciser, ou non, peu importe….
Je ne me suis que peu préoccupée du nombre de lecteurs que je pouvais avoir. Je suis recensée sur les moteurs de recherches parce que je n’ai rien bloqué, mais je n’aspire pas aux statistiques. Simplement parce que je ne sais pas comment ça marche, ça doit être rigolo, mais je n’ai pas, pour l’instant, l’attrait de ces conséquences-là de mes écrits. J’ai encore un peu de mal, peut-être, à apprivoiser l’aspect privé-public de tout ce que je peux raconter dans mes lignes.
N’empêche, lorsque je me découvre comme ça un ou deux nouveaux lecteurs, au détour de mes commentaires, j’en suis toute émue, et toute ravie. Je me balade sur énormément de blogs, mon agrégateur n’en compte pas moins de 48 qui sont visités quotidiennement, et d’autres que j’ouvre au gré de l’envie, des liens, de ma mémoire. J’y laisse assez peu de commentaires, je ne me manifeste que si je me sens réellement inspirée, et pour ne rien cacher, j’ai un peu de mal à ouvrir d’un coup la porte, et raconter un truc, comme si de rien n’était. Moi je sais “qui” est l’auteur(e), que je lis depuis peu, ou beaucoup de temps, chez qui la plupart du temps je suis remontée dans les archives. Elle ou lui ne me connaît ni d’Eve ni d’Adam, je crains souvent que cela soit vécu comme une agression.
J’ai pourtant fait de merveilleuses rencontres grâce à cela. Parce que souvent, j’ai envie de continuer l’échange: un commentaire, puis un autre, puis pourquoi pas un mail, histoire de faire plus ample connaissance. Ca peut avoir abouti à du réel, comme avec Zelda. Ca peut rester du virtuel, comme chez Chiboum ou Leeloolène, non pas par manque d’envie, mais par manque d’opportunités. Je suis patiente, je sais qu’on y arrivera, que la France est grande, mais qu’on sait saisir les occasions, si on le souhaite.
Si j’osais, si je n’étais pas si (ridiculement?) timide, j’aurais une sacrée liste de blogs à conseiller à gauche de cette page. C’est difficile, j’ai toujours l’impression qu’il serait de bon ton, et poli, de demander l’autorisation pour mettre comme ça une adresse qui sera accessible aux plus parfaits inconnus. Je suis touchée de savoir que je figure comme référence chez certains, je le prends comme une marque de reconnaissance, d’appréciation. Je peine à faire pareil, ne sachant pas comment eux pourraient le prendre, puisqu’à nouveau, ils ne me connaissent quasiment pas.
Aujourd’hui, je m’enhardis: déjà, j’ai osé commenter comme ça, chez une nouvelle recrue de ma bloglist, et j’ai été franchement bien accueillie. J’ai également trouvé une nouvelle lectrice dans l’un de mes récents billets, et j’en ai été toute joyeuse. Du coup, dans un grand élan, je remets à jour ma petite liste de gauche. Bien loin d’être exhaustive. Qui peut-être, s’étoffera au fur et à mesure, lorsque je me serai convaincue que je peux y poser le nom de tout un chacun sans avoir besoin d’en faire un tralala.
Je regrette aussi de ne pas avoir encore trouvé comment faire figurer mon mail sur cette page. Histoire qu’on puisse m’écrire, parce que ça aussi, ça me plaît, savoir que d’autres peuvent avoir la même envie que moi, celle de passer au-delà du formalisme tout relatif d’un blog, et faire plus ample connaissance. Je la tiens donc à votre disposition sur demande, si d’ici là je n’arrive pas à mater mon gestionnaire récalcitrant.
Et puis je suis curieuse, moi, j’aime comprendre comment on atterrit sur ma page…Peut-être que malgré tout, je devrais me pencher sur ces fameuses statistiques, ou alors laisser le hasard, bien plus poétique, me jouer de belles surprises? En tout cas si vous êtes comme moi, de passage ponctuel ou régulier sur ces pages, que vous êtes aussi timide et rempli de questions ridicules que moi, je vous invite de tout mon coeur à vous manifester, pour élargir la discussion et le partage…
*Merci Karmara, grâce à ton billet du jour, j’ai à mon tour réfléchi sur ces bloglists, ce qui a conduit à cette réflexion. Aucune originalité de ma part, donc, mais juste une opportunité reprise au bond dans un contexte tout à fait idéal.
Edit: j’ai bien réussi à faire figurer mon adresse mail, mais si on clique dessus, ça ouvre automatiquement une page web (inexistante bien sûr) et non pas un lien mail! Si une âme charitable et un tant soit peu calée passe par là, je ne suis pas contre une suggestion..Sinon il faudra faire un joli copier-coller, le temps que….je sais pas….
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