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24.8.2009 par Flo.
C’était certes prévisible, mais tellement merveilleux.
Le même enchantement qu’il y a 15 ans pour moi. Et, je crois, une découverte pour mon cher et tendre, ce qui était un peu le but quand même, il faut le dire.
Il y a cet émerveillement de la première seconde, inoubliable; se laisser glisser dans l’eau, doucement, et réaliser qu’il ne faut pas bloquer les poumons, bien au contraire. S’emplir de cet air si particulier, au goût un peu caoutchouteux.
Ecouter le déclic du détendeur, de plus en plus régulier, comme le bruit rassurant et rattaché à l’extérieur. Sentir l’air passer dans tous les membres du corps, comme une renaissance de chaque instant.
Et puis descendre progressivement, la lumière qui change, qui devient plus profonde, plus intense. Nous sommes les étrangers au milieu d’un univers particulier, qui n’est pas le nôtre. Nous tentons de nous adapter à un environnement qui ne nous correspond pas, gros patauds face à la grâce, la légèreté et la facilité de chaque être qui le peuple.
C’est un ballet incessant, constant. Devant et derrière les rochers. Des poissons qui nous frôlent, curieux et provocateurs, et qui se dérobent pour aller piquer un bout d’algue qui dépasse des rochers. Un gros mérou qui se balade en rasant le fond, roi dans son royaume. Des arc en ciels se reflètent sur chaque écaille qui passe devant mon masque.
Je lève la tête et contemple la surface, d’en dessous. J’en arrêterais presque de respirer, à voir ces rayons la percer, danser, admirer les vagues d’un autre point de vue, par en-dessous. Et cette envie qui me prend d’à la fois la toucher, et ne plus jamais remonter.
Je me sens encore gauche, maladroite, je n’ai pas repris toutes mes fragiles habitudes. Je guette ma guide, qui me dirige, je guette mon homme, qui voit tout cela pour la première fois, j’essaye de lire son enthousiasme entre la cagoule et le masque. J’écoute ce silence si particulier, traversé par les bulles de mes expirations, et d’autres musiques plus subtiles, lointaines, délicates.
J’oublie tout, tout ce que j’ai laissé sur le bateau là-haut; je suis dans une autre dimension. Je n’y fais qu’une incursion, et revenir à la surface est comme un déchirement.
Le problème, maintenant, c’est de savoir quand nous pourrons y redescendre…
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