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1.9.2009 par Flo.
J’ai reçu ce week-end un courrier des plus charmants, de ceux qui donnent le sourire pour un bon nombre de jours et surtout promettent tout un tas de perspectives alléchantes et désopilantes.
Déjà, écrit en Italien, et uniquement dans cette langue. Emanant certes du consulat de ce pays, mais ledit consulat étant situé en France, il me paraîtrait logique, à première vue, qu’on s’adresse aux ressortissants dans les 2 idiomes. Au cas (fort improbable je vous le concède) où le destinataire ne pourrait pas entièrement maîtriser les subtilités du langage de Dante, et vouloir se rassurer et se dire que toutes les démarches demandées sont bien comprises.
Que non. Juste histoire de bien me faire culpabiliser d’avoir refusé de l’apprendre, et sans doute me faire comprendre que je ne dois pas être une bonne citoyenne italienne, ce sera en Italien uniquement. Débrouille-toi cocotte, si tu as besoin d’infos complémentaires, on n’est pas là pour t’aider.
Soit, je suis donc quitte à impliquer mon père que j’aurais volontiers laissé de côté, pour avoir confirmation de la teneur du message.
Qui, en substance, m’explique qu’il ne faut pas envisager une seule seconde et demi qu’une démarche administrative telle que la déclaration d’un nouveau statut social puisse être reconnue d’un coup de baguette. Trop simple, pas du tout rigolo, pas moyen d’enquiquiner suffisamment le prinicpal intéressé, on va quand même vous mettre un ou deux écueils, et pourquoi pas vous couler la tête sous l’eau histoire de voir si vous avez de l’oxygène en réserve.
Me voilà à devoir remplir 2 questionnaires supplémentaires. Ce qui doit faire, depuis 3 ou 4 mois, le 10ème, ou 11ème questionnaire que je remplis pour le consulat italien (souvent à double hein, ils adorent perdre les papiers ou ne pas utiliser le photocopieur ou scan pour se les refiler d’un bureau à l’autre qui doivent être côte à côte).
Et comme je suis une petite maline, mais qu’on ne me laissera pas m’en tirer comme ça, on me fait bien remarquer que j’ai eu la très très mauvaise idée de déménager. Changer de département. Et donc de circonscription diplomatique. C’est mal, très mal, mais qu’à cela ne tienne, charge à moi de me dépatouiller avec le consulat de mon ancienne circonscription, pour obtenir des documents qui s’annoncent d’une simplicité effarante (quand leur titre fait déjà 2 lignes, ça augure des meilleures surprises). Et ledit consulat n’était pas dans mon ancienne ville, nooooon, bieeeeen plus loin, mais ça ils s’en fichent.
J’ai déjà eu des démêlés avec ces gens là-bas: ça s’est soldé par un raccrochage de ma part au nez du responsable de l’un des bureaux; et s’il y a bien un geste que je ne regrette pas et que je suis prête à refaire demain s’il le faut, c’est celui-ci. La teneur de nos échanges avait été assez simple: déjà, il parlait Français comme moi je parle Italien, c’est dire la bonne volonté qu’il y mettait, et il me soutenait fermement et définitivement que si je ne voulais pas me déplacer précisément chez lui, à donc 300 kilomètres de là où j’habitais, pendant les horaires si aisés du lundi au vendredi de 10h à midi et de 14H à 16h (j’exagère à peine), au moment où il paraît inconcevable que d’autres que lui puissent travailler, il fallait que je me rende en Italie même, dans ma commune d’origine (euh, environ 1000 kilomètres de là où j’habitais, donc), pour récupérer ledit papier.
On partait donc sur de très mauvaises bases.
Aujourd’hui, je recommence. Avec quelques petits cadeaux bonus en prime, qui dit qu’il n’y a jamais d’intérêts à payer? Donc dans une moindre mesure, ce qui aurait tendance à me faire rire si mon sens de l’humour envers ces gens-là, leur manière de gérer l’administration, leur pays et leur soi-disant chef de gouvernement n’en avait déjà pas pris un bon coup dans l’aile, on me suggère de façon assez évidente (entre les lignes mais à peine) que je suis menacée de bigamie. Que je n’ai surtout, surtout pas intérêt à vouloir me remarier (ça tombe bieeeeeeeeen, c’était pas dans mes projets de demain, ni d’après-demain, tiens!) parce que sinon ça va chauffer pour mon matricule. Je vous jure, j’ai cherché la ligne suivante me menaçant d’excommunication immédiate envers Sa Sainteté notre Pape. Je crois qu’au stade d’exaspération et d’épuisement que j’ai atteint, si cette ligne avait figuré, j’aurais pris derechef mon billet pour Rome, le Vatican, et serais allée moi-même déchirer mon acte de baptême aux pieds du Saint Père. Ca ne lui aurait rien fait à lui sans doute, mais qu’est-ce que ça m’aurait soulagée!
Passons.
Donc, j’ai des démêlés avec l’administration italienne. A 6 mois du début de mes démarches pour faire renouveler ma carte de séjour française, ça me fait assez moyennement rire. Disons qu’il va falloir que je trouve une issue, sinon ça pourrait devenir délicat (on ne sait jamais, hein, ce n’est pas comme si nous étions également en France dans une période de grande tolérance envers les étrangers, et qu’on leur ouvrait les bras, en leur demandant de gentiment rester sur le territoire pour contribuer à l’économie fleurissante de ce beau pays, et continuer à payer des impôts dont ils s’acquittent déjà généreusement).
Ce que les Italiens ignorent (en rage comme je suis, je le leur mettrais bien sur le dos ça aussi, mais pas moyen, restons juste), c’est que de l’autre côté, les papiers qu’on me demande ne vont pas s’obtenir aussi simplement que si je claquais des doigts.
En résumé, ça donne ça:
A ma droite, les Italiens, leur consulat, leur administration et l’étendue de leur imbécilité
A ma gauche, une avocate, un ex mari, des démarches qui traînent depuis 2 ans, un blocage absolu et l’étendue de leur imbécilité.
Au milieu, je me noie….
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