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Archive pour 2.9.2009

Mercredi galère

-Ca commence tôt le matin, la tête dans le sable. Quand je descends avec sac, pull, gamelle, m’installe dans la voiture prêtée par le garage pendant que la mienne reçoit (enfin!) les soins nécessaires pour qu’elle roule à nouveau sans hoquets. Et que je tourne la clé dans le démarreur, que rien ne se passe, si ce n’est un petit clic clic assez peu équivoque et rempli de promesses d’ennuis. Phares restés allumés pendant la nuit, batterie à plat.

-C’est remonter, secouer l’homme en se disant déjà qu’il va falloir trouver une solution et surtout éviter d’arriver trop en retard. La marmotte grommelle que je n’ai qu’à prendre sa voiture, comme tous les autres jours, et qu’il se débrouillera. Même si Miss Blondinette est là et qu’elle aura besoin d’un taxi, il trouvera une solution (il l’a trouvée, je le bénis, il a fallu pousser un peu la voiture, la lancer, mais elle a bien voulu coopérer, plus ou moins. Ouf).

-C’est donc arriver à la bourre. Ne pas avoir envie de travailler. Récupérer tant bien que mal 2 ou 3 situations galères et se dire que la journée va être très longue.

-Ca continue par une commande internet. Qui bugge, et je me retrouve sans savoir si je vais être débitée ou non. Heureusement, le service clientèle est ouvert entre midi et 2 heures. On trouve la solution, je repasse ma carte, cette fois c’est bon. Sauf qu’internet plante avant que je ne puisse imprimer la confirmation de paiement. Et que je n’ai pas reçu de mail de confirmation. Pourquoi j’ai la vague sensation qu’il va être compliqué de récupérer soit mon colis, soit mes 60€? Aller, on va dire que je suis mauvaise langue…

-C’est recevoir un mail de mon avocate, qui joue la langue de bois, le je-m’en-foutisme et l’incompétence. La colère et l’énervement qui montent à nouveau, quand je vois que tout ce qu’on est capable de me réclamer, c’est de mettre la main au porte-monnaie. Une nouvelle démarche qui se profile, une nouvelle bataille, je ne sais combien de coups de fils pour m’assurer que je n’ai pas d’autre alternative. Et je suis certaine d’en avoir une autre!

-C’est finir la journée en rentrant péniblement avec à bout de bras 10 litres de lait et 6 litres d’eau, et les mêmes éléments que le matin. Fouiller le sac devant la porte pour trouver les clés. Sentir monter les picotements assez annonciateurs d’un pressentiment qui ne trompe généralement pas, et avoir raison: le trousseau de clés est bien au chaud à l’intérieur de l’appartement, il y a été déposé ce matin dans l’affolement alors que j’échangeais les clés de voiture. J’ai bien pris la bonne clé de contact, mais oublié de reprendre les clés de maison. Merci à mes amis qui ont la bonne idée d’habiter tout près, d’avoir le trousseau de secours (je me bénis de cette idée), et qui peuvent me sauver d’un aller-retour jusqu’au boulot de mon cher et tendre.

-Rentrer bien plus tard que prévu, épuisement général. Sentir la migraine monter. Se dire qu’on sera bien, très bien au lit….

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