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Archive pour 7.9.2009

Essoufflée

Je cours derrière une fatigue que je suis incapable de dissiper.
Fatigue physiologique, certes, que je peine à résoudre. Mais il n’y a pas que ça, parce qu’une fois encore, le corps et l’esprit sont interdépendants.

Ce week-end, en soufflant mon épuisement à mon homme, j’ai exprimé ce que je ressentais. Non pas que j’attendais des solutions de sa part, il n’y a que moi pour en trouver. Mais formuler, partager ou écrire aident à poser les choses. A s’en débarasser l’esprit, et à avancer.

En semaine, je mène une vie de quasi célibataire. J’aime ces moments de liberté, même si je n’imaginais pas que cela pourrait me peser à ce point.
Mais je m’inflige également mille et une contraintes. Pour me libérer le week-end, parce que je ne veux pas entendre parler d’obligations en fin de semaine; j’essaye donc de tout caser en 4 petits jours et demi, et probablement plus que ce que je ne peux assumer, même si déjà beaucoup de tâches sont partagées.
Le sport. Miss Blondinette. Le ménage, le repassage. Les quelques sorties, les rendez-vous par ici ou là. La détente (?), la lecture, l’écriture. Le boulot. Les imprévus. Tout le reste et plus encore.

Le week-end, j’essaye de savourer chaque seconde au maximum. A tel point sans doute que, tendue vers mon envie de profiter, j’oublie de me détendre. Ces 2 jours passent à une vitesse hallucinante, me laissant le dimanche soir l’impression d’irréalité, de frustration, d’envies encore plus grandes.

Je ne m’accorde aucun repos psychologique. Aucune plage de respiration, si ce n’est de brefs instants, fugaces, qui sont aussi vite oubliés et m’empêchent de recharger les batteries. 2 mois à peine après la reprise, je me demande déjà où sont passées mes vacances, je m’interroge sur les suivantes.

Autant l’admettre de suite, ça fait plus d’un an que je cherche ce rythme. Je me disais au début que c’était normal, j’avais des choses à mettre en place, à poser dans mon quotidien. Puis de fil en aiguille, d’autres excuses.
Maintenant qu’un cycle est bouclé, il serait bon que je comprenne. Et que j’agisse.

On ne sait jamais, je peux peut-être faire confiance au pouvoir des écrits, et me dire qu’une fois ceci posé, j’aurai de la place pour trouver des solutions, et retrouver mon souffle. D’autant que de nouvelles choses vont surgir en octobre, me demandant de l’énergie et de la disponibilité.
Ca promet.

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