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Archive pour 17.9.2009

Bilan

Depuis quelques semaines, ma balance, mon miroir et moi-même sommes très en froid.
A tel point même qu’après avoir vu les photos prises de ma petite personne le week-end dernier, j’ai interdit à mon cher et tendre de me photographier en dessous de la poitrine tant que je ne me serai pas délestée des satanés kilos en trop qui me pourrissent à la fois le moral et la santé.

J’ai beau essayer de le prendre à l’humour, j’en perds quand même assez vite le sourire.
Certes, je n’ai jamais franchement fait attention à ma silhouette, mais aussi parce que j’avais la chance de ne pas avoir à m’en préoccuper. Comme je l’ai déjà expliqué dans ces pages, j’ai longtemps consommé tous les aliments de façon innocente sans que ça n’ait aucune conséquence à court terme pour moi.

Sauf que depuis quelques temps, les années et certains écarts m’ont rattrapés. Sans me faire de cadeaux.

Ok, j’ai analysé, je sais pourquoi j’ai pris 2 tailles de vêtements. Je suis prête à faire des efforts, au point même de faire attention à ce que je mange, et essayer de me restreindre sur certains produits bien connus pour être hautement caloriques. Cette simple démarche relève pour moi du défi quasi inatteignable, voire même de la haute voltige. Mais je sais que je ne peux plus exiger le beurre et l’argent du beurre,  sans mauvais jeu de mots, et j’assume.
Sauf que.
Malgré des efforts, beaucoup de bonne volonté, il n’y a rien. Pas un résultat. Pire même, lorsque j’arrive à perdre 1 ou 2 petits kilos, rarement plus, j’en reprends autant peu de temps après.
Là, je grogne. Certes, le sport m’échappe toujours, et je sais pourtant que c’est une clé. Comme souvent à cette période, je fais le point sur mon été et les beaux jours, pour réaliser que je ne me suis bougée qu’à 10% de ma volonté et mes capacités, et je culpabilise. Mais je sais aussi qu’il me faudrait prendre un abonnement à l’année chez un ostéopathe pour arriver à ne serait-ce qu’envisager une activité physique poussée telle que la course comme un bien-être, et non pas une torture où j’aurais la sensation de traîner derrière moi un boulet d’une centaine de kilos. C’est le cercle vicieux, parce qu’il faudrait que je me déleste pour retrouver un minimum de légèreté et ne pas torturer mon dos et mes articulations. Mais pour me délester, il faut que je bouge.

Ma nouvelle amie la fameuse console blanche, avec la balance (qui parle et ne se prive pas de faire des remarques très désagréables), m’aide au minimum, mais ne m’offre pas tout ce qu’il me faudrait, j’en suis bien consciente. Mes efforts alimentaires n’ont aucune conséquence. Pour toute femme normalement constituée, c’est une véritable cause de début de profonde déprime.
J’aborde l’hiver remplie de questions sur le fonctionnement de mon corps. J’ai beaucoup de travail, je le sais, pour trouver l’harmonie et me sentir en paix. Je compte sur cette année et ce qu’elle va m’apporter de nouveautés pour faire quelques pas dans le bon sens.

Mais que faire lorsque la théorie acquise à force de lectures, discussions, échanges ne suffit pas sur le terrain, et que les résultats pratiques provoquent encore plus de déceptions et d’interrogations?

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