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Archive pour 30.9.2009

Pour continuer dans le médical

-Réveil brutal à 3h cette nuit. Chatouillements désagréables dans le ventre. Après un lever zombie, pause technique, l’auto-diagnostic (sisi, malgré mon billet précédent, il m’arrive d’en faire) semble se confirmer. Ca s’annonce mal, surtout en milieu de nuit.

-Tourner et retourner dans le lit. Impossible de fermer l’oeil, la douleur s’installe progressivement. Je me relève, me recouche. Réveille une première fois mon cher et tendre, qui est dans les brumes. Prie pour ne pas réveiller Miss Blondinette, parce que bien entendu, sa chambre est juste à côté des toilettes, et il faut que ça arrive la nuit où elle est chez nous. Boudiou.

-A passé 4h30, je me fais une raison, autant abdiquer plutôt que d’enquiquiner tout le monde jusqu’au réveil officiel. C’est dans ces moments de profonde solitude, dans le noir et le silence absolus d’un immeuble entier endormi, qu’on réalise que toutes les portes grincent. C’est là qu’on se dit “il faut que j’huile ces gonds”. Pour l’oublier une fois que ce ne sera plus aussi frapant. Jusqu’à la prochaine fois.

-J’essaye de me convaincre “mais non, c’est rien, bénin, juste une nouvelle douleur de l’estomac”. Finalement j’arrête, à chaque fois que je me dis “ça ne vaut pas le coup d’aller enquiquiner la toubib pour ça”, la douleur revient, plus vive, et s’empresse de me faire mentir. Ok, je prendrai rendez-vous.

-A ce stade, je me demande de façon assez sérieuse (vu l’heure, tout est possible), si je termine ma nuit directement sur les toilettes. Avec une couverture, un coussin dans le dos, peu importe hein, mais je joue très sérieusement avec l’idée quelques instants, en me disant que parti comme c’est, j’aurais plus vite fait. Je crois que je n’ai simplement pas osé.

-J’essaye finalement de migrer sur le canapé; à devoir faire des aller-retours aux toilettes, autant que ce soit en évitant de m’envoyer le coin du lit dans le tibia, en réveillant mon homme, en manquant de rameuter le chat qui, lui, semble adorer mon va et vient et semble parfaitement en forme.

-Après une dizaine de minutes couchée, plutôt recroquevillée sous la couverture, je cède une seconde fois. Pour la sans doute troisième fois de ma vie, j’allume l’ordinateur à une heure totalement indécente. Me mets à jour dans mon courrier. Tente de comprendre quelque chose à une installation de plug in sur wordpress. Réalise, dans les brumes de mon semi coma, que je ne dois pas avoir tous les accès. Accès à mes neurones, c’est sûr, accès à mon administration blog, sans doute non plus. Mais que je peux aussi bien me planter, et puis quelle idée aussi de faire ça à 5 heures du matin, non mais vraiment??

-Les minutes s’égrennent difficilement. Je crois que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience l’heure de m’habiller, d’aller au boulot, pour savoir que le cabinet médical est ouvert. Et prendre un rendez-vous. Très vite. Là tout de suite même, ce serait génial.

-Ce sera pour le milieu de matinée. Quand je vois ma toubib, j’ai l’impression que “sauveuse” clignote sur son front. Elle, elle est plutôt contente: je suis l’un des rares cas qui ne se pointe pas pour une grippe, une fièvre, un nez qui coule. Qui ne semble pas trop parano non plus. Moi, je ne demande qu’une chose: un médoc là tout de suite, faire fuir la douleur. Et puis je rentabilise mon rendez-vous. Je lui explique que j’hésitais depuis quelques jours à prendre rendez-vous, que je me doutais qu’elle avait un peu autre chose à faire que de recevoir une nana pour un peu de fatigue, quelques douleurs. Du coup, ben je lui en parle. Et ressors avec une prescription pour check up complet. Youpi.

-A l’heure où je vous écris, j’ai gobé mes cachets depuis 3 heures et demi. Je suis encore pliée de douleur. 10 de tension, ça se lit sur mon visage, je me fais peur dans le miroir et je compte les heures avant de rejoindre mon lit, mais si possible sans plus avoir mal, parce que sinon, j’aurai un peu eu l’impression d’endurer ça pour rien. Rha!

-Je voulais terminer ce billet sur ma victoire triomphale sur l’administration judiciaire et la mauvaise volonté des avocats qui s’annonçait au vu du courrier reçu hier . Je raccroche d’un coup de fil de confirmation un peu plus modérée: tout espoir n’est pas perdu, on va m’épauler, mais je n’ai pas de garantie sur le succès final de la démarche, qui est quand même le but nécessaire et recherché.

Pour le champagne et l’auto-satisfaction, on attendra donc encore un petit peu. Et surtout, surtout, que je sois plus en forme!

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