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Pour continuer dans le médical

-Réveil brutal à 3h cette nuit. Chatouillements désagréables dans le ventre. Après un lever zombie, pause technique, l’auto-diagnostic (sisi, malgré mon billet précédent, il m’arrive d’en faire) semble se confirmer. Ca s’annonce mal, surtout en milieu de nuit.

-Tourner et retourner dans le lit. Impossible de fermer l’oeil, la douleur s’installe progressivement. Je me relève, me recouche. Réveille une première fois mon cher et tendre, qui est dans les brumes. Prie pour ne pas réveiller Miss Blondinette, parce que bien entendu, sa chambre est juste à côté des toilettes, et il faut que ça arrive la nuit où elle est chez nous. Boudiou.

-A passé 4h30, je me fais une raison, autant abdiquer plutôt que d’enquiquiner tout le monde jusqu’au réveil officiel. C’est dans ces moments de profonde solitude, dans le noir et le silence absolus d’un immeuble entier endormi, qu’on réalise que toutes les portes grincent. C’est là qu’on se dit “il faut que j’huile ces gonds”. Pour l’oublier une fois que ce ne sera plus aussi frapant. Jusqu’à la prochaine fois.

-J’essaye de me convaincre “mais non, c’est rien, bénin, juste une nouvelle douleur de l’estomac”. Finalement j’arrête, à chaque fois que je me dis “ça ne vaut pas le coup d’aller enquiquiner la toubib pour ça”, la douleur revient, plus vive, et s’empresse de me faire mentir. Ok, je prendrai rendez-vous.

-A ce stade, je me demande de façon assez sérieuse (vu l’heure, tout est possible), si je termine ma nuit directement sur les toilettes. Avec une couverture, un coussin dans le dos, peu importe hein, mais je joue très sérieusement avec l’idée quelques instants, en me disant que parti comme c’est, j’aurais plus vite fait. Je crois que je n’ai simplement pas osé.

-J’essaye finalement de migrer sur le canapé; à devoir faire des aller-retours aux toilettes, autant que ce soit en évitant de m’envoyer le coin du lit dans le tibia, en réveillant mon homme, en manquant de rameuter le chat qui, lui, semble adorer mon va et vient et semble parfaitement en forme.

-Après une dizaine de minutes couchée, plutôt recroquevillée sous la couverture, je cède une seconde fois. Pour la sans doute troisième fois de ma vie, j’allume l’ordinateur à une heure totalement indécente. Me mets à jour dans mon courrier. Tente de comprendre quelque chose à une installation de plug in sur wordpress. Réalise, dans les brumes de mon semi coma, que je ne dois pas avoir tous les accès. Accès à mes neurones, c’est sûr, accès à mon administration blog, sans doute non plus. Mais que je peux aussi bien me planter, et puis quelle idée aussi de faire ça à 5 heures du matin, non mais vraiment??

-Les minutes s’égrennent difficilement. Je crois que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience l’heure de m’habiller, d’aller au boulot, pour savoir que le cabinet médical est ouvert. Et prendre un rendez-vous. Très vite. Là tout de suite même, ce serait génial.

-Ce sera pour le milieu de matinée. Quand je vois ma toubib, j’ai l’impression que “sauveuse” clignote sur son front. Elle, elle est plutôt contente: je suis l’un des rares cas qui ne se pointe pas pour une grippe, une fièvre, un nez qui coule. Qui ne semble pas trop parano non plus. Moi, je ne demande qu’une chose: un médoc là tout de suite, faire fuir la douleur. Et puis je rentabilise mon rendez-vous. Je lui explique que j’hésitais depuis quelques jours à prendre rendez-vous, que je me doutais qu’elle avait un peu autre chose à faire que de recevoir une nana pour un peu de fatigue, quelques douleurs. Du coup, ben je lui en parle. Et ressors avec une prescription pour check up complet. Youpi.

-A l’heure où je vous écris, j’ai gobé mes cachets depuis 3 heures et demi. Je suis encore pliée de douleur. 10 de tension, ça se lit sur mon visage, je me fais peur dans le miroir et je compte les heures avant de rejoindre mon lit, mais si possible sans plus avoir mal, parce que sinon, j’aurai un peu eu l’impression d’endurer ça pour rien. Rha!

-Je voulais terminer ce billet sur ma victoire triomphale sur l’administration judiciaire et la mauvaise volonté des avocats qui s’annonçait au vu du courrier reçu hier . Je raccroche d’un coup de fil de confirmation un peu plus modérée: tout espoir n’est pas perdu, on va m’épauler, mais je n’ai pas de garantie sur le succès final de la démarche, qui est quand même le but nécessaire et recherché.

Pour le champagne et l’auto-satisfaction, on attendra donc encore un petit peu. Et surtout, surtout, que je sois plus en forme!

14 réponses pour “Pour continuer dans le médical”

  1. karmara indique :

    Je suppose qu’une heure après que tu as posté ton billet, il est un peu tôt pour te demander des nouvelles ! Mais quand même, ça va mieux ?

  2. Leeloolene indique :

    Je te le redis ici… compassion la plus totale sur cette merde… qui fait hurler de douleur. La bouteille d’eau est ton amie :)

    Et pour tout le reste. Fos’ comme on dit chez moi en Guadeloupe :)

  3. Anne indique :

    Moins d’infos que Leeloolène, alors je ne sais pas. J’ai tendance à brandir la vésicule biliaire comme “bonne” raison d’avoir mal même après les médicaments, mais bon, c’est un peu au pif, là !

  4. Anne indique :

    PS : bises de bon courage et remets toi bien, of course

  5. Flo indique :

    Karmara: eh bien une heure après, largement pas. Actuellement (passé 17H), à peine mieux. A tel point que j’ai rappelé la doc pour savoir combien de temps il fallait attendre après la prise des cachets (moi qui déteste déranger, c’est que j’étais poussée à l’extrême). 1h30 normalement…Donc on attend encore un peu, sinon analyses urinaires. Une bougie à Ste Rita pour éviter une nouvelle nuit comme ça…

    Leeloolène: la bouteille d’eau ne l’est guère, tant la peur de la douleur est présente, pourtant j’en suis venue à bout. Je prie, ne me reste que ça dans l’immédiat ;)

    Anne: cystite est le mot maudit. Merci pour les encouragements, et pour le rétablissement, ben le plus vite possible à vrai dire, j’espère aussi…

  6. Anne indique :

    Arg ma pauvre. J’avais eu un antibio “one shot” super efficace, une fois…

    Courage.

  7. Flo indique :

    Anne: c’est ce que j’ai eu. Mais pour le coup (et pour la 1ère fois et pas prévu), ben c’est pas du tout super efficace…

  8. Leeloolene indique :

    Sauf que l’unidose… ne devrait être prescripte qu’APRES une analyse… pour savoir à quelle antibio est sensible ta bactérie… parce que parfois hop surprise… ce n’est pas toujours e.coli (même si c’est bien 90% des cas !) :)

    Mais la facilité, l’urgence et la douleur… veulent que souvent le médecin le prescrive sans l’analyse pourtant indispensable pour ne pas créer de résistance.

    Tu as vu un peu comme je suis incollable sur les infections urinaires ?!! Tu as compris pourquoi hein ;)
    Courage courage ! Et espérons qu’on te fasse vite vite une analyse… pour savoir quelle bestiole tu as… car après ça finit à l’hôpital avec une semaine de perf. (ah oui tiens j’avais zappé cet épisode ce matin !! Je te raconterai :) )

  9. poufpouf indique :

    AAAAAAAah, non d’une pipe !! Je connais ces gros maux, et je te comprends très très bien ! j’ai la chance d’avoir Lili dans ma parenté … et depuis j’ai toujours mon unidose dans ma pharma … pour le cas z’ou …
    Je pense bien à toi … couraaaaaaaaage

  10. Lili indique :

    Ah ben mârde alors !! je comprends que tu ais passé une sale nuit et j’espère vraiment que ce soir ça va mieux.
    Tu sais que tu peux m’envoyer un mail SOS dans des situations comme ça en attendant de voir le médecin je peux te conseiller quelques trucs…..
    Cela étant ds le cas d’une infection urinaire si tu as tendance à en faire à répétition je ne peux que te recommander d’avoir tjs ds ta pharmacie un antibio unidose pour l’urgence avec un petit flacon pour prélever l’urine afin de l’analyser, avant d’avaler le sachet en attendant les résultats….

  11. Valérie de haute Savoie indique :

    Je me souviens avoir vu une jeune fille blanche à faire peur, dans un état plus qu’inquiétant, aux urgence une nuit. Le médecin avait diagnostiqué une infection urinaire. Je peux imaginer ce que tu endures et je suis de tout coeur avec toi.

  12. Flo indique :

    Leeloolène: je confirme, ma bactérie semble être du genre résistant. J’ai appris en effet ce soir qu’il aurait fallu des analyses préalables. Je n’en veux même pas à ma doc, tant j’étais dans la misère, je n’espérais que le médoc! On verra demain…

    Poufpouf: oui, moi aussi j’aimerais bien avoir un médoc d’avance, mais pas de relation médicale dans mon encourage pour me le permettre, donc tant pis, je suis la voie classique. J’ai déjà la chance d’avoir une généraliste qui me reçoit très vite quand je suis “en urgence”.

    Lili: le mieux n’est pas encore génial, mais me laisse au moins envisager une nuit potable. De toute façon vu ma fatigue…
    Pour les analyses, ben tu vois, aucun de mes toubibs ne m’en a jamais demandé au préalable. Et comment avoir une unidose d’avance, les toubibs peuvent la prescrire “en prévention”? Je pensais que non! Et au demeurant, merci de ta proposition d’aide, ça me touche beaucoup

    Valérie: dans le genre blafarde, j’étais pas mal aujourd’hui. Mais quand même pas à devoir aller aux urgences. Ca peut être bien pire en effet, je pense que j’ai déjà frôlé un bon pic, mais je suis chanceuse dans mon malheur….

  13. Anne indique :

    Tant mieux si tu te sens un petit peu mieux, vivement que ça soit fini, ça met vraiment à plat, ce genre de conneries.

    Ca m’arrive régulièrement (pas très souvent, mais une fois par an, mettons), et quand les premiers signes se manifestent, je bois beaucoup (genre 2 litres d’eau), la plupart du temps ça enraye la crise en une demi journée. Mais encore faut-il que ça “prévienne” et qu’on sente venir la chose, alors…

  14. Flo indique :

    Anne: oui c’est exactement ça. A 3h du matin, je n’ai rien vu venir ;) Mais sinon il est reconnu que boire énormément est la meilleure solution pour éliminer très vite. Et oui là, ça m’a vraiment, vraiment mise à plat.
    Merci de tes pensées :)

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