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30.10.2009 par Flo.
Une petite chaîne tourne sur la blogosphère, que j’ai notamment retrouvée chez Chiboum et chez Valérie, mais également à bien d’autres endroits.
En gros, c’est même une double chaîne qui parfois regroupe le même sujet: le lieu de travail, et le “d’où tu blogges”?
Parce que oui, je l’avoue et le confesse dans ces pages (Grand Yaka, ne tombez surtout pas ici!), je blogge bien souvent au travail.
J’ai chez moi un ordinateur portable qui date à peu près de la guerre de 14 (limite, il faudrait que je pédale pour le faire marcher) et qui remplit ses bons et loyaux services tant que faire se peut (mais je commence à lui en demander un peu trop, là, il fatigue). Donc je n’ai pas de réel bureau, et j’avoue que pour l’instant, je ne suis pas franchement à l’aise à l’idée de photographier mon salon dans son ensemble.
Donc, je blogge au travail, ce que je suis d’ailleurs précisément en train de faire. Non, je n’ai pas honte (si un tout petit peu mais tant pis).
La difficulté majeure, puisque je suis en simili open space, était surtout de justifier auprès de mes collègues la raison de la présence de mon appareil photo pas du tout discret, et ma volonté aussi soudaine de mitrailler un lieu qui n’a franchement rien d’attrayant outre mesure.
C’est là qu’après avoir été voyeuse chez vous (j’adore voir les lieux des autres qui ont moins de peine que moi, semble-t-il, à les montrer), je deviens menteuse: argument tout trouvé pour répondre à la curiosité de mes collègues: “Miss Blondinette avait très envie de savoir où je travaillais, comme je ne peux pour l’instant pas l’amener, eh bien je lui fais des photos”.
Oui, là j’ai carrément honte.
M’enfin c’est passé. Et puis pour me rattraper, j’ai quand même montré ces photos à Miss Blondinette. Elle en a particulièrement aimé une, je vous laisse deviner laquelle.
Alors voilà, tadam, le bureau. Et parce que je ne suis pas (trop) égoïste, je vous ai également mis le bureau de mon collègue, à qui appartient la charmante petite figurine jaune sur laquelle j’ai fondu dès mon arrivée, mais qu’il n’a jamais voulu me prêter, pfff!
Mes classeurs oranges de recouvrement (qui montent avec moi à Paris la semaine prochaine, mon sac sera lourd et ce ne sera pas pour des affaires de fille!)
Le standard que j’ai la grande responsabilité de tenir
Un pot de yaourt pour les stylos
Un sous main gribouillé et plein de tâches de thé
Un bureau en creux, ce qui fait que je ne suis jamais droite, ne cesse de me tourner dans tous les sens, et que mon mal de dos est très loin de s’améliorer!
Qui OSE dire qu’il y a plus de bazard sur mon bureau que sur celui de mon collègue??? Eh bien vous avez raison!
Et oui, malgré la lueur du flash, c’est bien un splendide patio vert que vous devinez derrière la baie vitrée. Je lui tourne le dos toute la journée (ceci pour avoir vue à l’extérieur, il y a pire quand même, pensées pour toi Chiboum), mais c’est quand même un délice à voir. Et d’entendre la petite fontaine quand on sort, et qu’on va aux toilettes…comment dire…ça encourage!
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28.10.2009 par Flo.
L’émission “cartier libre” sur France Inter est chaque matin pile poil dans la tranche horaires de mon trajet maison-boulot. Ce matin, elle m’a particulièrement touchée, et je vous aurais bien mis le petit lien qui va bien vers ce doux moment où je n’ai cessé de sourire, mais je ne l’ai malheureusement pas (encore?) trouvé dans les archives du site. Ne me reste plus qu’à vous dire de le guetter, et c’est ici que ça devrait arriver.
Il y était question de ce fameux débat sur la nationalité française, la fierté nationale et tout ça tout ça. Je n’entrerai pas dans la polémique, et je considérerai que mes migraine et vague nausée persistantes depuis les heures matinales n’ont rien à voir avec le tissu d’inepties et les propos indigestes que j’ai entendus pendant le journal qui précédait l’émission. Passons.
Il s’agissait donc de l’interview d’une petite fille de 8 ans, de parents khabiles et en demande de régularisation de situation (je préfère nettement à “sans papiers”), qui était elle-même née sur sol français, et qui demandait à son père ce que c’était d’être français, et comment il se sentait, lui.
Quelques minutes d’échanges père-fille, qui, sous des dessous dramatiques, m’ont profondément émue.
Je ne reviendrai pas sur les notions de double nationalité, d’exil ou de réadaptation que j’ai plusieurs fois abordées ici au travers de billets plus ou moins légers, et que je continuerai sans doute à évoquer tout au long de mes monologues. J’ai juste écouté cette petite demoiselle qui faisait comprendre à son papa, du haut de ses 8 ans, qu’en somme elle ne saisissait pas très bien la raison pour laquelle il fallait choisir. Qu’elle n’oubliait pas qu’elle était khabile même si elle n’avait jamais vécu en Algérie, et qu’elle rêvait d’ailleurs de découvrir ce pays. Qu’elle voulait les 2.
Les choses paraissent si simples dans la bouche d’une enfant. Et on ne peut que s’émouvoir aussi des réponses les plus sincères possibles d’un père qui a abandonné ses propres parents là-bas, pour se préoccuper de son nouveau foyer. Qu’il cherche le meilleur pour ses 3 enfants, quitte à laisser ses racines derrière lui.
A l’heure également de la polémique sur les élections tunisiennes, qui me font d’un coup me poser plus de questions que d’habitude sur ce que mon propre père a pu vivre dans son enfance et qui, pour je ne sais quelles raisons, me font réaliser qu’il serait bon que je l’interroge, avec toute la douleur que cela risque néanmoins de raviver chez lui, j’ai particulièrement résonné, vibré à l’écoute de ce mini débat familial.
Et par-dessus tout cela, je garde, chevillée au corps, la sensation que jamais je ne pourrai choisir un pays, une nation. Parce que oui, réellement dans cette situation, choisir, c’est renoncer. Et ce renoncement-là, pour moi, ce serait un réel appauvrissement…
Après tout, je dois encore avoir 8 ans, à vouloir que tout soit si simple et à ne pas comprendre pourquoi on le complique tant.
Pour illustrer ces propos, j’aurais très envie de vous mettre des photos de mes montagnes, ou alors de la campagne alentours, celle dont je voudrais chanter les louanges tous les jours ici, ou alors aussi l’Italie et cette région encore dévastée par le tremblement de terre. Ou enfin, la terre natale (mais pas nationale) de mon père, qui est aussi un peu une part de moi. Je n’ai rien de tout cela à disposition là maintenant. Et puis ce serait là encore, choisir, ou pas, et je n’en ai pas envie. Alors je me réserve ça pour une occasion et un nouveau beau montage!
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27.10.2009 par Flo.
Ce matin, en passant dans mon petit coin favori, j’ai assisté à un spectacle fabuleux: le brouillard matinal qui traînait encore des pieds dans le champs, recouvrant la terre. Les premiers rayons d’un soleil resplendissant qui tapaient sur les maisons! J’étais (pour une fois, sisi ça arrive!!) en avance sur mon horaire, j’ai dû me retenir pour ne pas m’arrêter et aller frapper à une maison : “bonjour, vous m’invitez à prendre le café pour regarder que nous puissions contempler ensemble ce tableau somptueux et éphémère?”
Chaque année, je réalise combien j’aime cette saison, combien je la retrouve, combien je la (re)découvre. Je sais que pendant quelques petits jours encore, je vais avoir droit à des lumières dignes des plus belles photos retravaillées, matin et soir sur la route. Mon créneau horaire est juste impeccable. Et les bons jours, comme ce matin, j’ai droit à une vue plongeante sur les sommets dans la brume. Là, mon coeur manque encore quelques battements de plus.
Ma route quotidienne traverse collines et champs, tous bordés d’arbres qui semblent vouloir faire un concours de la couleur la plus chatoyante. Moi qui ai des compétences en dessin plus faibles qu’un enfant de 3 ans, je rêverais d’avoir ma palette de couleurs, et telle une impressioniste, de pouvoir figer tout cela. Je me contente de savourer au quotidien. Et je regrette aussi l’absence d’un petit appareil photo portable, que je pourrais dégainer pour, peut-être, laisser des traces. Père Noël, si tu m’entends…
J’avais promis ici ce montage photos. Et promis aussi de le dédier à Lili, qui a eu la gentillesse de me coacher sur le logiciel et m’a surtout encouragée à le tester. J’en suis ravie, même si je n’en maîtrise encore que les balbutiements (mais pas encore les marges noires!). Et comme je n’ai pas eu le temps de faire de photos plus récentes, c’est encore l’Aveyron qui m’a inspirée, mais il y a de quoi!
Un chat (au nom de crustacé) au milieu d’une cour et qui a un sens inné de la mise en scène, une maison faite de pierres et remplie de chaleur humaine, un ou plusieurs cours d’eau, des paysages de saison. Zelda, ta région n’a pas fini de m’inspirer, c’est certain!
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26.10.2009 par Flo.
Depuis ce matin, je bugge sur la date du jour, et je viens de comprendre pourquoi. C’est l’anniversaire d’un ami que j’ai laissé de côté depuis 2 ans. Ses 40 ans, en plus. Un ami que je n’avais pas perdu malgré la distance. Qui a vécu la même chose que moi, à un an près. Et lorsque ça lui est arrivé il a eu besoin d’en parler au moment où moi, j’avais besoin de digérer. Il se faisait (peut-être? probablement?) des idées alors que j’étais très loin d’avoir envie même d’y penser.
Aujourd’hui, l’appeler est impensable. Mais j’ignore même si je suis capable de lui écrire. Lui donner signe de vie serait un peu comme être prête à le revoir, lorsque je retournerai dans mes montagnes. Je ne suis pas certaine de ça. Je me sens coupable envers lui, coupable de ne pas avoir respecté le contrat de l’amitié. Celui de la franchise aussi, je l’ai laissé tomber à un moment douloureux pour lui (et pour moi un peu aussi), je n’ai pas su me justifier. J’ai laissé dormir, puis pourrir, une relation qui aurait avant tout nécessité de la sincérité.
Et une fois de plus, je risque fort de laisser passer cette journée, puis une année encore. En me disant qu’un jour, je tomberai fatalement sur lui au coin d’une rue. Et que ce jour-là, j’aurai envie de disparaître dans un tout tout petit trou de souris…
Echange de mails avec ma mère à propos de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. Incompréhension entre nous 2, et elle de s’attrister à l’idée que le voyage qu’elle avait fait avec moi, juste après la chute, ne m’ait pas marqué autant que ça. Moi de lui aligner tous les souvenirs que j’ai encore à l’esprit, à 20 ans (boudiou!!) de distance…Nostalgie teintée d’un peu de tristesse. Je me dis aussi que la ville a dû bien changer (n’est-ce pas Frérot?), qu’on a toujours de la famille là-bas. Que ma mère n’a pas tout à fait tourné la page sur son histoire familiale, et que c’est encore une destination où il faudrait que je l’accompagne. Point sensible, mais beaux souvenirs, pour ceux qu’il me reste.
Un petit week-end narré chez Karmara me fait replonger dans des souvenirs belges. Là encore, au milieu, un ami dont je n’ai plus entendu parler depuis fort longtemps. Mais sur ce coup, ce n’est pas que de ma faute.
Souvenirs de gaufres à se damner, d’un musée sur Tintin, de la Grand Place et des petites rues alentours. Vagabonder ça et là, et au détour d’un carrefour, se casser le nez sur un tout petit bonhomme au nom impossible et que je voyais bien plus grand, découvrir Magritte. Des sensations mitigées là-bas: le bonheur d’y être, de découvrir, de retrouver cet ami-depuis-peu, et puis l’incapacité à trouver mes marques (en peu de temps, soit), d’être très vite restreinte au centre ville.
Avoir envie de retourner dans ce pays, mais pas forcément d’abord dans cette ville, et partager tout ça avec mon homme pour me construire de nouveaux souvenirs.
C’est étrange, ces périodes où d’un coup, la mémoire est plus à vif, où tout remonte de façon insistante.
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23.10.2009 par Flo.
Or donc, je suis en pleine ascension de l’Himalaya. Là oui, je me suis carrément attaquée à la chaîne de montagnes, d’affilée.
Ca fait 2 ans que je cherche à poser le mot “fin” au terme d’une histoire qui en a duré 8.
Une histoire qui m’a à la fois affaiblie, et rendue plus forte. Qui m’a détruite, et reconstruite.
Une histoire que je suis prête à assumer, que je m’efforce d’inclure dans ma vie, en lui laissant la place qui lui est due, mais surtout pas plus.
Et depuis 2 ans, je n’y arrive pas. Les choses me résistent.
Au moment où enfin, j’avais pris ma décision, où je cherchais à tout prix à me donner confiance, où j’étais encore tremblante, fragile, j’ai trouvé quelqu’un qui a su être réactif. Une avocate pleine de bonnes intentions, et qui a accepté mon dossier, tel quel, pour une somme tellement modique que j’avais dû le lui faire répéter plusieurs fois avant de la croire.
Les choses se sont passées. Me confortant dans mes décisions, dans ma confiance en moi. C’est allé vite, très vite. Avant le milieu de l’année, tout était réglé, j’avais pris l’autoroute, j’étais arrivée à destination, ou presque. A quelques détails administratifs près, qui ne me concernaient plus directement.
Ces détails administratifs ont grippé les rouages. Depuis la fin de cette même année, j’ai commencé à sentir l’odeur de la fumée. A comprendre que mon éloignement géographique, mon trop plein de confiance en moi allaient me jouer des tours. Que je ne pouvais pas me libérer aussi vite, aussi facilement, de 8 ans d’emprise psychologique, et qu’il allait falloir piocher dans mes dernières ressources. Je devais m’attaquer à des démarches fastidieuses, épuisantes, pour me faire entendre, me faire comprendre. Moi qui ai toujours détesté, et soigneusement évité toute procédure de paperasse trop longue, j’étais en plein dedans. C’est bien connu, à force de contourner un obstacle, on finit toujours par rentrer dedans, il faut savoir surmonter ses démons, et il n’y a qu’en les affrontant qu’on y parvient.
Je me suis sentie très seule, tout au long de ce parcours. J’ai pourtant toujours été entourée d’amis prévenants, de compagnon concerné, et je les en remercie. Mais que peut-on répondre à quelqu’un qui dit “je n’arrive plus à joindre mon avocate, je suis devant porte close devant un problème d’argent qui ne me concerne pas. Je suis directement concernée, mais je n’ai pas de solution”? Moi-même je n’avais pas la réponse, je ne pouvais en demander à autrui. A part ouvrir mon porte-monnaie. Ce que je me suis refusée à faire, peut-être dans une obstination ridicule, mais j’en avais assez. Trop payé, de ma personne, de mes économies qui se sont envolées comme de la fumée. Saturation absolue.
Ces dernières semaines, ce n’était plus l’odeur de la fumée que je sentais, mais l’incendie que je voyais clairement s’allumer. Coincée par des démarches bloquées pour des raisons de papiers d’identité qui n’étaient pas à jour, j’étais dans l’impasse.
Pour être parfaitement juste, je n’ai pas passé ces 2 dernières années en étant tous les jours au téléphone ou à faire des courriers. Mais c’était dans un coin de ma tête, pas très loin. Ca revenait, de façon récurrente, comme une marée montante et descendante, comme un petit caillou dans la semelle, qui roule et gêne, non pas à chaque pas, mais de manière répétitive. J’avais beau secouer le soulier, rien n’y faisait.
Et puis, de plus en plus, ce besoin de me reconstruire qui passait par la clôture de ce dossier. Remettre chaque case à sa place, enfin regarder vers l’avant, cesser d’être tirée en arrière. Je vis actuellement trop de belles choses pour accepter de les noircir, de les assombrir par ces souvenirs désagréables. J’en suis épuisée.
De mésentente, le dossier est passé en litige. Je ne peux en vouloir à mon avocate, et son impression de s’être fait flouer: elle a voulu aider, contribuer. Elle s’est fait avoir. Ce qu’elle n’admet pas, c’est que moi aussi, je suis victime. Je n’avais pas prévu qu’elle serait traitée ainsi. Je ne l’ai pas prévenue, parce que dans mon ignorance, dans mon envie de vouloir faire les choses vite, et d’en finir une bonne fois pour toutes, je n’avais pas envisagé que ce n’était pas le souhait de tout le monde. Et que bloquer pour le plaisir était préférable à solutionner pour sainement tourner la page. Ca n’a jamais été sa façon de faire.
J’ai essayé de la joindre. Mail, téléphone. Barrages. J’ai compris que je n’aurais plus rien. Et que peut-on faire, lorsqu’on s’embarque dans un litige contre une personne qui connaît la loi comme sa poche? Je ne comprends pas le premier mot de son jargon, elle se régale à l’étaler pour me noyer.
Ce qu’elle n’a probablement pas prévu, c’est que tel un diesel, j’accepte longtemps les compromis, mais lorsqu’une limite est dépassée, je me transforme en cocotte minute. Je pioche dans ma rage de désespoir hargne une énergie insoupçonnée, qui me ferait soulever des montagnes. Je me transforme en Pitt Bull, je n’ai plus d’états d’âme. J’oublie que j’ai peur, je fonce, tête baissée. Enfin.
Puisque personne ne pouvait m’aider, j’ai empoigné mon téléphone. J’ai appelé, 5 personnes, 10. Je me suis baladée d’un palais à l’autre, d’un service à un autre. J’ai appris par coeur les musiques d’attente, j’ai répété mon laïus, encore et encore. J’ai atterri à Paris. On m’a expédiée en 10 secondes. Avec demande d’un courrier. J’ai pensé un instant “ça ne marchera jamais, ça va se perdre”. Je l’ai fait quand même, j’aurais dû y monter moi-même, je pense que j’y aurais sérieusement réfléchi. Moins de 2 semaines plus tard, j’obtenais le papier que je voyais comme mon sésame.
A cet instant, j’ai vu le bout du tunnel. J’ai contacté l’administration finale, celle qui devait enfin m’offrir le réel Graal. J’ai fait mon courrier, tout expliqué. Pour retomber une fois de plus le bec dans l’eau. Retour à la case de départ, l’ordre officiel ne pouvait provenir que de mon avocate, qui refusait toujours de me parler.
A la différence près que je suis tombée ce jour-là sur la responsable du service. Un ange, un cadeau du ciel. J’ignore si elle a vécu la même chose que moi, ou si mon histoire l’a particulièrement touchée, ni pour quelle raison. Elle fait pour moi depuis un mois des choses qui dépassent de loin ses compétences. Elle m’a tendu la main, m’a appuyée dans mon combat. Elle fait pression de son côté, m’a confortée dans mes convictions: je n’ai pas à payer au sens propre du terme pour des démarches qui me sont dues. Je n’ai pas à payer au sens figuré du terme pour un litige qui ne me concerne pas. Ca n’a que trop duré, mon avocate outrepasse ses droits, et surtout ses devoirs.
Si vous saviez (mais vous savez, qui n’a pas vécu ce genre de parcours ubuesque?) comme ça fait du bien. D’enfin être 2, savoir que l’énergie est partagée. J’ignore quel est le but de ma sauveuse. Si ce n’est de me donner satisfaction, alors qu’il n’y aura même pas de rémunération. De faire son travail bien, au-delà du bien, mieux que bien.
Elle m’a appelée ce matin, après ma dernière colère, où j’en suis arrivée à mettre en demeure un avocat. Sans gêne, mais avec une pointe d’appréhension quand même, je suis forcée de l’admettre.
Elle m’a offert un peu de légèreté, en m’annonçant qu’elle m’appuyait une nouvelle fois. Et que jusqu’à la date butoir que j’avais fixée, elle allait de son côté harceler le cabinet. Et leur faire comprendre qu’il allait falloir accélérer les démarches, et zapper quelques obligations intermédiaires qui n’avaient plus lieu d’être, 2 ans après (!!)
Alors oui, le soulagement ressenti lorsque j’ai entendu cette jeune femme qui a décidé de m’aider méritait bien une note. Parce que c’est ma première façon de lui rendre hommage, de la remercier, même si elle ne la lira probablement jamais. De me convaincre qu’on peut traverser beaucoup d’épreuves, mais qu’elles ne prennent réellement de sens que le jour où ces expériences nous permettent, à notre tour, de tendre la main.
Ce qu’elle ignore, c’est que même si l’issue de ces démarches m’importe, même si néanmoins ce que je tente, en dernier lieu, échoue, je lui serai éternellement redevable. Parce qu’elle a été là, elle m’a entendue, elle m’a épaulée. Et là, c’est sûr, la boîte de chocolats sera sur son bureau pour les fêtes de fin d’année.
Si je le pouvais, j’irais l’embrasser. Mais elle est un peu loin….
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22.10.2009 par Flo.
Au risque d’être lassante avec mes notes décousues et en forme de liste, je m’y remets néanmoins. Pour tout vous avouer, cela fait depuis le début de la semaine que je réfléchissais à un billet sur “vivre à 2″. Mais j’ignore pourquoi, il m’échappe, à chaque fois que je voulais m’y mettre, les mots me manquent, je digresse, je passe à autre chose; c’est généralement mauvais signe pour moi, preuve que ce que je veux écrire n’a pas encore de sens, et ne s’est pas formé dans ma tête. Je vais laisser mûrir, pour peut-être vous offrir une note un peu mieux construite et claire…ou pas.
Ca fait une semaine, aussi, que je voulais mettre des photos sur ces pages. Maintenant que j’ai quelque peu dompté les bases du logiciel officiel du site de recherche que je ne nommerai pas, j’ai réalisé, grâce à Lili qui m’a coachée dans ces premiers pas et un téléchargement compliqué, un ou deux montages qui sont fort sympathiques. Mais un peu répétitifs par rapport à ce que j’avais déjà mis, alors il faudrait que je prenne le temps de vous en faire un autre. Sauf que voilà, pour l’instant ça reste au stade du projet.
Toujours dans le domaine photo, pour répondre à Valérie, et à Chiboum, je voulais également, quand même, prendre le risque de photographier mon bureau. J’ai un appareil qui n’est pas précisément léger et discret, et surtout plein de collègues qui pourraient être (trop) curieux autour de moi, il va falloir le jouer serré. Mais ça, ça reste dans les projets qui seront réalisés, je m’y engage (je n’ose quand même pas trop trop promettre).
Ca fait 4 personnes en moins d’une semaine qui me voient et s’écrient en préambule “tu as l’air vraiment fatiguée”. Ok. Au-delà du cri du coeur pas forcément des plus agréables à entendre (partant d’un bon sentiment, je le sais, mais je préfèrerais nettement qu’on s’exclame “tu as maigri”, sauf que d’accord, c’est loin d’être vrai), ça me pose un double problème: comment combattre cette fatigue sans avoir de vacances proches, voire même 2 semaines plutôt chargées à venir, et en ayant pourtant résolu le principal souci, à savoir des nuits hachées. Je continue néanmoins à me réveiller. Ma qualité de sommeil ne doit pas être bonne, même si je fais tout pour. Et non, je n’arrive pas à me coucher plus tôt que ce que je ne fais déjà, ou alors je plonge en déprime de n’avoir rien le temps de faire le soir, surtout maintenant que cela peut être partagé….
Mon 2ème cours hier a été aussi enthousiasmant que le premier. Je réalise avec stupeur, satisfaction, et une pointe d’incrédulité (du genre “ça ne peut pas durer, c’est trop beau”) que je mémorise très facilement les protocoles. Moi qui craignais le contraire, finalement j’en fais vite abstraction. Pour pouvoir me plonger pleinement dans la finalité du geste: soulager et faire du bien. Et je me fais du bien à moi aussi, par la même occasion. Par contre je ne me fais pas d’illusion, il faut que je prenne le temps de réviser l’anatomie, et quand il y aura plus d’un protocole à retenir, ça risque d’être un peu plus coton. Il va falloir trouver du temps pour revoir tout ça (théorie et pratique!) à la maison….
J’ai appris à mon grand dam que cette formation allait nous muscler les bras, les épaules et les mains, en version nageur-nageuse. Euh, ça ne va pas là, ce n’est pas à cet endroit que j’aurais besoin de prendre du muscle, moi! Et puis il paraît que la pratique du piano va devenir compliquée. Ahem, je ne l’ai pas lu dans le contrat, même en tout petits caractères….Cela dit, je n’ai rien à rétorquer. Déjà, il faudrait que je me remette un peu plus sérieusement au piano que ce que je fais (ne fais pas….) jusqu’à maintenant….
La prochaine note sera construite ou ne sera pas….
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20.10.2009 par Flo.
-Nouveau rythme depuis le début de la semaine. C’est si bon que je peine encore à y croire. Mais pas évident de s’organiser, du coup j’arrive à la bourre le matin, et j’ai hâte de rentrer le soir. Ca aussi, il faut s’y faire!
-Nouveauté hier, ça y est, le coup d’envoi a été donné, et j’ai eu mon premier cours. Retour épuisée mais heureuse au bercail. Deux fois par semaine, il va falloir tenir, mais au bout, ce sont des changements encore plus importants qui s’annoncent. C’est merveilleux et effrayant à la fois.
-Je dois passer un coup de fil depuis hier, je repousse, je redoute. Mon Himalaya me résiste, je monte de quelques mètres et repars en glissade. Je sais qu’il va me falloir de la fermeté, mais aussi du courage pour continuer les démarches, d’un autre côté je n’ai pas le choix. Mais ça m’épuise.
-Interrogations et inquiétudes au boulot. On se demande tous ce qu’on va devenir. Une équipe qui doute est rarement productive. Restent le soutien entre nous, et une certaine bonne ambiance, qui n’est pas trop ternie, heureusement.
-On est au bord de la faillite, et pourtant on continue à m’envoyer à Paris une semaine. Pour la jolie somme d’un minimum de 1000 Euros. Y’a des jours, je me demande vraiment si nos dirigeants méritent le salaire faramineux qui est le leur. Et je ne cesse de constater avec une réelle tristesse que la base et le sommet sont sincèrement déconnectés. Jignore ce qui va pouvoir rétablir la communication….
-Le Grand Yaka est parti en rendez-vous (enfin!). Du coup, sortie des petits gateaux, chocolats noirs et blancs, et bonbons bio (si, ça existe!!) Dégustation d’équipe, avec un petit thé anglais, ça fait du bien au moral (peut-être un peu moins à la balance)
-Evidemment, le jour où je me décide à vraiment m’habiller pour cesser de grelotter, la température frise les 20 degrés. Je sue tant et plus dans mon col roulé, et c’est impossible d’aérer ici. Je n’ai qu’une hâte, rentrer et me changer, après une bonne douche.
Vivement ce soir, vivement ce soir, vivement ce soir….
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15.10.2009 par Flo.
Ce matin, l’herbe était presque blanche de givre. La rosée (oui Zelda, j’adore la rosée, même au quotidien) avait pris froid.
La lumière est d’une fragilité qui m’émeut chaque jour, particulièrement à cette saison. Départ de la maison dans une température glaciale, saisissante. A chaque tour de roues, la lumière se fait plus présente. Le ciel se colore, chatoyant, comme il sait si bien le faire, jouant une gamme de bleus, de roses, de jaunes. On guette les premiers rayons de soleil, et l’idée qu’ils vont nous réchauffer tout de suite.
Je traverse ce petit bout de campagne, entre plusieurs maisons éparses. Il s’y dégage une sérénité incroyable, à tel point que me sont venus l’envie, l’espoir d’y vivre. Les loupiotes clignotent aux fenêtres. J’y devine des enfants mal réveillés. L’odeur du café dans la grande cuisine, le pain chaud aussi, peut-être une femme qui, comme je voudrais le faire, se tiendrait devant la fenêtre, regarderait les phares de voitures trouer l’obscurité, savourant les quelques dernières minutes avant de partir au travail, se plonger dans le grand bain; mains autour d’une tasse brûlante. Le sommeil encore si proche, les rêves encore présents.
Je m’y vois, si bien. Chaque matin, je ralentis un peu en traversant ces lieux. Comme pour m’imprégner, me donner la force pour le reste de la journée. Quand le soleil sera enfin levé. Que la vie battra son plein. Qu’il n’y aura plus de place pour l’à peu près, les rêveries, sous une lumière franche d’où les ombres ont été chassées.
On prend chaque instant, chaque image, pour se donner du courage….
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14.10.2009 par Flo.
Comme beaucoup de personnes sans doute, je déteste ce moment charnière où on débarque dans un nouveau groupe sans y connaître personne. Ces premières secondes, minutes de découvertes mutuelles, où il faut surveiller la première impression que l’on offre, et s’efforcer de ne pas juger autrui sur une première impression trop soudaine.
La finalité peut être la plus fabuleuse, la plus alléchante possible, j’ai toujours un fort sentiment de lâcheté à la perspective de cette épreuve, et mon esprit particulièrement retors est capable de trouver les meilleures alternatives pour éviter de se confronter à cette peur profonde.
Aujourd’hui, ça a été la parfaite journée type du style:
-Je savais depuis pratiquement 6 mois que j’avais cette date en attente, ce rendez-vous. J’ai repoussé jusqu’au bout l’étude approfondie de ce qui m’attendait, sous le plus ou moins fallacieux prétexte que j’avais pris ma décision et que je m’y tenais, m’y tiendrais.
-Sans que je puisse l’anticiper, le lieu de rendez-vous a déménagé: bouleversement dans mes projets de trajet, abandonner l’idée du métro, s’efforcer de prendre la voiture, surmonter l’angoisse de se perdre dans une ville que je ne maîtrise encore pas du tout au volant, surtout au centre.
-Malgré une certaine projection, je me retrouve à récupérer un gps en haute voltige à peine la veille, calant ça dans un emploi du temps qui était quand même déjà passablement verrouillé.
-Je ne pense pas à l’allumer pour le tester hier. Et commence à stresser comme une grande ce matin à 8h, me souvenant brusquement qu’il était verrouillé par un code. Dont j’étais forcément incapable de me souvenir, bien entendu. Et je n’apprends qu’à passé 17h (à peine 1 heure avant mon rendez-vous) qu’il me suffit de l’allumer, le code ayant été enlevé. Grand moment de solitude. Et une journée à stresser alors que j’aurais pu régler ce problème bien plus tôt, rien qu’en testant l’appareil, ou en appelant ce matin, plutôt que cet après-midi.
-Je vérifie sur m@ppy. Rentre l’adresse. Pars à l’heure. Jusque là, je suis fière de moi. Sauf qu’après 45 minutes de bouchons cotons en plein centre ville, où je me répète tous les 100 mètres “ce n’est pas possible, c’est pas ça que j’ai vu surle plan”, “ce n’est pas possible, je ne pourrai jamais faire ça deux fois par semaine, non non il n’y a pas d’alternative possible, non non il faut que je renonce, tant pis j’abandonne la formation” (observez là la démarche particulièrement vicieuse de mon subconscient qui cherche à me faire céder à l’angoisse bien plus profonde), je me retrouve devant le but indiqué sur le gps. Qui est faux.
-Téléphone donc en catastrophe à mon amie. Qui décroche, ouf. Qui me donne une autre adresse: celle que j’avais bien consultée initialement sur le plan. Sauf qu’au moment de la rentrer dans le gps, j’ai confondu bernard et bertrand, c’est quand même fou hein. Et j’ai pourtant vérifié 6 fois.
-Re-panique: “non non, tant pis, je n’y vais pas. C’est à 10 minutes mais avec le monde, j’arriverai en retard. Et je ne peux pas arriver en retard la première fois, je me ferai remarquer. Tant pis, je lâche l’affaire, c’est un signe”. Je m’obstine. A ce stade, je le sais bien, ce n’est pas pour moi. Mais parce que j’ai tellement parlé de tout cela autour de moi (pas folle la guêpe, elle prévoit ses arrières, elle se connaît aussi) que je ne peux pas dire “ah ben non, j’ai renoncé, une fois de plus”. Là non, ma fierté ne me l’autorise pas.
Et comme par hasard, je suis arrivée comme une fleur. Et j’ai trouvé une place juste devant, alors que je me suis engagée dans la rue avec ma petite voix railleuse qui braillait “non mais t’as vu le coin glauque??? Et tu vas galérer pour te garer, tu vas y passer 15 minutes, envolées tes 5 miraculeuses minutes d’avance”. Je n’étais de loin pas la dernière, voire même la seconde.
Les impressions? Comme toujours, j’ai repéré mes têtes. Bonnes ou mauvaises. J’ai été enthousiasmée par le programme. Je ne regrette rien, j’ai même hâte de commencer. J’espère que cela me mènera sur la route que j’ai choisie, envie de vivre, d’expérimenter. Je n’en sais rien, je sais juste que c’est un défi. Que le prof me va, j’aime ce qu’il dégage, j’aime sa philosophie, j’aime sa façon de nous mettre à l’aise.
Mais comme je suis une peste, je suis quand même repartie en me disant “purée, mais comment j’ai pu me planter dans le prix??? Sérieux, c’est beaucoup trop cher, je n’y arriverai jamais. L’effort est trop gros. Il faut que j ‘arrête, je ne peux pas me le permettre”.
J’ai fait, tout au long du trajet du retour, des calculs. Oui, ce sera serré. Mais j’espère y arriver. Il y aura les cadeaux de Noël et d’anniversaire inclus, ça le vaudra bien. Et puis je ne peux pas m’arrêter là, de toute façon, c’est impossible.
Je les connais, ces mécanismes d’angoisse profonde. Ca fait une trentaine d’années que je vis avec. Que j’y ai succombé un nombre indécents de fois. La différence aujourd’hui, c’est que je les reconnais. Que j’arrive à les anticiper, à baliser le terrain. Mais n’empêche, c’est épuisant. Et j’aimerais quand même bien trouver le baillon définitif pour la faire taire, cette petite voix….
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13.10.2009 par Flo.
Samedi matin, j’ai fait mon caprice et j’ai eu gain de cause. Nous sommes partis à moto, en nous disant que de toute façon, c’était la météo qui se trompait, et que nous étions du genre amphibies.
J’ai été trempée au bout de 10 minutes de route. Ca m’apprendra à réclamer l’inconfort du froid et de l’eau, plutôt que la douceur d’un habitacle de voiture. Mais l’Aveyron ne vaut-il pas une belle averse de pluie?
Découverte d’une région somptueuse. Où l’automne est bien là, et déploie ses couleurs dans les fastes les plus absolus. La douceur du Lot qui s’étire langoureusement entre les collines. Des tapis de feuilles et de châtaignes rendent la route délicate, aléatoire. L’émerveillement de paysages grandioses, loin de tout. L’impression de dépaysement le plus total, le charme des petits villages en pierres de taille et l’odeur du feu de bois qui donne envie de s’arrêter à chaque coin de rue.
Une étape gourmande dans un restaurant, où j’ai fini par me réchauffer tant bien que mal, m’a rappelé qu’on ne mangeait pas léger là-bas, mais si bien, et si généreusement. Nous avons dégusté les plats du terroir, le regard perdu sur les noyers, à observer un âne paître dans le champs d’à côté.
Les retrouvailles ont été merveilleuses, et si simples. Comme si nous nous étions quittés depuis quelques jours seulement, c’est cela, la marque des grandes amitiés. Les projets et les envies étaient là, découvrir le coin pendant le peu de temps de notre séjour, se découvrir les uns et les autres pour ceux qui ne se connaissaient pas. Apprendre une nouvelle merveilleuse et toujours aussi émouvante. Recevoir une marque d’affection et de confiance que je m’estime très loin de mériter, mais dont j’essayerai d’être à la hauteur, et qui me touche d’une façon incroyable.
Dimanche, le soleil était au rendez-vous, et de toute façon il ne pouvait en être autrement. Conques nous tendait les bras, ni à moto ni à voiture, mais à pied. Une grande, immense descente au milieu de la forêt, avec à l’esprit l’idée qu’il allait falloir remonter par le même chemin. Découvrir au détour du sentier la vue sur le village, souffle coupé devant tant de beauté, d’authenticité. Y arriver sous un soleil encore plus radieux, fin de messe, grande affluence. Un petit resto entre nous 4, la visite de l’abbaye et déjà, il est temps de repartir, de se lancer à l’assaut de la pente. Un bon 35% de montée en 2 petits kilomètres, le coeur s’emballe, je me rappelle à quel point je manque de souffle, d’endurance, mais faire un effort fait tant de bien, et la satisfaction au sommet est si belle….
Et puis ça y est, le temps de repartir, de reprendre les casques, les cuirs. On se reverra le week-end prochain, pour une virée un peu particulière, il ne reste que la semaine à passer.
Le chemin du retour est bien plus doux, sous le soleil couchant qui cisèle le ciel rempli de gros nuages gris. Les rayons s’échappent, forment des auréoles, offrent au paysage une lumière particulière et propre à la saison…Ce tableau final réunit à lui seul l’intensité et la beauté du week-end.
Mais après tout, les images valent bien mieux qu’un long discours….
PS1: Tout cela fait à une heure indécente, m’obligeant à m’excuser d’une mise en page pas du tout soignée, mais les photos parlent d’elles-mêmes…
PS2: Zelda, il y a là-dedans une spéciale dédicace que tu sauras reconnaître bien entendu!
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