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octobre 2009
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Archive pour 13.10.2009

Si beau et si fugace

Samedi matin, j’ai fait mon caprice et j’ai eu gain de cause. Nous sommes partis à moto, en nous disant que de toute façon, c’était la météo qui se trompait, et que nous étions du genre amphibies.
J’ai été trempée au bout de 10 minutes de route. Ca m’apprendra à réclamer l’inconfort du froid et de l’eau, plutôt que la douceur d’un habitacle de voiture. Mais l’Aveyron ne vaut-il pas une belle averse de pluie?

Découverte d’une région somptueuse. Où l’automne est bien là, et déploie ses couleurs dans les fastes les plus absolus. La douceur du Lot qui s’étire langoureusement entre les collines. Des tapis de feuilles et de châtaignes rendent la route délicate, aléatoire. L’émerveillement de paysages grandioses, loin de tout. L’impression de dépaysement le plus total, le charme des petits villages en pierres de taille et l’odeur du feu de bois qui donne envie de s’arrêter à chaque coin de rue.
Une étape gourmande dans un restaurant, où j’ai fini par me réchauffer tant bien que mal, m’a rappelé qu’on ne mangeait pas léger là-bas, mais si bien, et si généreusement. Nous avons dégusté les plats du terroir, le regard perdu sur les noyers, à observer un âne paître dans le champs d’à côté.

Les retrouvailles ont été merveilleuses, et si simples. Comme si nous nous étions quittés depuis quelques jours seulement, c’est cela, la marque des grandes amitiés. Les projets et les envies étaient là, découvrir le coin pendant le peu de temps de notre séjour, se découvrir les uns et les autres pour ceux qui ne se connaissaient pas. Apprendre une nouvelle merveilleuse et toujours aussi émouvante. Recevoir une marque d’affection et de confiance que je m’estime très loin de mériter, mais dont j’essayerai d’être à la hauteur, et qui me touche d’une façon incroyable.

Dimanche, le soleil était au rendez-vous, et de toute façon il ne pouvait en être autrement. Conques nous tendait les bras, ni à moto ni à voiture, mais à pied. Une grande, immense descente au milieu de la forêt, avec à l’esprit l’idée qu’il allait falloir remonter par le même chemin. Découvrir au détour du sentier la vue sur le village, souffle coupé devant tant de beauté, d’authenticité. Y arriver sous un soleil encore plus radieux, fin de messe, grande affluence. Un petit resto entre nous 4, la visite de l’abbaye et déjà, il est temps de repartir, de se lancer à l’assaut de la pente. Un bon 35% de montée en 2 petits kilomètres, le coeur s’emballe, je me rappelle à quel point je manque de souffle, d’endurance, mais faire un effort fait tant de bien, et la satisfaction au sommet est si belle….

Et puis ça y est, le temps de repartir, de reprendre les casques, les cuirs. On se reverra le week-end prochain, pour une virée un peu particulière, il ne reste que la semaine à passer.
Le chemin du retour est bien plus doux, sous le soleil couchant qui cisèle le ciel rempli de gros nuages gris. Les rayons s’échappent, forment des auréoles, offrent au paysage une lumière particulière et propre à la saison…Ce tableau final réunit à lui seul l’intensité et la beauté du week-end.

Mais après tout, les images valent bien mieux qu’un long discours….

1-maison.jpg

2-maison.jpg

3-paysage.jpg

4-conques.jpg

5-chapelle.jpg

6-abbaye.jpg

7-paysage.jpg

PS1: Tout cela fait à une heure indécente, m’obligeant à m’excuser d’une mise en page pas du tout soignée, mais les photos parlent d’elles-mêmes…
PS2: Zelda, il y a là-dedans une spéciale dédicace que tu sauras reconnaître bien entendu!

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