Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 15.10.2009.
15.10.2009 par Flo.
Ce matin, l’herbe était presque blanche de givre. La rosée (oui Zelda, j’adore la rosée, même au quotidien) avait pris froid.
La lumière est d’une fragilité qui m’émeut chaque jour, particulièrement à cette saison. Départ de la maison dans une température glaciale, saisissante. A chaque tour de roues, la lumière se fait plus présente. Le ciel se colore, chatoyant, comme il sait si bien le faire, jouant une gamme de bleus, de roses, de jaunes. On guette les premiers rayons de soleil, et l’idée qu’ils vont nous réchauffer tout de suite.
Je traverse ce petit bout de campagne, entre plusieurs maisons éparses. Il s’y dégage une sérénité incroyable, à tel point que me sont venus l’envie, l’espoir d’y vivre. Les loupiotes clignotent aux fenêtres. J’y devine des enfants mal réveillés. L’odeur du café dans la grande cuisine, le pain chaud aussi, peut-être une femme qui, comme je voudrais le faire, se tiendrait devant la fenêtre, regarderait les phares de voitures trouer l’obscurité, savourant les quelques dernières minutes avant de partir au travail, se plonger dans le grand bain; mains autour d’une tasse brûlante. Le sommeil encore si proche, les rêves encore présents.
Je m’y vois, si bien. Chaque matin, je ralentis un peu en traversant ces lieux. Comme pour m’imprégner, me donner la force pour le reste de la journée. Quand le soleil sera enfin levé. Que la vie battra son plein. Qu’il n’y aura plus de place pour l’à peu près, les rêveries, sous une lumière franche d’où les ombres ont été chassées.
On prend chaque instant, chaque image, pour se donner du courage….
Posté dans Petits plaisirs & petits bonheurs, états d'âme, renaissance | 9 commentaires »