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26.10.2009 par Flo.
Depuis ce matin, je bugge sur la date du jour, et je viens de comprendre pourquoi. C’est l’anniversaire d’un ami que j’ai laissé de côté depuis 2 ans. Ses 40 ans, en plus. Un ami que je n’avais pas perdu malgré la distance. Qui a vécu la même chose que moi, à un an près. Et lorsque ça lui est arrivé il a eu besoin d’en parler au moment où moi, j’avais besoin de digérer. Il se faisait (peut-être? probablement?) des idées alors que j’étais très loin d’avoir envie même d’y penser.
Aujourd’hui, l’appeler est impensable. Mais j’ignore même si je suis capable de lui écrire. Lui donner signe de vie serait un peu comme être prête à le revoir, lorsque je retournerai dans mes montagnes. Je ne suis pas certaine de ça. Je me sens coupable envers lui, coupable de ne pas avoir respecté le contrat de l’amitié. Celui de la franchise aussi, je l’ai laissé tomber à un moment douloureux pour lui (et pour moi un peu aussi), je n’ai pas su me justifier. J’ai laissé dormir, puis pourrir, une relation qui aurait avant tout nécessité de la sincérité.
Et une fois de plus, je risque fort de laisser passer cette journée, puis une année encore. En me disant qu’un jour, je tomberai fatalement sur lui au coin d’une rue. Et que ce jour-là, j’aurai envie de disparaître dans un tout tout petit trou de souris…
Echange de mails avec ma mère à propos de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. Incompréhension entre nous 2, et elle de s’attrister à l’idée que le voyage qu’elle avait fait avec moi, juste après la chute, ne m’ait pas marqué autant que ça. Moi de lui aligner tous les souvenirs que j’ai encore à l’esprit, à 20 ans (boudiou!!) de distance…Nostalgie teintée d’un peu de tristesse. Je me dis aussi que la ville a dû bien changer (n’est-ce pas Frérot?), qu’on a toujours de la famille là-bas. Que ma mère n’a pas tout à fait tourné la page sur son histoire familiale, et que c’est encore une destination où il faudrait que je l’accompagne. Point sensible, mais beaux souvenirs, pour ceux qu’il me reste.
Un petit week-end narré chez Karmara me fait replonger dans des souvenirs belges. Là encore, au milieu, un ami dont je n’ai plus entendu parler depuis fort longtemps. Mais sur ce coup, ce n’est pas que de ma faute.
Souvenirs de gaufres à se damner, d’un musée sur Tintin, de la Grand Place et des petites rues alentours. Vagabonder ça et là, et au détour d’un carrefour, se casser le nez sur un tout petit bonhomme au nom impossible et que je voyais bien plus grand, découvrir Magritte. Des sensations mitigées là-bas: le bonheur d’y être, de découvrir, de retrouver cet ami-depuis-peu, et puis l’incapacité à trouver mes marques (en peu de temps, soit), d’être très vite restreinte au centre ville.
Avoir envie de retourner dans ce pays, mais pas forcément d’abord dans cette ville, et partager tout ça avec mon homme pour me construire de nouveaux souvenirs.
C’est étrange, ces périodes où d’un coup, la mémoire est plus à vif, où tout remonte de façon insistante.
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