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30.11.2009 par Flo.
-Je vis de loin le séisme qui secoue mon pays d’origine. J’ai vécu celui d’il y a 16 ans, lorsqu’à quelques mois de ma majorité, mes concitoyens avaient décidé, sans que je ne puisse donner mon avis, que l’Europe ne les intéressait pas. Depuis cette déception dont j’ai mis beaucoup temps à me remettre, je cherche le détachement, et l’expatriation est finalement un moyen un peu lâche mais bien pratique. Alors j’assiste, impuissante, à la révolte de mon frère et de ma mère. Et je ne peux que les soutenir et leur dire que je comprends, et que je fais grise mine aussi, même si c’est trop facile à dire…
-Je savoure un carré de chocolat à la badiane, apporté par mon collègue. Et reviennent à moi les saveurs des biscuits de Noël. Nous sommes tombés d’accord pour admettre qu’il ne manquait au tableau qu’un feu de bois et un bon thé, pour être dans une bonne situation. En regardant par la fenêtre, la météo semble s’être d’un coup souvenue de la date.
-Je stresse à la perspective de mon cours de ce soir. Hier, j’ai emprisonné mon cher et tendre, et l’ai contraint-forcé pendant 2 heures à être mon cobaye, afin de pouvoir répéter mes protocoles. Je ne fais pas la fière, j’ai encore bien du travail pour me souvenir des bons enchaînements, et des bons gestes. Et ce soir, nous allons avoir droit à une répétition générale, sans filet!
-J’essaye de lâcher prise face à toutes ces rumeurs au boulot. Les inquiétudes des uns, les avis des autres. J’en ai assez. Mais je finis par me dire qu’elle est peut-être bien là, la raison de mon mal d’oreille qui semblait s’être calmé ce week-end et qui revient en force depuis ce matin.
-Je pense à tous les mails que je dois écrire, que j’ai envie d’écrire, et que je ne parviens pas à commencer.
-Je me dis qu’il faut que je trouve la bonne photo pour illustrer le doux week-end que nous avons partagé à 3. Entre soleil et pluie, entre Novembre et Décembre.
-J’ai hâte de replonger dans ce livre qui m’a happée au détour d’un rayon, après en avoir lu une phrase sur un blog en passant. Certains livres nous choisissent, celui-ci en fait clairement partie, il ne pouvait pas tomber mieux, de façon aussi pertinente. Je redécouvre le bonheur replonger dans l’intrigue à chaque instant de libre. Plus de 100 pages en une journée, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas dévoré de la sorte
J’essaye de recommencer une semaine le plus sereinement possible…
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27.11.2009 par Flo.
Ca bouge beaucoup autour de moi. En bien, d’ailleurs, et j’en suis ravie. Mais il y a comme ça des périodes, plus ou moins longues, où l’on sent beaucoup de forces en action. Des changements majeurs, ou mineurs, mais qui s’annoncent tous en même temps. Un peu comme si quelque chose de figé ne pouvait pas le rester si longtemps, et que forcément, des positions devaient être modifiées. Et selon l’adage du battement d’ailes de papillon, un mouvement en entraîne d’autres.
Ce sont de beaux projets qui m’entourent (peut-être aussi parce que je n’ai pas envie de laisser ici place aux plus négatifs). Ce sont des mariages, des enfants. Des envies, des idées, des élans qui naissent, qui se forment, qui avancent. J’en suis soit témoin, soit actrice, soit spectatrice, et quelle que soit ma position, elle me rend heureuse.
Ma vie n’avait pas non plus été aussi stable depuis fort longtemps. J’ai trouvé un ancrage. Certes, il y a des ajustements à faire. Des petits tracas, des interrogations, mais que serait la vie sans ses questions? Je les aime, ces questionnements, parce que ce sont eux qui me font avancer. Il faut juste que j’apprenne parfois à lâcher les pédales, et laisser rouler le vélo en roues libres. Histoire de savourer le vent sur ma figure, le paysage autour, et cesser de regarder le bitume.
D’où me vient, alors, cette envie de tout envoyer valser? De garder mon essentiel, celui dont je tiens la main depuis un an et demi, et oublier tout le reste? Réinventer, détruire pour reconstruire? D’où viennent ces insatisfactions qui s’exacerbent à chaque tournant? D’où viennent ces envies de tout perdre, lorsque j’ouvre les yeux le matin?
Rebellion adolescente tardive, ou peut-être enfin, un mal-être constructif (sisi, ça doit exister) que je laisse s’exprimer, puisque j’ai trouvé mon ancre quotidienne? Oui, c’est beaucoup en lien avec ma voie professionnelle. Ce n’est pas un scoop, je ne me suis pas réveillée il y a peu, étonnée, en me disant “mon boulot n’est pas fait pour moi, il faut que je bouge”. J’ai commencé à changer il y a presque 2 mois, et c’était déjà le résultat d’une longue évolution intérieure, et d’une bonne dose de courage qu’il m’a fallu réunir.
C’est plus profond, cependant. C’est ce regard hébété que je porte au quotidien sur mes semblables, sur mes lieux, sur mes habitudes. Ces interrogations de ce que je veux accepter, ce que je peux rejeter. Ce que je veux reconstruire. C’est cette idée que j’arrive à un virage (mais qui m’indique que le virage est maintenant, ne sommes-nous pas, après tout, constamment sur une route sinueuse?), que je vais avoir à prendre des décisions qui seront bien plus importantes pour la suite. Qu’il y a des envies chevillées au corps que je ne veux pas perdre. Et d’autres pressions sociales que je voudrais briser.
Hier, mon cher et tendre m’a dit, avec une simplicité effarante “aujourd’hui, j’ai décidé de positiver. J’en ai eu marre de cette pression, de cette mauvaise ambiance au boulot, et j’ai décidé que ce n’était pas mon essentiel, que ça n’avait aucune importance. J’ai préféré me concentrer sur mes petits et grands bonheurs, et prendre du recul”. C’est lui qui a raison. Je sais que nos petits et grands bonheurs (communs ou séparés) sont les preuves quotidiennes que nous sommes sur le bon chemin. Il y a juste certains jours où ces questions et réflexions qui m’assaillent sont plus douloureuses et plus présentes que d’autres. Où je peine plus à lâcher les pédales.
Et puis, quelle est cette voix que je refuse, semble-t-il, d’écouter, pour avoir ainsi mal à l’oreille?
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19.11.2009 par Flo.
Ce soir (mais pourquoi diable le temps s’étire-t-il autant, lorsque l’impatience est là, pourquoi ai-je déjà l’impression d’avoir vécu 3 journées depuis ce matin?), je suis en week-end de 4 jours. Dans ma bulle, avec mon homme, à savourer des moments à 2, en tête à tête, un week-end habituel à rallonge, en rattrapage des vacances communes que nous peinons tant à avoir.
Alors autant dire que, même si je ne me mets aucun frein, je risque d’être un peu loin de ce blog.
Mardi, à 5 heures du matin, je me lèverai difficilement, m’arracherai à la torpeur qui m’aura sans aucun doute gagnée pendant ces 4 journées précédentes qui, elles, passeront à toute allure je le sais déjà, et j’irai attraper un avion, pour la seconde fois dans le mois, et qui m’emmènera jusqu’à la capitale. Second (et dernier, je le souhaite) volet d’une formation épuisante et dense. Cette fois, pas moyen de vraiment arranger l’emploi du temps et en prendre pour moi. Ou à peine. Cette fois aussi, je ne jouerai pas ma futée, et je prendrai un bagage cabine, donc pas de pc personnel. Et probablement des difficultés à blogger.
Ca tombe dans une période de pénurie d’inspiration, et je compte bien en revenir chargée d’histoires à vous raconter. En attendant, ne soyez pas surpris du silence qui s’instaure sur ces pages. Il sera sain et bénéfique, parce qu’une pause, un moment de réflexion, un véritable silence peuvent receler parfois bien plus de richesses que tant de bavardages.
Je vous souhaite à tous une excellente semaine!
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18.11.2009 par Flo.
-C’est hallucinant, cet épuisement qui me tombe dessus alors qu’il n’a guère de raison d’être! Jambes coupées, impossible de me lever le matin, de trouver l’énergie pour démarrer la journée. Lundi soir, j’ai fait une grosse séance de formation, aussi bien dans la réception que dans le don, et je crois que ça m’a passablement secouée. Il va falloir se préparer pour ce soir, puisque c’est la suite annoncée.
-Les fêtes arrivent, et tout soudain l’air de rien, on se retrouve à faire ça chez nous, avec 9 personnes! Euhh, alors là comment dire, je serais un peu en train de stresser, pas grand chose, hein, mais on n’a pas de vaisselle pour autant de personnes, pas de verres, pas de chaises, rien! Quoi, on est des SDF? Ben disons qu’on a mis ce qu’on avait en commun, jusqu’ici ça suffisait, mais là clairement ça ne va plus, surtout pour faire une table de Noël digne de ce nom…Il va falloir courir les grandes enseignes et comparer les prix!
-Et puis dans la même veine, si vous avez des suggestions de repas, je suis preneuse! Ces bouches-là, il faut les nourrir! Pas que de foie gras et huîtres, je doute qu’on trouve l’approbation de la banque. Mais même sur du plus simple, juste trouver les idées, sachant qu’il y aura 2 enfants, 7 adultes, pas tous les mêmes goûts, pas des mêmes régions…Je suis du genre à faire participer, mais le fil conducteur, il faudra bien le donner! Oui, je stresse!
-Un week-end prolongé qui s’annonce. Une revanche du 11 Novembre! Et qu’est-ce qu’on a hâte! 4 jours rien qu’à nous, ok, on sait déjà qu’il faudra qu’on aille justement courir quelques magasins, mais en fait, en y réfléchissant, on déambulera plutôt que de courir…Ni lui ni moi n’avons envie de nous stresser, et peu de gens seraient capables de nous faire changer d’avis pour le coup.
-Fatigue et panne d’inspiration sur ces pages. J’ai appris depuis quelques temps à laisser couler, me mettre la pression pour écrire, c’est le meilleur moyen de tout bloquer. Je m’étonne quand même de ces montagnes russes, ces jours où le moindre détail me paraît bloggable, et puis ensuite, des périodes où rien ne m’inspire. Ce n’est pas toujours une question d’état d’esprit, ce doit être le syndrome de la feuille blanche, ou que sais-je. Ca manque de photos aussi, je trouve, mais là, même si je trouve de beaux endroits, je n’ai pas toujours l’appareil avec moi. Damned! (Allô, père Noël?)
-Ce week-end, nous avons découvert avec Miss Blondinette une ravissante balade dans les bois et à flanc de colline, à 2 pas de chez nous. Tout un parcours de découverte nature, arbres et plantes. C’est sûr, en automne c’est un peu loupé pour reconnaître les variétés botaniques mais l’endroit était à ravir, et maintenant qu’on le connaît, je crois que nous irons le visiter à chaque saison. C’est quand même fou, on s’imagine toujours qu’il faut faire des kilomètres pour trouver de beaux endroits, alors qu’on en a à notre porte, totalement ignorés!
-Lundi toujours, déplacement vers l’Ouest, au pied des montagnes. Dans une météo comme seule la région sait nous l’offrir: les cîmes enneigées des Pyrénées de plein fouet, une lumière poudreuse, dorée puis rosée. Un retour dans un coucher de soleil flamboyant, un ciel d’un bleu azur à faire pâlir d’envie les tropiques (une température à 20° éhontée pour un mois de Novembre), et moi qui ai dû me répéter une douzaine de fois dans la journée: “je vais tout plaquer, je ne peux pas passer à côté de journées pareilles, enfermée dans des bureaux, là c’est en montagne que je devrais être, partout dans la nature sauf ici”. Le problème, c’est qu’à me le répéter, je vais finir par le faire, c’est bien ça le souci.
-Après le rush de Noël, je rêve d’un réveillon en tête à tête au calme. Et pourquoi pas à la montagne? Mais il va falloir trouver le bon plan financier, et je doute que ce soit envisageable…
Peut-être que ces billets sans queue ni tête sont un moyen de reprendre de l’élan? Comme un rétrogradage pour retrouver de la vitesse?
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13.11.2009 par Flo.
En réponse à une boucle qui tourne dans la blogosphère, et notamment à Zelda (et qui tombe comme par hasard à point nommé à une période où je m’interroge sur la direction que je veux donner à ma vie).
Dans une autre vie:
-Je serais kiné
-Je serais journaliste archéologue
-J’aurais osé, à 18 ans. Et à 20 ans, et plus tard encore
-Je serais déjà à mon compte
-Je voyagerais, loin, très loin. Tout le temps
-Je serais libre, encore plus que maintenant. Libre des contraintes, libre de partir n’importe quand, et n’importe comment. Et n’importe où
-J’aurais peut-être des enfants
-Je n’aurais pas dit oui. Ou alors j’aurais plus vite dit non
-La planète entière serait mon terrain de jeu
-Je retournerais bien plus souvent sur l’eau. Sous l’eau. Au sommet des montagnes
-Je serais encore plus rebelle
-J’aurais moins peur du regard d’autrui
-J’aurais ce petit grain de folie qui me manque si souvent
-Je saurais profiter mieux, plus longtemps, plus merveilleusement de ces petits riens qui font les grands bonheurs
-Nous n’hésiterions pas, au diable la raison, et nous l’aurions fait
Dans une autre vie, je serais de toute façon partie.
Mais dans une autre vie, je n’aurais pas tout ce(ux) que j’aime aujourd’hui. Et rien que pour ça, je n’en veux pas…
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12.11.2009 par Flo.
Hier, le temps était celui d’un 11 Novembre, en pire. Vous prenez la pluie, le brouillard, le froid. Vous mélangez, et vous pimentez. Vous commencez à avoir une vague idée de ce que ça donnait.
J’aime le cocooning, j’aime buller, mais j’ai aussi la bougeotte. J’ai besoin de respirer l’oxygène extérieure au moins une fois par jour. Il faut qu’il tempête, vente et glace pour que je ne mette pas le nez dehors en une journée. Ou que j’aie 38,5 de fièvre, à choix, vu qu’à 38 j’ai les jambes coupées.
Hier, il n’y avait rien de ça. Et j’ai vu, à mon réveil, s’envoler mon espoir de balade dans les champs automnaux. J’ai poussé mon homme à sortir, mais où aller, par un temps pareil?
C’est là que tout s’est enchaîné. Et qu’avant même d’avoir pu le réaliser, je m’étais faite avaler par la société capitaliste, toute crue et sans me débattre:
-En se retrouvant précisément un jour férié dans le centre commercial ouvert sur-bondé, comme si une guerre nucléaire se préparait. Et ce, malgré la pub qui avait été faite sur l’ouverture “spéciale” du jour, et malgré ma promesse, main tendue, qu’on ne me prendrait sûrement pas à aller faire les courses précisément un jour clairement nommé férié.
-En étant coincée à la caisse, parce que oui, sur les 5 articles choisis, il y en avait un qui était indispensable, et que je ne pouvais pas franchement acheter ailleurs, alors que je brûlais de tout poser dans un coin et partir en courant.
-En oscillant entre la caisse “rapide” saturée jusqu’au milieu du rayon congelés (accessible en étant équipés de parkas et bonnets), ou les plus classiques devant lesquelles s’alignaient une dizaine de caddies remplis juqu’à la bordure…
-En finissant par choisir les caisses automatiques. Favorisant donc la disparition de l’humain au profit de la machine, tout cela par manque de patience et parce que le seul but était désormais de sortir de cet enfer le plus vite possible.
-Comme si cela ne suffisait pas, en ayant précisément ce jour-là envie d’un steak frites au petit resto américain sympa juste à côté. Se dire que la chance a tourné lorsqu’on trouve une place juste devant, approcher du restaurant, apercevoir la file d’attente, faire demi-tour séance tenante.
-Et comme je faisais un caprice digne de ce nom puisque je m’étais mis dans la tête que le repas serait un hamburger et des frites, se retrouver au drive-in du coin, et plonger toujours plus bas dans l’estime de soi en se laissant aller à cette faiblesse. Le déguster dévorer devant une série américaine.
-Achever la boucle folle en venant confesser mes erreurs sur ce blog. Croire, donc, que je peux impunément me comporter en odieuse capitaliste, le regretter sur mes pages publiques, et penser que je vais trouver l’absolution.
Au moins, ça donne de l’inspiration….
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10.11.2009 par Flo.
Comme pour de nombreuses personnes, mon pseudo a une petite histoire.
Déjà, ce n’est pas le premier. Ni le deuxième accessoirement. Ces deux-là n’étaient pas sortis de nulle part et me collent encore à la peau, selon où je me promène, mais je les abandonne progressivement. Parce que, après plusieurs réflexions et discussions avec une Amie, j’ai réalisé qu’un pseudo, c’est quand même une forme de paravent. Et qu’au moment d’ouvrir ce blog, je n’avais plus envie de masque, de cachette. Ni de dissimulation.
Celui-ci est venu naturellement. Histoire d’être au plus proche de mon prénom, que tout le monde peut deviner avec une facilité déconcertante (c’est un peu le but). Mais je n’utilise mon prénom en entier que pour des présentations officielles. Pas même pour signer une lettre, autre qu’administrative, pas même pour répondre au téléphone. J’ai toujours eu du mal avec la dernière syllabe, qui a quelque chose de dur, rocailleux que je m’approprie plus difficilement.
L’abréviation me convient: courte, douce, elle évite la confusion avec un autre prénom quasi similaire, sans la première lettre, mais qui ne s’écrit pas pareil. Et j’insiste, par contre, pour qu’on n’y apporte aucun rajout: ni répétition, ni rien d’autre, car de suite, tout le sens se perd.
Bien entendu, l’abréviation en tant que telle est déjà maintes et maintes fois utilisée sur les divers forums, blogs et autres sites où je dois m’inscrire. Tout comme le prénom dans son entier.
Mais le “h” qui termine mon pseudo n’est pas du tout le fait du hasard. Et à vrai dire, ce billet n’est pas sorti de nulle part, car on m’a attribué ce “h” il y a 20 ans de cela. Lors de mon voyage à Berlin, suite à la chute du mur (vous constaterez ici que j’ai un manque désespérant d’originalité dans le choix de mes sujets, et que je me laisse très fortement influencer par l’actualité et les répétitions).
Mes parents ont tous deux des origines étrangères: italienne pour mon père, que je porte sur mon nom de famille qui peut difficilement être plus explicite (mais depuis que je vis en France, je suis désespérée de devoir systématiquement le “franciser” dans l’accent pour être sûre de me faire comprendre. Outre une certaine complexité, il est difficile à épeler, et j’y passe toujours quelques minutes agaçantes). Allemande à moitié pour ma mère.
Comme ce sont de petits malins taquins, ils ont choisi, en ce qui me concerne (mon frère n’a ce problème plus ou moins qu’en Italie) un prénom qui se prononce très difficilement, que ce soit en Italien ou en Allemand. Parce que les syllabes et sa consonnance ne conviennent pas aux 2 idiômes, et que ça perturbe.
Pour les premiers, c’est une ville, et par conséquent sûrement pas un prénom (sauf en Français où ça se confond!), et cette fameuse dernière syllabe que je n’aime guère dérange profondément l’accent chantant des Italiens. Qu’à cela ne tienne, je me fais donc un plaisir de la virer.
Pour les seconds, ça ne colle pas, certes la “dureté” relative des consonnances peut correspondre à l’Allemand, mais n’empêche, ils ne sont pas à l’aise.
Il y a 20 ans donc, lorsque je suis arrivée à Berlin dans la famille de ma mère, j’ai bien senti une certaine gêne lorsqu’il fallait m’interpeller. Et c’est tout naturellement que j’ai indiqué que raccourcir mon prénom ne me dérangeait sûrement pas, bien au contraire.
C’est là qu’on m’a répondu que ce raccourci avait un sens, en Allemand. Qu’avec la lettre “h” à la fin, le mot voulait dire “puce”. Ce qui pouvait ne pas plaire à tout le monde.
Moi, j’ai adoré.
Et comme j’étais encore jeune, voyant que ça m’allait, ils ont été jusqu’à rajouter leur petite marque personnelle: “flöchen” signifie “petite puce”. J’ai été prénommée ainsi tout mon séjour, et ça m’a suffisamment marquée pour que désormais, sans aller jusqu’à m’inscrire ainsi sur les forums (non quand même, j’ai grandi, grossi, ce n’est carrément plus du tout crédible), le “h” me soit devenu cher.
En Italien par contre, je n’ai toujours pas trouvé de dérivé, il va falloir que j’y réfléchisse….
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5.11.2009 par Flo.
J’espère que vous pardonnerez le manque cruel d’inspiration, non seulement des titres, mais aussi de la façon d’écrire; je crois que je suis gravement atteinte du syndrome de la “parisiannite aiguë” (oui j’invente des mots en plus!), à savoir l’épuisement absolu une fois rentrée, douchée et presque couchée….
-Il y a 3 semaines, lorsque j’ai appris que 5 jours de formation m’attendaient dans la capitale, inutile de dire que j’étais très loin de sauter au plafond et danser de joie. N’empêche aujourd’hui, alors que cette semaine est quasi bouclée, je ne peux pas dire que j’adoooooore Paris, et que je suis follement heureuse d’être au coeur palpitant de la France (ahem), mais je me sens nettement réconciliée avec ces lieux. Je crois que j’ai déposé quelque part entre la Grande Arche, le parvis, le RER et le bus, un sacrément lourd fardeau! Les quelques séquelles risquent de subsister encore un petit moment, mais purée, j’aurais presque des ailes pour prendre de l’altitude, et contempler l’Arc et la Tour Eiffel sans monter dans un ascenseur qui flippe sa mère est tout en verre et monte à….ahem…160 mètres la minute! (j’ai bon, j’ai bon?) et descend à la même vitesse….J’ai fait ma maligne à la montée, un poil moins à la descente (en même temps j’étais seule!)
-2 merveilleuses rencontres en une semaine. C’est un vrai cadeau d’avoir pu à ce point prendre du temps, même fugitif, pour nouer des liens que j’espère durables, malgré la distance. Mais je suis confiante, parce que pour les 2, la conclusion a été la même (en ce qui me concerne hein, bien entendu je n’irai pas présumer des autres): pas de surprise, que du plaisir, et l’envie de continuer, de se revoir et de trouver encore plein d’opportunités, ici ou ailleurs!
-Girly touch: les talons, ce n’est pas fait pour les Parisiennes! Et j’avais un petit peu oublié ce détail. C’est sûr, quand on se retrouve dans une masse humaine mouvante, escaliers glissants en pleine heure de pointe au milieu du métro, l’équilibre est déjà précaire, et quand en plus on se tord la cheville 3 pas sur 4, ça le fait clairement moins. Mais bon, mon côté nénette avait envie de cette petite touche, quand même, un peu, histoire de ne pas non plus arriver en baskets devant tout le monde!
-C’est fou hein, le “je cours pour attraper un métro, je piétine pour acheter un billet, je m’inquiète de l’horaire du prochain bus”, ça revient au triple galop! J’ai vécu un grand moment de stress comme je l’avais oublié, tout à l’heure. Mais pour une bonne cause: celle d’être le plus tôt possible au point de rendez-vous, et profiter d’un peu plus de temps pour une rencontre déjà courte. Karmara, je crois que tu as vraiment le bon truc en rollers, mais résolument, je n’aurais pas le courage, et encore moins par temps humide comme aujourd’hui!
-J’assume complètement la note de provinciale pas trop égarée à Paris! Et de me faire remarquer dans les transports, ou ailleurs, peu m’importe. Et oui, je le dis haut et fort même au milieu du bus, j’ai quand même hâte de redescendre dans ma province pas natale!!
-J’assume beaucoup moins le côté qui me ressemble pourtant le plus: rentrer à l’hôtel avec un sachet d’un fast food bien connu, s’arrêter à la réception pour papoter avec les collègues et en profiter pour payer la note, ne pas sentir le truc glisser, et ma boisson qui s’étale en flaque juste au pied de tout le monde. Jusqu’ici, j’avais plutôt réussi à passer inaperçue, là on se souviendra sans doute de moi…Oui, il est temps de repartir!
Promis, à mon retour, j’essaye de vous épargner les brèves du Sud!
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3.11.2009 par Flo.
-Aujourd’hui, il faisait un temps effroyable, mais un grand, très grand soleil dans ma tête.
-C’est quand même beau, internet, n’en déplaise à Messieurs nos politicards: se découvrir, se rencontrer, constater que c’est encore mieux pour de vrai que derrière l’écran même si on n’en doutait pas….Ce n’est que le début, et vraiment, je m’en émerveille. Alors oui, rien que pour ça, je suis heureuse de me faire une toute petite place sur la toile
-Ce blog a pris un coup d’accélérateur depuis peu de temps, et j’ai pas tout bien compris pourquoi ni comment. Mais peu importe, le résultat est là: on a franchi comme ça allègrement la barre des 1 000 commentaires, et j’en suis encore toute étourdie! Alors merci, merci à vous, qui laissez ces petites traces que je collectionne comme des pierres précieuses, merci de faire vivre ces pages et de me donner encore plus envie d’y venir écrire un peu n’importe quoi. Que ça dure encore longtemps, et qu’on soit de plus en plus nombreux à faire salon de thé, ça me va très très bien!
-J’ai donc bien le wifi à l’hôtel, ce ne sont pas des notes pré-programmées, mais bien du réel en direct! Sauf que c’est quand même la galère, et que je pédale dans la semoule. Je m’excuse donc ici, présentement, de ne pas vous commenter plus souvent, mais à la 5ème tentative d’ouverture et d’échec de la page, généralement je renonce. Je suis donc en mode souris discrète pendant une petite semaine (qui profite néanmoins de quelques petits trous dans le fromage), et je me rattraperai dès mon retour, c’est promis!!
-Grâce à chiboum, j’ai contemplé Paris sous un angle de vue que je n’avais jamais eu la chance de voir. Les nuages étaient bas, mais je me la suis jouée touriste pendant 10 minutes, du haut de cette grande arche, à respirer l’air pur frais et venteux et à sentir mon coeur tout léger. Merci, merci!
-Je continue à avoir bien du mal avec l’aspect mouton et masse humaine de la capitale, mais les réflexes reviennent très vite. Le souci, ça va être de m’en débarrasser quand je reviendrai dans ma province, ça risque de prendre un peu plus de temps!
-J’ai réalisé qu’on ne pouvait pas traverser le parvis de la Défense sans avoir un portable scotché à l’oreille. Je l’ai donc joué “working girl” pendant 10 minutes en faisant comme tout le monde, mais j’ai bien ri, je l’avoue! Et je me la suis pété, un peu, mais j’assume!
To be followed (ou le journal d’une provinciale à Paris!)
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2.11.2009 par Flo.
Dans l’ascension de mon Himalaya personnel, j’ai appris ce matin que j’ai atteint le sommet.
Avant de planter le drapeau, je vais quand même attendre d’avoir le papier en main. Dans cette affaire, je suis un peu comme St Thomas, il faut que je voie pour croire.
M’enfin, si c’est vraiment le cas, j’y serai arrivée quasi seule. A force de batailler, insister, réclamer. Et avec une aide précieuse. Il ne reste plus pour moi qu’à préparer ma boîte de chocolats…
Et à l’heure où je reviens à Paris pour une semaine, avec si peu d’enthousiasme, je ne peux m’empêcher d’y voir un signe: celui d’une boucle achevée. Il m’a fallu revenir sur les lieux des débuts, puis de beaucoup de souffrance, et apprendre le premier jour que tout était effacé. L’ardoise est vide, le tableau est blanc, à moi de réécrire la suite désormais….
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