Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 10.11.2009.

novembre 2009
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Archive pour 10.11.2009

Le symbole du H

Comme pour de nombreuses personnes, mon pseudo a une petite histoire.
Déjà, ce n’est pas le premier. Ni le deuxième accessoirement. Ces deux-là n’étaient pas sortis de nulle part et me collent encore à la peau, selon où je me promène, mais je les abandonne progressivement. Parce que, après plusieurs réflexions et discussions avec une Amie, j’ai réalisé qu’un pseudo, c’est quand même une forme de paravent. Et qu’au moment d’ouvrir ce blog, je n’avais plus envie de masque, de cachette. Ni de dissimulation.

Celui-ci est venu naturellement. Histoire d’être au plus proche de mon prénom, que tout le monde peut deviner avec une facilité déconcertante (c’est un peu le but). Mais je n’utilise mon prénom en entier que pour des présentations officielles. Pas même pour signer une lettre, autre qu’administrative, pas même pour répondre au téléphone. J’ai toujours eu du mal avec la dernière syllabe, qui a quelque chose de dur, rocailleux que je m’approprie plus difficilement.
L’abréviation me convient: courte, douce, elle évite la confusion avec un autre prénom quasi similaire, sans la première lettre, mais qui ne s’écrit pas pareil. Et j’insiste, par contre, pour qu’on n’y apporte aucun rajout: ni répétition,  ni rien d’autre, car de suite, tout le sens se perd.

Bien entendu, l’abréviation en tant que telle est déjà maintes et maintes fois utilisée sur les divers forums, blogs et autres sites où je dois m’inscrire. Tout comme le prénom dans son entier.
Mais le “h” qui termine mon pseudo n’est pas du tout le fait du hasard. Et à vrai dire, ce billet n’est pas sorti de nulle part, car on m’a attribué ce “h” il y a 20 ans de cela. Lors de mon voyage à Berlin, suite à la chute du mur (vous constaterez ici que j’ai un manque désespérant d’originalité dans le choix de mes sujets, et que je me laisse très fortement influencer par l’actualité et les répétitions).

Mes parents ont tous deux des origines étrangères: italienne pour mon père, que je porte sur mon nom de famille qui peut difficilement être plus explicite (mais depuis que je vis en France, je suis désespérée de devoir systématiquement le “franciser” dans l’accent pour être sûre de me faire comprendre. Outre une certaine complexité, il est difficile à épeler, et j’y passe toujours quelques minutes agaçantes). Allemande à moitié pour ma mère.
Comme ce sont de petits malins taquins, ils ont choisi, en ce qui me concerne (mon frère n’a ce problème plus ou moins qu’en Italie) un prénom qui se prononce très difficilement, que ce soit en Italien ou en Allemand. Parce que les syllabes et sa consonnance ne conviennent pas aux 2 idiômes, et que ça perturbe.
Pour les premiers, c’est une ville, et par conséquent sûrement pas un prénom (sauf en Français où ça se confond!), et cette fameuse dernière syllabe que je n’aime guère dérange profondément l’accent chantant des Italiens. Qu’à cela ne tienne, je me fais donc un plaisir de la virer.
Pour les seconds, ça ne colle pas, certes la “dureté” relative des consonnances peut correspondre à l’Allemand, mais n’empêche, ils ne sont pas à l’aise.
Il y a 20 ans donc, lorsque je suis arrivée à Berlin dans la famille de ma mère, j’ai bien senti une certaine gêne lorsqu’il fallait m’interpeller. Et c’est tout naturellement que j’ai indiqué que raccourcir mon prénom ne me dérangeait sûrement pas, bien au contraire.
C’est là qu’on m’a répondu que ce raccourci avait un sens, en Allemand. Qu’avec la lettre “h” à la fin, le mot voulait dire “puce”. Ce qui pouvait ne pas plaire à tout le monde.
Moi, j’ai adoré.
Et comme j’étais encore jeune, voyant que ça m’allait, ils ont été jusqu’à rajouter leur petite marque personnelle: “flöchen” signifie “petite puce”. J’ai été prénommée ainsi tout mon séjour, et ça m’a suffisamment marquée pour que désormais, sans aller jusqu’à m’inscrire ainsi sur les forums (non quand même, j’ai grandi, grossi, ce n’est carrément plus du tout crédible), le “h” me soit devenu cher.

En Italien par contre, je n’ai toujours pas trouvé de dérivé, il va falloir que j’y réfléchisse….

|