Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 12.11.2009.

novembre 2009
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Archive pour 12.11.2009

Autoflagellation d’une consommatrice

Hier, le temps était celui d’un 11 Novembre, en pire. Vous prenez la pluie, le brouillard, le froid. Vous mélangez, et vous pimentez. Vous commencez à avoir une vague idée de ce que ça donnait.
J’aime le cocooning, j’aime buller, mais j’ai aussi la bougeotte. J’ai besoin de respirer l’oxygène extérieure au moins une fois par jour. Il faut qu’il tempête, vente et glace pour que je ne mette pas le nez dehors en une journée. Ou que j’aie 38,5 de fièvre, à choix, vu qu’à 38 j’ai les jambes coupées.

Hier, il n’y avait rien de ça. Et j’ai vu, à mon réveil, s’envoler mon espoir de balade dans les champs automnaux. J’ai poussé mon homme à sortir, mais où aller, par un temps pareil?

C’est là que tout s’est enchaîné. Et qu’avant même d’avoir pu le réaliser, je m’étais faite avaler par la société capitaliste, toute crue et sans me débattre:

-En se retrouvant précisément un jour férié dans le centre commercial ouvert sur-bondé, comme si une guerre nucléaire se préparait. Et ce, malgré la pub qui avait été faite sur l’ouverture “spéciale” du jour, et malgré ma promesse, main tendue, qu’on ne me prendrait sûrement pas à aller faire les courses précisément un jour clairement nommé férié.

-En étant coincée à la caisse, parce que oui, sur les 5 articles choisis, il y en avait un qui était indispensable, et que je ne pouvais pas franchement acheter ailleurs, alors que je brûlais de tout poser dans un coin et partir en courant.

-En oscillant entre la caisse “rapide” saturée jusqu’au milieu du rayon congelés (accessible en étant équipés de parkas et bonnets), ou les plus classiques devant lesquelles s’alignaient une dizaine de caddies remplis juqu’à la bordure…

-En finissant par choisir les caisses automatiques. Favorisant donc la disparition de l’humain au profit de la machine, tout cela par manque de patience et parce que le seul but était désormais de sortir de cet enfer le plus vite possible.

-Comme si cela ne suffisait pas, en ayant précisément ce jour-là envie d’un steak frites au petit resto américain sympa juste à côté. Se dire que la chance a tourné lorsqu’on trouve une place juste devant, approcher du restaurant, apercevoir la file d’attente, faire demi-tour séance tenante.

-Et comme je faisais un caprice digne de ce nom puisque je m’étais mis dans la tête que le repas serait un hamburger et des frites, se retrouver au drive-in du coin, et plonger toujours plus bas dans l’estime de soi en se laissant aller à cette faiblesse. Le déguster dévorer devant une série américaine.

-Achever la boucle folle en venant confesser mes erreurs sur ce blog. Croire, donc, que je peux impunément me comporter en odieuse capitaliste, le regretter sur mes pages publiques, et penser que je vais trouver l’absolution. 

Au moins, ça donne de l’inspiration…. 
 

|