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décembre 2009
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Archive pour décembre 2009

Au pays des bisounours..

-Tout aurait été prêt pour l’arrivée quelque peu anticipée de mon beau père: frigo rempli, ménage achevé jusqu’au bout, menus préparés, repassage exécuté, arbre décoré.

-Les voitures auraient relui, bien nettoyées. J’ai rattrapé le coup de justesse, mais seulement aujourd’hui à midi, à l’arrache! C’est la plus grande et la plus sale qui y est passée, mais ce n’est pas la mienne! Et en prime, vu qu’il va pleuvoir, le résultat ne va pas durer longtemps.

-On aurait reçu ce fichu recommandé après les fêtes! Joyeux Noël, mais au moins, on sait à quoi s’en tenir pour 2010!

-Mon cher et tendre n’aurait pas à subir l’enfer d’une grande surface aujourd’hui, et j’aurais pu aider aux courses.

-J’aurais eu le temps d’aller lui acheter son petit cadeau clin d’oeil.

-Je n’aurais pas eu besoin de retourner au magasin pour récupérer celui de mes parents: j’étais toute fière d’avoir tout bouclé la semaine dernière, mais il fallait bien entendu que le produit qui m’intéresse soit en rupture de stock!

-Ledit magasin aurait eu des employés un peu plus concernés par la cohue d’avant fête: et le vendeur qui a pris un soin tout particulier à dégripper son pied d’appareil photo devant tout le monde sans se préoccuper de la file qui s’agrandissait pour des renseignements, l’aurait fait ailleurs, ou plus tard! J’espère qu’au moins il l’a bien vendu, parce que moi, j’ai passé 25 minutes d’hallucination pure à le regarder pendant que j’attendais et que j’étouffais de chaleur.

-J’aurais eu le temps d’aller chercher les fruits confits traditionnels pour ma mère.

-J’aurais une tenue digne de ce nom à me mettre sur le dos le 24 et/ou le 25.

-Mon chef serait en vacances et non pas sur mon dos en permanence.

Mais dans la vie réelle:

-J’ai un homme qui assure comme un chef: appartement rangé et prêt à recevoir 10 personnes, courses quasi terminées, tables montées et positionnées, nouvelle vaisselle lavée et prête à être utilisée, merci à lui, s’il savait combien ça me touche!

-Le cadeau de mon frère, même fait en dernière minute, est une réussite: et le service (qui n’est même pas encore après-vente) dépasse toutes mes espérances! Du coup, ça me donne matière à lui écrire une carte bien particulière!

-La grève de métro est terminée (sisi, on se la joue Parisiens au rabais), les trains circulent, normalement tous les petits canards devraient être réunis en temps et en heure ce soir!

Le stress descend peu à peu, en espérant que ce soit pour de bon. Maintenant, j’ai juste envie d’oublier que je dois encore me lever et venir bosser demain, et j’aimerais pouvoir profiter d’avoir tout ce monde réuni autour de nous pour des fêtes que je peine encore à assimiler. Et profiter de ces moments, parce qu’on n’aura probablement pas la chance d’être très souvent aussi nombreux ensemble.

Je vous souhaite à tous un très doux, très joyeux Noël, illuminé par la présence de vos proches. Qu’il soit blanc ou non, qu’il soit dans le Nord ou le Sud, le 24 ou le 25, l’essentiel est de le savourer….

Ceci est une sandale!

Y’a des matins comme ça (qui a la chanson dans la tête maintenant?) où la magie de Noël, à force de l’appeler, finit par pointer son nez.
Ca ne commençait pas très bien, à vrai dire. Difficile de se tirer du lit, la tête enfarinée, il fait froid, la fatigue, le pas envie.
Et puis d’un coup, en regardant dehors, de gros flocons qui se mettent à tomber.

Mélange d’excitation et d’appréhension. La neige, c’est toujours aussi beau, ça donne cette ambiance si particulière. Mais la voiture, les routes, le trajet, les souvenirs angoissés de l’année dernière et des glissades le long de la route verglacée. Je me bénis d’avoir 4 pneus tout neufs (le porte monnaie délesté en conséquence, et ce n’est pas fini, au passage ils ne se sont pas privés pour me glisser un beau devis pour des plaquettes et des disques de freins fichus).

Vite vite, s’habiller, s’emmitoufler. Essayer d’avancer sur l’horaire, je sais déjà que je serai en retard. Inquiétude pour mon cher et tendre, qui va devoir passer par de toutes petites routes, moi je prends l’option à rallonge, mais plus sécurisée, des voies passantes, en me disant que j’aurai plus de chances de les voir dégagées. “On s’appelle pour se dire qu’on est bien arrivés?” “On s’appelle”….

Dehors, tout est silencieux. Ce silence particulier et spécifique à la neige, ce silence de magie. Ouaté, tout doux. Les bruits mécaniques sont étouffés, je manque de glisser 3 fois sur 100 mètres (à pied!), mais je ne peux pas m’empêcher de fermer les yeux. Un instant, j’étais dans cette station de mon enfance, les skis au pied, le nez gelé, prête à une fantastique journée. Un instant, et puis retour à la réalité….
Chauffage à fond, prête à tous les dangers, la radio qui marche, je m’engage. Pas de glissade, béni sois le dieu des pneus. Sauf que, ça coince. Pas ma voiture, mais les autres. Bouchon, avancée au ralenti. Très ralenti, je ne passe pas la seconde.

Une heure et quart plus tard, alors que mon heure d’embauche est déjà largement dépassée, j’ai fait 1,5 km! Téléphone, mon homme, je décroche tremblante (”pourquoi il m’appelle? Y’a forcément un problème”) : “je fais demi tour, pas possible d’avancer, ça glisse trop. Je laisse la voiture sur le côté, je rentre à pied”. Damned!
Je peste, je ne vois pas la fin pour moi. Je ne suis même pas engagée sur le périph, la radio annonce un traffic sur- saturé, des accidents de toutes parts! Je déteste céder à la facilité, mais comment faire? Il me reste plus de 16 km à parcourir, dans des conditions qui s’annoncent impossibles. Téléphone aux collègues: “tu fais quoi? - Je suis coincé, je rentre”. Seul mon vaillant binôme, dans sa Land 4×4 des années 80 me répond, fidèle à lui même “Mais j’aimerais avancer!! Pas de risques de glissades pour moi, mais tout est bouché”. Oui, ben justement, c’est mon petit problème aussi…

Là, le petit démon, vous savez, le rouge, à droite au-dessus de la tête, se met en route: “mais tu as une journée de RTT à prendre encore, et puis ton homme est en congé, ce serait pas génial ça?”…”Oui mais le boulot, et puis j’aurais pu en faire autre chose de ce jour de congé, et puis je n’aime pas lâcher l’affaire”, répond le petit gars blanc avec des ailes, à gauche. “Eeeeh oui, mais tu penses arriver à quelle heure? Et ce soir, tu imagines, ça va verglacer, tu vas mettre combien de temps pour rentrer? Ce serait quand même trop bête que tu cartonnes avec des pneus tout neufs!!”

Il a eu raison de moi. J’ai mis une bonne heure pour rentrer. En récupérant mon cher et tendre au passage, qui revenait vaillamment à pied. Ce n’est pas prêt de s’arranger, mais là, maintenant que j’ai pris ma décision, eu l’absolution de mon chef, et que je contemple ma terrasse et le paysage, je suis excitée comme une enfant: tout est blanc, tout est doux! Un week-end prolongé imprévu, une journée de vacances, une journée volée! Jamais je n’imaginais, en m’installant au Sud, avoir tant de neige! Mais je compte bien en profiter, aller me geler le bout du nez, et vous ramener, peut-être, quelques photos, même si ça manque passablement de soleil.
Pour bien commencer quand même, en voici une, instantané de notre retour, et faite à l’instant par mon homme (oui vous êtes en direct!):

sandale.jpg

Que c’est bon de vous écrire, bien au chaud, un café au lait dans une main, le chat ronronnant à côté, et de se dire qu’on a toute la journée pour en profiter à 2, à cocooner…Bon courage à tous les vaillants qui travaillent, vous penserez à moi lundi!

L’art délicat de la modération

Je suis un caractère impulsif. Je suis une exhaltée, j’aime m’enthousiasmer, m’emballer, mais l’inverse est vrai aussi: je suis capable de grosses colères, de gros coups de sang, de grandes insurrections. Si j’ai toujours su exprimer le positif (je crois), j’ai longtemps réfréné le négatif, parce que je ne m’en laissais pas le droit, et que j’étais très canalisée aussi. Par mes parents d’abord, par un compagnon encore plus sanguin que moi ensuite, qui m’a obligée à adopter un profil bas, sachant que si je faisais empirer la situation, plus personne ne pourrait se contrôler, et que l’issue n’était pas acquise.

Et pourtant, parce que je suis pleine de paradoxes, et j’aime la modération. La mesure en toute chose, et curieusement, dans un groupe, je suis d’office celle qui tempère. J’ai bien souvent été considérée (et propulsée) comme médiatrice, sans même que je cherche consciemment ce rôle.

Longtemps, je me suis dit que ce n’était pas possible et qu’il fallait que je fasse un choix. Comment pouvais-je être à la fois cette fille sanguine et d’un autre côté le bâton sur lequel on pouvait s’appuyer?
Je n’ai jamais eu de réponse à cela. J’ai vieilli mûri, découvert que la vie était remplie de contradictions et non des moindres. Je me laisse aller parfois dans mes révoltes, encore, mais je les canalise d’office, parce que j’ai appris aussi que même si cela soulage, des mots utilisés trop vite, des conclusions trop hâtives pouvaient blesser, et surtout qu’un message ne passait jamais dans la colère (même si de temps en temps, j’aimerais bien que les chauffards qui me coupent la route, comme les 2 de l’autre matin, entendent dans quelle rage ils me mettent, plutôt que de passer tout droit, sans un regard et un petit sourire aux lèvres, rhaaaa).
Ca ne marche donc pas à tous les coups. Il suffit que je sois un peu trop fatiguée, ou que réellement le sujet me tienne à coeur, et je laisse parler mes tripes, avec une virulence qui surprend souvent. D’autant que je monte dans l’intensité, mais également vocalement, et je me contrôle très mal. On ne renie pas comme ça ses origines italiennes, même avec la meilleure volonté du monde.

La période actuelle et son cortège de polémiques met mon souhait de modération à rude épreuve. Bien des événements, et de grands débats me font vivement réagir actuellement. Je ne regarde plus la télé, mais j’écoute la radio, je lis des articles. Il se passe rarement un trajet matinal dans ma voiture sans que je ne m’auto-commente les derniers rebondissements.
Et pourtant, je m’efforce de comprendre. Je ne veux pas juger, même si la tentation est grande. Mais j’aimerais savoir. Ce qui pousse les gens à céder à la peur (il s’agit tellement souvent de cela, après tout). Aux mouvements de foule. Aux rejets divers et variés.
Et comme en écho à mes souhaits, je suis tombée sur plusieurs articles parfois longs et fastidieux, mais qui expliquent, exposent, éclaircissent. Je voulais citer 2 références ici, en hommage à la volonté d’aller plus loin, de dépasser la simplification extrême des médias de masse, parce qu’ils permettent aussi de garder confiance, de se dire qu’il y a moyen de ne pas s’arrêter à la facilité.

Celui-ci commence à beaucoup circuler sur le net, à mon grand plaisir parce que oui, je me suis forcée à aller jusqu’au bout, et je le pense bien fait, bien construit. Il ne décidera pas pour nous, il nous donnera tous les arguments, et des éclaircissements. Il est également régulièrement remis à jour, preuve de son sérieux.

Cet homme, interviewé l’autre jour sur France Inter, m’a interpellée par son analyse de l’opinion actuelle sur l’écologie et les dangers climatologiques. J’ai aimé son intervention, parce que j’ai eu l’impression qu’il me faisait passer de l’autre côté du miroir. Il ne reniait rien, il nuançait, du point de vue de sa spécialité assez méconnue, et ça faisait une sacrée différence. J’aurais bien des choses à lire et entendre encore de sa part et de ses collaborateurs, pour me faire une idée plus précise.

Je n’ai encore rien trouvé sur le débat sur l’identité nationale qui se présente comme un splendide exemple de dérapage incontrôlé. Je suis preneuse, si vous avez. Peut-être également que ce sujet m’est encore trop sensible pour que je parvienne à prendre de la distance, mais je reste ouverte.

Je suis en recherche, à l’affût. A l’heure où j’ai tendance à remettre bien des choses en question, j’ai besoin de repartir sur des bases saines. Je réalise à quel point c’est difficile, mais passionnant. Etre libre de faire notre propre opinion, notre propre tri, c’est peut-être ça, être adulte….

Je vous écris pour vous dire que je n’ai rien à raconter

-J’ai beau faire des efforts, pas moyen. Mes neurones ont dû s’engourdir dans le froid et la fatigue, je délaisse le lieu avec une culpabilité grandissante. J’ouvre ces pages à peu près 3 ou 4 fois par jour, pour les refermer, désespérée. Rien à faire, ça ne vient pas.

-Cette fin d’année s’étire et s’accélère à la fois, c’est assez étrange ce mouvement contraire. Je peine à réaliser que dans une semaine ou presque, il y aura un sapin au milieu de mon salon, et 10 personnes autour. Et que ma cuisine sera transformée, à peu de chose près, en grande cantine.

-Il aura fallu une bonne dose de froid, une journée entière de neige qui n’a pas tenu pour que je me décide à changer des pneus quasi lisses (oui j’ai honte, et heureusement que mon père ne vient pas ici, sinon je me ferais gronder). Rendez-vous pris pour demain, c’est mon cadeau de Noël, 250€ et 4 pneus plus tard, je serai parée pour la tempête du siècle.

-Croyez-le ou pas, nous ne sommes pas franchement décidés pour le menu du 24. La pression moi? Si peu, si peu…

-J’ai appris à l’instant que mon collègue, celui qui s’est retrouvé avec un divorce et les dégats collatéraux qui l’accompagnent cette année, sera seul à Noël. Et là, gros dilemne: depuis toujours, mes parents nous ont montré l’exemple, je ne peux pas envisager de laisser une personne seule le 24 au soir. Moi qui fustige la société de consommation et les abus de ces fêtes, ce serait un moyen de rendre tout cela un peu plus humain.
Mais voilà, c’est quand même une réunion familiale, même si ce n’est pas un mauvais bougre, bien des choses m’exaspèrent en lui. Et puis je ne suis pas la seule à avoir mon avis à donner, d’autant que pour l’instant, je n’ai justement pas d’avis…

-Ce soir, dernier cours de formation avant la trève des confiseurs. Comme je le disais ce matin à mon cher et tendre, je préfèrerais être en vacances de boulot que de vacances de formation. La bonne nouvelle, c’est que puisque je paye pour cette formation, au moins je ne me suis pas plantée. La mauvaise, c’est que pour les vacances de boulot, ce n’est vraiment pas gagné.

-Grâce à mes yeux de cocker et un sens de la manipulation que j’ignorais avoir, j’ai réussi à arracher l’autorisation d’un départ du travail à 15H le 24. Je n’aurai pas mieux. C’est moins que ce que je souhaitais, mais toujours mieux que rien. Positivons!

-La guerre des nerfs a commencé au boulot. Nouveau logiciel, tout est en transition, plus rien ne marche. Les références sont fausses, on ne peut plus bouger, et de l’autre côté, la pression est toujours plus forte pour clôturer au mieux malgré la catastrophe. Bien entendu, la plupart des collègues sont en vacances vendredi. On se sent déjà seuls au monde, et ce n’est que le début.

-Au milieu de cette joyeuse pagaille ambiante, j’essaye de m’attacher à des petits détails. Le ciel le soir, que je regarde de mon lit avant de m’endormir. La chaleur de ses bras autour de moi. Le plaisir de rentrer à la maison. Le soulagement d’une douche brûlante. La beauté de la neige qui tombe, et ces bruits assourdis, comme si d’un coup, tout se mettait en pause. Le silence, dès que possible…

Franchement non, je n’ai rien de mieux à raconter….

En vrac et mode gronchon

-Ca fait 2 jours que j’ai un billet ébauché et non terminé en attente de publication. J’ai bien une idée de la fin, mais pas les moyens de la rédiger, et je ne sais pas trop quand ça pourra se débloquer.

-A partir d’aujourd’hui (ou hier? Avant hier?), je rentre dans une forme de vortex qui ne devrait se calmer qu’après Noël, et encore…Je suis une petite fille qui continue de s’émerveiller de toutes les décorations et la magie de cette période. Qui guette la neige et rêve d’un réveillon tout blanc. Et je suis une adulte qui tente de maîtriser le temps qui passe, les différentes obligations qui tuent la magie des fêtes. Je ne suis qu’une parmi bien d’autres personnes qui ont les mêmes préoccupations.

-Cette année, plus que d’habitude (j’ai une vague idée du pourquoi et néanmoins pas vraiment du pourquoi maintenant), je suis complètement écoeurée de la surconsommation ambiante. Ce n’est pas ça qui me fera aller pour autant à la messe de minuit (ou de 20H, ou peu importe, d’ailleurs tiens, c’est une chose de plus à vérifier pour d’autres sur ma longue liste), mais j’aimerais pouvoir donner à ces fêtes un sens un peu plus humain et un peu moins orgiaque. Je ne suis cependant pas certaine de trouver cette réponse d’ici une quinzaine de jours, du moins pas de la façon dont ça a été amorcé.

-Tout le monde est à bout de nerfs au boulot, et moi la première. J’ai une furieuse envie de vacances qui ne viennent pas, et mon corps me fait très bien sentir que j’abuse quelque peu.

Pourquoi donc suis-je entourée de personnes nées avant (et un peu après) les fêtes de fin d’année? Il faut croire que j’ai un feeling particulier avec elles, mais n’empêche, c’est tout sauf pratique! Pour les cadeaux, pour l’organisation, pas tout ensemble, il y a 12 mois dans l’année, vous ne pourriez pas vous les répartir un peu mieux, que je puisse être pleinement présente pour chacun d’entre vous, comme je le souhaiterais?

Un collègue a eu la très mauvaise idée de me dire lundi qu’il était allé skier pour la première fois de l’année. Déjà, je lui en veux, mais en plus, je suis bloquée sur le mantra “mais quand vais-je pouvoir y aller, moi”? Pas tout de suite, me répond ma petite voix intérieure que j’essaye de faire taire.

A part ça je vous rassure, il y a plein de belles choses, petites et grandes dans ma vie et mon quotidien. C’est juste que je me sens un peu submergée, que je ne suis actuellement pas très bonne en apnée, et que ça doit être le syndrome “fêtes de fin d’année malgré moi”. Mais je vais essayer de me restructurer un peu: dans ma tête, et dans ce blog!

T’en veux du blogable?

J’ai décidé, moi aussi, de prendre un abonnement hebdomadaire chez le toubib. Sauf que je n’ai pas d’enfants (déjà, ce qui devrait réduire les statistiques), et que non, je n’ai pas la grippe, A, B, C ou D, et que je ne me ferai pas vacciner, mais passons, c’est un autre débat.

Mais comme je suis une fille compliquée (le premier qui dit que c’est un euphémisme sort d’ici sur le champs), et que j’aime surtout me compliquer la vie, j’alourdis un peu la procédure.
En substance, ça se passe comme ça:

-Journée couçi couça, mais c’est lundi, je reste fatiguée malgré le week-end reposant, je ne vois pas de vacances arriver, et les fêtes de fin d’année sont surtout en train de me mettre la pression. Rien de vraiment inhabituel, donc.
-Au moment de partir du travail, je sens la douleur monter, et là plus de doute possible, ça me prend en traître, comme ça, au détour. Je sais ce qui m’attend, c’était la même chose il y a 2 mois, vu la nuit que j’avais passée, pas question d’y replonger, cette fois je ne vais pas m’obstiner. La mort dans l’âme, j’envisage de devoir annuler ma formation pour un rendez-vous chez le toubib.
-C’est sans compter qu’un généraliste par les temps qui courent, c’est un chouilla débordé. Mais la mienne est irréprochable, et accepte de me prendre….tard! La bonne nouvelle, c’est que je peux assiter à une partie de mon cours. La mauvaise, c’est que je sais très bien que je vais devoir aller chercher un médicament juste après mon rendez-vous, et que ça va être la galère. Et pas moyen d’anticiper, ce sera un antibiotique, et donc obligatoirement sur ordonnance.
-J’arrive au rendez-vous pliée en 2. Je patiente une vingtaine de minutes, en observant un petit bonhomme de 3 ans adorable, le nez qui coule, qui réclame une histoire, qui demande quand ce sera son tour, mais qui est sage comme une image. Vu que je sors d’une heure et demi de théorie sur les points d’acupuncture, j’essaye de soulager ma douleur en partie par auto-médication. Ca vaut ce que ça vaut, mais je crois que ça aide. Et puis le point est tellement douloureux qu’il n’y a aucun doute.
-Je ressors de mon rendez-vous ravie: antibiotique, et confirmation que mon otite est toujours bien, bien présente. Oui parce que voyez-vous, je snobe magistralement la grippe, la gastro et toutes ces maladies franchement dépassées, trop communes et banales à mon goût. Moi je fais dans le petit mais furieusement gênant, je fais dans tout ce qui se termine par “-ite” et m’empêche de prendre simplement une aspirine ou du paracétamol pour que ça aille mieux.
-1 seule pharmacie de nuit ouverte pour la 4ème ville de France. Dans toute mon innocence, je me vois y entrer, récupérer mon médicament, ressortir, filer me mettre au chaud, me blottir dans les bras de mon homme, serrer les dents, attendre que ça passe. Evidemment, il n’y a pas de place de parc correcte. J’abdique, finis par me mettre en vrac dans un créneau trop petit pour moi, et enclenche les feux d’alarme. Ce n’est pas pour le temps que ça prendra…
-Eh bien si. Je tourne et vire avant d’appeler la pharmacie pour leur demander de m’indiquer le chemin. Je débarque et me retrouve derrière 20 personnes. Je mets quelques minutes à comprendre la situation, et commence une longue, très très longue heure d’attente, où je me demande toutes les 5 minutes si je pars ou non. Mais non. Je suis arrivée jusqu’ici, ce n’est pas pour m’arrêter maintenant…
-Au fur et à mesure que le temps passe, non seulement je serre les dents parce que la douleur, elle, est toujours là, doublée de l’énervement et de l’épuisement, ce qui fait un joyeux mélange. Je repense à ma voiture, en vrac, et me dis que dans un scénario pas si catastrophe parce que bien réel, je pourrais me retrouver avec une aile avant en vrac, un pv ou une fourrière, et une batterie complètement à plat. Voire les 3 en même temps, puisque ça ne semble pas être ma soirée. Mais je n’ose pas partir pour aller vérifier, je n’ose pas perdre ma place.
-Je constate, même au milieu de ce marasme, qu’il subsiste un minimum de civilité chez ceux qui sont tous embarqués dans la même galère, tous malades, tous là pour la même raison: le pharmacien a beau être débordé, il reste attentif, il prodigue des conseils, il plaisante, il rassure (et je l’admire, oui vraiment, je l’admire, parce que ça ressemble franchement à un concentré de tous les inconvénients d’une profession sans beaucoup de ses avantages). La solidarité joue quand on voit un jeune papa avec un petit bonhomme de 2 ans qui sort de chez SOS médecin juste en face, et vient chercher des médicaments pour l’otite de son fils. Plus d’1 heure de file, c’est ce qui l’attend, et au final il passe devant nous, sur proposition de chacun, parce que le petit est tellement adorable, parce que nous ok, on peut serrer les dents, mais lui, il en bave et il aurait surtout besoin d’aller se coucher.
-Le sésame enfin en main, je sors, je me précipite vers ma voiture. A priori pas d’aile défoncée. Elle démarre au quart de tour, j’en suis tellement surprise que je reste quelques secondes à me demander si c’est bien le moteur que j’entends. Je rentre comme un zombie. Bonne à juste me doucher, me faire réconforter, avaler mon médicament, me coucher. Tant pis pour le délicieux plat préparé avec amour par mon cher et tendre, ce sera pour demain, je n’en profiterais pas suffisamment après tout ça.

J’ai bien dormi, parce que le cauchemar, je l’avais vécu éveillée. Et je sais que la prochaine fois, si l’idée saugrenue me reprenait de retomber malade en soirée, je serais prête à vivre une nuit infernale plutôt que ça. Et puis je n’ai plus besoin de vaccin non plus: avec la concentration de virus qui devaient tournicoter dans la salle d’attente de la pharmacie, si là je ne suis pas immunisée, c’est une cause perdue à tout jamais….

Les 7 scoops

Bon.
Lâchement taggé par Lili, me voilà à devoir vous révéler 7 secrets que vous n’êtes pas supposés savoir à mon sujet, et surtout être un tant soit peu originale, tant ce billet a tourné dans la blogosphère, au risque de se répéter. Et puis surtout, j’ai tellement l’impression de mettre tout de moi dans ces lieux, que ce que je ne dis pas, je ne suis pas forcément certaine de vouloir le révéler maintenant.
Mais en cherchant un peu, voici ce que ça peut donner:

1/ Maintenant que vous savez tout de mon pseudo, je peux vous apprendre que le surnom que me donne mon père est “cacahuète”. Oui, j’en parle toujours au présent, parce que mon père a beaucoup de mal à me voir autrement que comme une ravissante petite emmerdeuse fillette de 6 ans, et qu’il continue à l’utiliser. Et puis bon, je préfère toujours ça à “ma chérie”, “mon amour”, “ma petite fille”….C’est juste bien moins crédible!

2/ Depuis peu et comme Poufpouf, je suis de plus en plus claustrophobe. Mais pire, comme elle également, j’ai une sainte horreur des toilettes (turques en particulier, mais pas que). A tel point que je dois faire preuve de tout mon courage pour entrer dans des toilettes inconnues (de restaurants notamment). Il est hors de question pour moi de mettre un seul pied dans les toilettes publiques dans la rue. Et j’ai très longtemps été incapable d’aller dans cette grande chaîne d’hôtels hyper bon marchés (vous savez, en plastique rouge jaune et bleu), où toilettes et salle de bain se trouvent à l’étage, sont entièrement automatisées et naturellement sans fenêtre: il faut y fermer la porte à clé pour avoir la lumière, et après chaque passage, le local est automatiquement désinfecté. J’ai fait de belles crises de terreur là-bas!

3/ Adolescente, je crois que j’ai eu la pire acné qui puisse exister. Purulente et longue. Sauf que n’ayant aucune conscience de ma propre image, je m’en fichais comme de ma première chemise (moi qui ne portais que des t-shirts). Ma mère a dû faire appel à toute sa sournoiserie en m’emmenant de force chez mon médecin généraliste, et en jouant sur mon respect de l’autorité de l’adulte et de “celui qui sait”: j’ai eu droit à une belle morale, une explication en bonne et due forme des risques de marques à vie que je courais, et j’ai enfin accepté de me faire traiter. 5 ans à doses de cheval, mais je ne le remercierai jamais assez. Par contre, je ne suis pas certaine que je n’en veuille pas encore un petit peu à ma mère de m’avoir fait tomber dans ce traquenard!

4/ Lorsqu’il m’a demandé en mariage, j’ai entendu très clairement et très distinctement dans ma tête “non”. J’ai dit oui. La vie s’est chargée de me rappeler quelle bêtise j’avais faite à ne pas avoir écouté ma voix intérieure.

5/ Comme le mariage ne suffisait pas et toujours en raison de la même personne, j’ai pendant quelques années apprécié d’écouter ce chanteur. Sisi, j’ai honte (et si je ne mets pas son nom ici, c’est parce que je n’ai pas très envie qu’en faisant une recherche sur le net, un lien mène à ce blog).  Par contre, ce que j’assume, c’est de toujours autant aimer celui-ci. Par périodes et de façon très irrégulière, mais il aura accompagné chaque phase, légère ou importante, de ma propre vie.

6/ Depuis maintenant 8 mois, je suis tatouée. Après de longues années d’hésitation, j’ai franchi le pas. Un motif assez gros, celui que je voulais, dans un endroit discret. Et je suis ravie.

7/ Je ne tiens pas l’alcool. D’ailleurs, je n’ai jamais pris de vraie cuite de ma vie, de celle dont on se réveille avec les cheveux qui poussent à l’intérieur et les cloches dans la tête! N’en déplaisent à une ou deux personnes qui ne pourront pas s’empêcher de narrer une anecdote qu’elles adorent, je m’arrête avant de perdre ma lucidité, c’est à dire très rapidement: au bout de 2 verres, je suis totalement pompette, et si je dépasse mon seuil de tolérance très bas, je m’endors, donc rien d’intéressant à tirer de moi. Bon, ok, si je dépasse 2 verres, il semble qu’automatiquement je considère que je me suis arrêtée à ce chiffre!

8/ et bonus track en forme de private joke: sachez-le officiellement, Fantômette, c’est moi! Et je suis tellement douée, que jamais personne ne m’a reconnue! Et puis je suis aussi Claude, du Club des Cinq, mais il m’a toujours manqué Dagobert, et maintenant j’ai les cheveux un peu plus longs…

Entre Novembre et Décembre

Ce week-end, nous avions un pied en Novembre, un pied en Décembre.
Un samedi qui s’est présenté sous un soleil radieux et nous a permis une jolie promenade dans des arbres déjà bien nus, mais encore jaunes dorés, comme un dernier adieu à l’automne. Quelques ramassages de feuilles, une contemplation de pêcheurs tardifs, nous révélant une Miss Blondinette qui sait parfois être très patiente (sisi) lorsqu’il s’agit d’observer un petit garçon de son âge lui faisant des oeillades et essayant de l’épater en lançant sa canne à pêche à l’eau. Malheureusement pour eux, pas de trophée à l’horizon.

Un dimanche digne de la pire météo qui soit, nous avons eu à peine le temps de faire un tour au marché, puis enfermés toute l’après-midi, cloîtrés par la pluis tambourinante. Mon cher et tendre et sa fille se sont attelés aux décorations de Noël, en version bricolages. Je les ai laissés faire en tête à tête, je n’ai résolument pas la fibre manuelle, et je trouvais ce moment de complicité touchant et important.
Cette année, je n’aurai jamais préparé les fêtes aussi tôt.
Cette année, notre sapin sera aux couleurs flamboyantes, et décoré pour moitié par de petites et grandes mains inspirées.
Cette année, la fête sera à la maison, et cela mérite bien que l’on mette les petits plats dans les grands (maintenant qu’ils sont achetés!)

week-end-281109-2.jpg

Résolument, je ne suis pas satisfaite des photos sur ce blog! Je ne dois pas savoir les mettre correctement en forme, mais ça me paraît très compliqué également, et le rendu est bien loin de me satisfaire…Mais pas mieux à vous proposer pour l’instant, désolée!

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