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Archive pour 16.12.2009

Je vous écris pour vous dire que je n’ai rien à raconter

-J’ai beau faire des efforts, pas moyen. Mes neurones ont dû s’engourdir dans le froid et la fatigue, je délaisse le lieu avec une culpabilité grandissante. J’ouvre ces pages à peu près 3 ou 4 fois par jour, pour les refermer, désespérée. Rien à faire, ça ne vient pas.

-Cette fin d’année s’étire et s’accélère à la fois, c’est assez étrange ce mouvement contraire. Je peine à réaliser que dans une semaine ou presque, il y aura un sapin au milieu de mon salon, et 10 personnes autour. Et que ma cuisine sera transformée, à peu de chose près, en grande cantine.

-Il aura fallu une bonne dose de froid, une journée entière de neige qui n’a pas tenu pour que je me décide à changer des pneus quasi lisses (oui j’ai honte, et heureusement que mon père ne vient pas ici, sinon je me ferais gronder). Rendez-vous pris pour demain, c’est mon cadeau de Noël, 250€ et 4 pneus plus tard, je serai parée pour la tempête du siècle.

-Croyez-le ou pas, nous ne sommes pas franchement décidés pour le menu du 24. La pression moi? Si peu, si peu…

-J’ai appris à l’instant que mon collègue, celui qui s’est retrouvé avec un divorce et les dégats collatéraux qui l’accompagnent cette année, sera seul à Noël. Et là, gros dilemne: depuis toujours, mes parents nous ont montré l’exemple, je ne peux pas envisager de laisser une personne seule le 24 au soir. Moi qui fustige la société de consommation et les abus de ces fêtes, ce serait un moyen de rendre tout cela un peu plus humain.
Mais voilà, c’est quand même une réunion familiale, même si ce n’est pas un mauvais bougre, bien des choses m’exaspèrent en lui. Et puis je ne suis pas la seule à avoir mon avis à donner, d’autant que pour l’instant, je n’ai justement pas d’avis…

-Ce soir, dernier cours de formation avant la trève des confiseurs. Comme je le disais ce matin à mon cher et tendre, je préfèrerais être en vacances de boulot que de vacances de formation. La bonne nouvelle, c’est que puisque je paye pour cette formation, au moins je ne me suis pas plantée. La mauvaise, c’est que pour les vacances de boulot, ce n’est vraiment pas gagné.

-Grâce à mes yeux de cocker et un sens de la manipulation que j’ignorais avoir, j’ai réussi à arracher l’autorisation d’un départ du travail à 15H le 24. Je n’aurai pas mieux. C’est moins que ce que je souhaitais, mais toujours mieux que rien. Positivons!

-La guerre des nerfs a commencé au boulot. Nouveau logiciel, tout est en transition, plus rien ne marche. Les références sont fausses, on ne peut plus bouger, et de l’autre côté, la pression est toujours plus forte pour clôturer au mieux malgré la catastrophe. Bien entendu, la plupart des collègues sont en vacances vendredi. On se sent déjà seuls au monde, et ce n’est que le début.

-Au milieu de cette joyeuse pagaille ambiante, j’essaye de m’attacher à des petits détails. Le ciel le soir, que je regarde de mon lit avant de m’endormir. La chaleur de ses bras autour de moi. Le plaisir de rentrer à la maison. Le soulagement d’une douche brûlante. La beauté de la neige qui tombe, et ces bruits assourdis, comme si d’un coup, tout se mettait en pause. Le silence, dès que possible…

Franchement non, je n’ai rien de mieux à raconter….

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