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20.1.2010 par Flo.
Ca monte, je le sens, dans le dos, dans le ventre, ça me tord les boyaux, ça me serre la gorge.
Ca fait beaucoup, il y a des jours comme ça, où on est trop perméable, trop éponge, la distance à garder nous paraît impossible à établir, tout est pris comme un coup dans le plexus, une forme d’étouffement brusque, soudain.
Ce sont des petits riens cumulés, qui font un trop plein. Un ras le bol, un raz de marée.
Hier, pelotonnée dans les bras de mon homme, je lui disais que ça y était, j’en avais assez, je sentais mes limites arriver. Aujourd’hui, en écho à mes doléances, rien de plus que d’habitude, juste l’incapacité à garder le sourire, à gérer. L’humeur à l’image de la pluie de ce matin, mais les rayons de cet après-midi ne parviennent que difficilement à me redonner le sourire.
Ce n’est pas si grave, ça passera, comment, quand, je l’ignore. Cette envie qui me grignote, qui me ronge depuis quelques temps, de toute envoyer balader, cette recherche en moi, introspection plus douloureuse que constructive. Il y a des bases solides, et au-dessus des murs en papier mâché, si fragiles, que je peine tant à consolider.
La perspective des vacances assez soudaines, rapprochées, apporte du baume sur la blessure. Besoin de prendre l’air, de respirer à plein poumon, de refermer une porte et de me consacrer à mes essentiels.
Je grince, je ronchonne, je gromelle. Je n’écrirais que pour en rajouter, alors même ici je me tais, ici où pourtant ce serait, peut-être, un soulagement de m’exprimer…
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