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février 2010
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Archive pour février 2010

Bain administratif

J’ai fait plus que souvent part de mes déboires administratifs sur ces pages, en ronchonnant allègrement, en me soulageant comme je le pouvais, en laissant éclater mon sale caractère et ma faculté à me mettre en rogne.

Si je veux être juste, il faut aussi que j’évoque les petites réussites, les quelques succès remportés, et sans effort qui plus est!

C’est ainsi qu’après le parcours du combattant qu’il m’a fallu franchir pour obtenir un nouveau passeport italien, et diverses toutes petites pièces administratives essentielles à ma tranquillité sur le territoire français, j’ai entrepris avec une certaine avance (ce dont je ne suis pas peu fière) de renouveler ma carte de séjour. Oui, j’ai l’immense chance de n’avoir à faire cela que tous les 10 ans, mais quand ça se profile, ça me stresse bien assez tôt.

J’ai donc débarqué guillerette et pseudo-détendue à la mairie de ma ville la semaine dernière, munie de ma meilleure volonté et mon grand sourire, pour prendre la température, récupérer le dossier et m’armer de courage. J’étais déjà psychologiquement préparée, on m’avait dit au téléphone “venez sur place, on vous remettra le dossier, il y aura pas mal de papiers à faire”.
Oui, bon, comme d’hab quoi.

Première dame qui me reçoit, m’interroge, sort une double feuille, me fait signer 3 cases (déjà?? Mais rien n’est rempli?), photocopie ma carte de séjour actuelle, mon passeport flambant neuf. Elle hésite, feuillette ses bouquins, finit par se lever: “on va demander à ma collègue, je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie vous inclure”.
Hinhin, si vous saviez ma pauvre dame…

Je suis docile, trouve une autre personne tout aussi sympathique (ça, pour le coup, ça change de certaines préfectures, rien à dire), qui sort d’autres bouquins épais, feuillette, revient en arrière, regarde mon passeport, fronce les sourcils. “Je ne sais pas trop, vous êtes européenne, je n’ai jamais vu une carte de séjour comme celle que vous me montrez”…(et moi in petto “ah oui, ça c’est un peplum à raconter, mais je ne vais sûrement pas vous expliquer comment j’ai obtenu ce sésame, sinon je crois que je grille mes chances de renouvellement de suite” )
J’arme donc mon sourire colgate: “ben je comprends, c’est compliqué, j’ai le temps allez-y”…J’étais déjà en retard au boulot de 10 minutes, je n’étais plus à ça près!

D’un coup, la lumière semble se faire: “ah mais attendez, oui, vous êtes européenne, il y a eu un nouveau décret récemment, voyons que je retrouve ça”…Je me crispe.
Et quelques pages plus loin:
“Ah ben oui, voilà, j’avais bonne mémoire, vous n’avez pas besoin de carte de séjour”
“….??!!??”
Euhh, alors là comment dire: non, ce n’est pas possible; je m’attendais à devoir longer la muraille de Chine, moi. Escalader les montagnes administratives. Souffrire dans la chaîne des démarches. Sceller tout cela d’un “ce n’est pas utile”, c’est louche, c’est impossible, c’est inimaginable! Pas comme ça, pas ici.
Elle voit bien que je ne suis pas convaincue, me lit le texte à haute voix, stipulant que tout ressortissant européen justifiant d’un titre d’identité en règle n’a plus besoin de demander une carte de séjour. C’est mon cas. Et donc le renouvellement devient caduque.
Pendant ce temps, moi je m’efforce de réfléchir à toutes les situations dans lesquelles on pourrait m’exiger une pièce française, et je ne vois pas.
Gentiment, elle me propose de me photocopier le papier qu’elle m’a lu, afin que je l’aie sur moi et puisse le présenter en cas de problème. Il n’a rien d’officiel, je ne ferai pas le poids avec, mais j’accepte, ça rassure.

C’est ainsi qu’après une bonne demi-heure d’échanges, hésitations, je me retrouve dehors. Soleil radieux, température printanière. Coeur léger: je n’y crois pas tout à fait, mais il semblerait bien que pour une fois, on m’épargne un sacré nombre d’ulcères potentiels. Verdict définitif en août, lorsque ma carte sera périmée, mais n’empêche…
Le pied!

Chronophagie

Je ne sais pas, c’est un terme à la mode, et puis je trouve qu’il me correspond bien ces temps-ci.

Je me débats dans mon planing. Je ne suis ni la première, ni la dernière me direz-vous, mais comme ici c’est chez moi, eh bien je décide de ce dont je vais me plaindre, et vous en subissez les conséquences. Mes sincères et plates excuses.

Donc oui, je me laisse bouffer. Et pourtant je ne suis pas maman. Ni ministre. Ni présidente, ni rien. Qu’est-ce que ça serait sinon.
Il s’avère simplement que je suis dans une période bilan. Bilans même, au pluriel.
Sur ma vie professionnelle et le tournant que je veux lui donner (ça, ça fait un moment que ça dure)
Sur les projets et les priorités que je veux mettre en place (conséquence de la phrase précédente)
Sur mes manques personnels également (professionnels forcément, puisque j’essaye de changer les choses)

Comme souvent dans la vie, les opportunités arrivent par grappes. Par trains ou wagons entiers comme ça, paf. On traverse de longs longs déserts, dans lesquels on désespère de pouvoir faire bouger un seul petit cactus. Et quand arrive l’oasis, d’un coup, c’est le tremblement de terre. Des choses inimaginables peu de temps avant nous tombent dessus, et le pire, c’est que ça nous paraît tout à fait cohérent, logique, faisable. Donc on saisit l’opportunité, parce qu’on le sait tous, quand ça se présente, il ne faut pas laisser passer. On ne sait jamais si (et quand) ça pourrait revenir.

Fin 2009, début 2010, j’ai donc saisi des opportunités. Une, essentiellement: celle de me former dans ce qui m’intéressait, d’enfin concrètement me décider, oser, me lancer. Moyennant une coquette et substantielle somme (soit, bon, le jeu en valait la chandelle et je pouvais plus ou moins le tenter), mais aussi le sacrifice de 2 soirées par semaine. Ce qui, au moment de l’inscription, ne me posait guère de souci: cher et tendre travaillait de soirée toute la semaine, j’avais donc largement de quoi remplir mon planing pas trop chargé (à l’époque).

Entre temps, eh bien beaucoup de choses ont changé: cher et tendre est passé de journée (et même plus encore mais c’est un autre débat), nous offrant enfin des soirées ensemble, une “vraie” vie de couple (je mets cela entre guillemets, cette définition étant aussi variable que le nombre de couples sur cette planète, je le sais bien), et les finances deviennent un tout petit peu plus aléatoires. Rien de grave, mais de quoi faire attention en tout cas pendant un petit moment.
En attendant, je ne regrette pas un seul instant mon choix, ma décision. Mes envies n’ont pas changé, j’ai même mis en plein dans le mille sur cette formation, et je suis ravie.
J’ai quand même hâte d’être au mois de Juin, date de fin, et de retrouver une certaine liberté de toutes mes soirées, afin de pouvoir mieux les répartir. Mais je ne me fais pas plus d’illusions non plus: après cette formation, d’autres obligations surviendront, ce n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Je reste donc sur ma faim. Sur le temps que j’offre à mon couple (et à la vie familiale, je n’oublie pas Miss Blondinette), parce que mon boulot m’épuise, et ne me laisse pas suffisamment d’opportunités de rtt et de vacances partagées, mais aussi beaucoup sur le fait que mes amis, là au milieu, peinent à se retrouver au centre de mon quotidien. Enfin, au centre avec tout le reste.

Voilà donc le problème posé: comment offrir une attention, et du temps égal à: une reconversion professionnelle, un couple heureux et harmonieux, une petite fille de 6 ans, et des amis qui n’ont jamais fait défaut?
Sachant qu’une journée fait 24 heures, une semaine 7 jours, un mois entre 28 et 31, une année 365, et moi là au milieu, ça me fait trop de mathématiques et je suis perdue!

Je le prends sur le ton de la plaisanterie, mais la question reste grave. Luc parle merveilleusement bien des notions de priorités, du temps, de la motivation. Je vous invite à lire ses articles, qui font particulièrement écho en moi actuellement.
Les recettes, je les ai: trouver et définir mes impératifs, comment aussi mieux équilibrer mon planing (souvent, de bien petites choses -je vous interdis de dire bloguer!!- nous font perdre un temps dont on a peu conscience) et consacrer plus de temps à mes essentiels.
J’ai la recette, donc, et les ustensils. Mais j’ai beau goûter, pour l’instant, ma soupe a franchement un goût amer et il y manque un sacré nombre d’ingrédients!!

Médias psychose

Je n’aime pas trop aller dans le sens des idées générales, de ces grandes remarques qu’on lance avec emphase devant la machine à café ou à la caisse du supermarché: “non mais vous vous rendez compte? A force d’en parler, voilà tout ce qu’ils gagnent, des gens qui font des réserves de guerre, c’est une honte ma bonne dame”, mais de temps en temps, enfoncer une porte ouverte, c’est quasi inévitable, n’en déplaise à M. de la Palisse.

Donc oui, un peu trop souvent à mon goût, nos chers médias supposément informatifs décident de faire la pluie et le beau temps, et parviennent à créer des psychoses qui dépassent le bon sens. On a eu droit à un joli entraînement avant les fêtes, avec un bon tour de chauffe des politiciens qui avaient passé des contrats juteux avec de grands groupes pharmaceutiques. Aujourd’hui, ce sont les groupes pétroliers qui sonnent à nos portes.

Je n’entrerai pas dans la polémique de base, du pourquoi, du comment, de la validation ou non des comportements des salariés de la rafinerie de Dunkerque. Je n’ai pas les tenants et les aboutissants de l’affaire, je constate simplement que comme tout pékin moyen habitant l’hexagone, je subis de plein fouet le battement d’aile du papillon.

Donc, vendredi dernier, quand ma radio du matin a commencé à expliquer que ça chauffait là-bas dans le Nord, que ça concernait la pompe à essence et que ça risquait de tourner au vinaigre, j’ai tendu l’oreille. Pas franchement parce que je me sentais très en phase avec les revendications (ni que je les rejetais, encore une fois, je ne connais pas assez bien l’affaire), mais parce que j’ai réagi comme toute bipède égocentrée: je voyais ma jauge à essence descendre, on arrivait en fin de mois, j’avais à peu près épuisé ma réserve de kilomètres, à quelques tours de roues près, et il allait falloir de toute façon que je passe bientôt à la pompe.
Sauf que pour des raisons de budget personnel et de fierté parfois mal placée, il me paraît totalement hallucinant de me précipiter dans une station quand j’entends que potentiellement-éventuellement-peut-être on serait supposément-susceptibles d’arriver à un tout petit manque de carburant d’ici un bon nombre de jours.
Donc, j’ai laissé passer le week-end, pendant lequel j’ai totalement déconnecté des infos. Pas trop de radio, pas du tout de télé, un petit tour de temps en temps sur la toile, rien de plus.

Hier, reprise de la semaine, radio allumée de bon matin, chaîne d’info. Rebelotte, avec un discours un peu plus catastrophiste. Plus que tendre l’oreille, là je fronce les sourcils. Parce que j’ai une relative confiance en ma radio, et je me dis que si eux commencent à insister sur le sujet, je n’ose imaginer les images et les discours de la télévision à heure de grande écoute: “bientôt la ville et le pays seront paralysés, bientôt on sera tous obligés de prendre le vélo, c’est la catastrophe, l’économie qui (re)vacille. ”
(Je vous en prie, dites-moi que j’ai tort, parce que je n’ai pas du tout envie d’allumer le poste pour vérifier moi-même.)

Bon, là, ça commençait à chauffer. Mon voyant de jauge est depuis longtemps décédé de sa belle mort, mais je sais combien de kilomètres je peux me permettre de faire sans trop chatouiller la panne d’essence. Et je m’en rapprochais. Sauf que pas moyen dans la journée d’aller faire le plein. Qu’à cela ne tienne, j’avais de quoi tenir jusqu’au soir. Ce que j’ai fait, en conduisant cool, en passant les vitesses en douceur (qui dans la salle ose dire que ce n’est pas toujours le cas?).
Hier soir, donc, 21H30, heure de retour au foyer. Je passe devant une station sur le chemin. Je vérifie toujours les prix au passage, et ceux-là me convenaient, tant mieux. Hâte d’être rentrée, mais je prends le temps de m’arrêter. Armée de ma carte bleue, je sors de la voiture, constate que l’appareil est désespérément éteint, capte le regard d’un pauvre automobiliste un peu perdu devant sa propre pompe, et je n’ai pas besoin qu’on me fasse un dessin: il n’y a pas eu de livraison, c’est à sec.

Là, ça commence à me chauffer. Je rentre de fort mauvaise humeur, parce que j’ai la vague sensation de commencer à jouer le dindon de la farce, et qu’en plus le lendemain, je suis bonne pour partir plus tôt, faire un beau détour et prier pour ne pas partir à la chasse à l’essence, vu que j’ai un peu autre chose à faire de ma matinée.

Ce matin, donc, je passe sans illusion devant la station en bas de chez moi: toujours en rade et à sec, sauf que je vois du coin de l’oeil qu’en plus, les prix ont augmenté, et pas qu’un peu (qui d’ailleurs peut m’expliquer l’intérêt d’afficher des prix sur un article qui n’est pas en rayon? M’enfin bon). Quelques kilomètres plus loin, devant un grand centre commercial, c’est un peu la cohue: sur les 10 pompes, 5 sont fermées. Et tout le monde semble avoir décidé qu’il fallait faire la queue…Moi aussi, d’ailleurs, parce que là je n’ai plus le choix. Même pas sûre d’arriver au travail sans être en rade!
C’est ainsi qu’il m’a fallu une bonne demi-heure pour faire le plein de ma pépette! D’un carburant que j’ai payé les yeux de la tête (encore plus cher que les prix affichés dans l’autre station)! Ironie de la chose, c’était au moment où à la radio passaient quelques témoignages sur le même sujet “ooooh non, moi je ne suis à la pompe que parce que je pars en vacances et qu’il faut que je fasse le plein ” “sisi, ben oui j’ai bien entendu ce qu’on disait aux infos, alors je suis venue, par précaution, parce que j’ai encore de l’essence hein, mais j’ai peur”.
Oui madame, bravo. C’est comme ça qu’on fait flamber les prix. Comme ça que les personnes qui ont vraiment besoin d’essence (vous avez le droit de dire “qui sont assez stupides pour attendre d’être au bout de leur réserve pour se décider à faire le plein”, j’assume à 100%), se retrouvent à arriver au boulot avec une demi-heure de retard, parce que ce matin à la station, sans doute la moitié des automobilistes se servaient pour de mauvaises raisons (quand on voit un Espace faire un plein pour 20 €, on se doute que sa jauge n’était pas vide), et que d’autres étaient un peu pris en otage par la psychose engendrée par des médias qui ont parfaitement réussi leur coup!

Franchement: a-t-on vraiment besoin à ce point-là de toujours se torturer l’esprit et de s’inventer des catastrophes à venir? Que faut-il pour faire appel au minimum de sens commun de tout un chacun??

Humeur météo

Ce matin, lever de soleil dans les tons roses et la poudre d’or. Des nuages noirs et les rayons qui perçaient difficilement. Une campagne de plus en plus verte, comme après une averse purificatrice. Un sentiment de tranquilité profonde, de sérénité incroyable, doublé par le peu de trafic sur la route.
C’est la 2ème semaine de vacances.

Ces vacances ont toujours un goût particulier. Parce qu’elles me rappellent celles que je passais gamine, dans ce vieux chalet de bois en montagne, ces moments de pur bonheur et d’innocence enfantine. Ces partages sur les pistes de ski, en luge, les jours au grand air, dans le froid. Je crois que de toutes les vacances que j’ai pu vivre petite, ces semaines magiques m’ont forgées au-delà de ce que je pourrais imaginer.

Et puis parce que j’ai allumé ma radio, et que la plupart des commentateurs habituels étaient eux aussi en congé.
Ils ont bien le droit (je suis ravie pour eux) mais moi, ça me perturbe dans ce petit cérémonial matinal que j’aime par-dessus tout car il est comme un second réveil: cette demi-heure sur la route (moins, à cette période) est un passage en douceur, tunnel entre la chaleur du foyer et la difficulté du travail. Ce sont des minutes rien qu’à moi pendant lesquelles je me projette dans ma journée - Ai-je déjà une idée de billet? Comment vais-je écrire? Papier léger, futile ou plus sérieux, concerné? Souvent, c’est en répondant ou non à cette question que je mesure mon état d’esprit du jour. 
Je souris de ma maniaquerie, mais n’empêche…Entendre de nouvelles voix, me réhabituer, suivre leur style, et voilà que me manquent quelques points de repère, comme pour appuyer encore plus sur la rupture de rythme.

Ce matin, le ciel était tourmenté à l’image de mon humeur. Ce midi, les nuages noirs ont repris le dessus, mais chez moi, c’est plutôt le soleil qui a gagné….

Pas grand chose à voir (si ce n’est avec un billet précédent), mais que ça fait bien de lire ça! On se dit qu’il reste quand même un peu de bon sens dans le monde politique….

Vertige de l’amitié

De ma parenthèse de vie qui n’en était pas franchement une parce que jusqu’ici, ce fut quand même parmi les événements majeurs de ma petite existence, je n’ai pas gardé grand chose. J’ai même au contraire essayé de m’alléger au maximum, ce qui n’était pas toujours facile.

De ces 8 années, j’ai néanmoins conservé la fidélité à un couple d’amis. Communs, mais qui sont devenus les miens par des circonstances qui à elles seules hurlaient tellement qu’elles font partie des très nombreuses choses qui auraient pu me faire fuir très loin et bien plus vite.
Nous avons vécu à 500 mètres les uns des autres pendant 3 ans, nous soutenant en toutes circonstances, et il ne pouvait pas passer une semaine sans qu’au moins une soirée soit commune, à nous 4 ou moins, selon les obligations des uns et des autres.

Et puis vinrent les déménagements, dans le Sud mais pas le même. Plutôt central pour nous, plutôt Est pour eux. Nous avons tenté de conserver des relations, la distance est cruelle à l’amitié, mais nous avons tenu bon, tant bien que mal.
Le clash est arrivé, pas avec moi, mais avec cette autre partie de ma vie à laquelle je restais attachée, prisonnière faut-il dire. Je ne leur en ai jamais voulu. Et curieusement, même si cela m’a beaucoup affectée et que je me sentais déjà déchirée, arrachée, je gardais une étonnante sérénité: des amis comme ça, ça ne se perd pas.

J’ai survécu, j’ai nié, puis j’ai regardé, j’ai affronté. Et re-déménagé. Encore plus à l’Ouest, encore plus loin d’eux. Mais de temps à autres, un signal faible se manifestait, de l’Est au loin, qui disait en substance “on est là, encore. On sera là pour toi; et quand viendra le moment, on le sera encore plus”.
Les appeler, leur raconter, fut parmi les actes symboliques que j’ai posés lors de ma période de transition. Et j’ai senti que je ne m’étais pas trompée, que quoi qu’il arrive, nous ne pouvions pas perdre ce que nous avions tissé, construit ensemble, et qui était si puissant. Malgré les remous, malgré les négations, malgré la distance.
Nous nous sommes revus, assez peu, bien trop peu. Plusieurs heures de voiture ou train nous séparaient, des obligations respectives compliquées. En 3 ans, nous n’avons même pas tenu le rythme d’une rencontre par an, mais qu’importe. Je n’aime pas trop le téléphone et eux assez peu l’écrit, mais vaille que vaille, les nouvelles circulaient, et c’était bon, comme à chaque fois.
L’été dernier, je leur ai présenté mon amoureux, lors d’une occasion provoquée et trop vite passée. J’ai été heureuse, c’était une autre page qui se tournait, un autre symbole et de quelle importance!

Hier soir, après une séance de formation éprouvante mais toujours enrichissante, je l’ai eue, elle, en ligne. Plus de 2 heures! Tous ceux qui me connaissent savent que coller les termes “téléphone” et “2 heures” côte à côte relève d’un défi himalayen! Mais ces 2 heures sont passées aussi vite qu’une brise sur le visage. Une réminiscence du passé, où elle et moi passions des soirées incroyables, devant une bouteille de rosé ou de blanc, des gateaux apéritifs (on constate au passage le fabuleux régime que nous tenions et assumions), à refaire le monde, nos couples, notre vie, nos rêves, nos envies, nos déceptions. A commencer les phrases et terminer celles de l’autres, à deviner à demi-mots sans avoir besoin d’expliquer, à ouvrir les yeux grâce à des remarques. Tout ce qui fait la magie d’une amitié, d’une re-connaissance mutuelle (le mot est plus explicite écrit ainsi).
Hier, j’ai terminé la conversation téléphonique en lui disant “il ne nous manquait que cette bouteille de vin, ces gateaux apéro, et la possibilité de rire juste à côté de toi pour me sentir comme à l’époque, et pourtant il y a bien peu de raisons pour lesquelles j’aurais envie de replonger dans ce passé”.
Hier, nous avons décidé que nous allions nous consacrer mutuellement plus de temps. En s’appelant plus souvent. En se revoyant. En faisant vivre cette amitié qui a déjà la force, la magie de survivre sans être bien entretenue, comme ces plantes solides qui poussent malgré un environnement difficile. Mais que maintenant, à partir de cette année, cette amitié méritait de recevoir son terreau et son arrosage, et qu’il serait bon d’arriver à la chouchouter un peu plus.
Hier soir, j’ai raccroché avec un léger vertige, comme si j’avais à digérer de splendides choses que je n’avais pas vues venir.

Et aujourd’hui, comme en écho à ce moment un peu hors du temps, brillait un soleil printanier, une chaleur de mois de mars, et mon coeur était léger, léger du bonheur de l’amitié, de la chance d’être si bien entourée….

Petite et grande consternation

*Mon grand yaka n’a pas une once de fierté. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais quand on y réfléchit un peu plus longuement, on réalise à quel point déjà c’est rare, mais surtout c’est handicapant.
Bien souvent, on réagit par excès de fierté, on se met dans des situations délicates parce qu’on ne fait pas assez preuve d’humilité. Mais ne pas en avoir?

Ne pas en avoir, c’est accepter de se contredire, de façon littérale et évidente devant ses collaborateurs. De dire blanc à 10H05, et noir à 10H30, aux mêmes personnes. Le tout, sans sourciller, en regardant droit dans les yeux, et en se demandant pourquoi les autres les font si gros, ces yeux.
Ne pas en avoir, c’est prendre un rendez-vous avec un client difficile, reposer le téléphone en fanfaronnant “je ne céderai pas d’un pouce, il n’y a pas moyen, ce type se fout de nous, il ne se rend pas compte de l’énormité de ce qu’il nous demande”.
C’est revenir du rendez-vous en disant “on va faire un avoir, on va écrire tel courrier et comprendre ce qui ne fonctionne pas”. Précision étant que le rendez-vous n’a pas du tout permis de clarifier une situation (ou révéler une erreur de notre part), mais simplement pour notre grand yaka de retourner sa veste, parce que la confrontation frontale n’est jamais à son avantage, puisqu’il se fiche de l’issue. Et au passage, donc, il désavoue publiquement un collègue, le ridiculise devant son propre client, le foule aux pieds des principes les plus élémentaires d’une relation commerciale.
Ne pas avoir de fierté, c’est laisser toute son équipe partir en vrille tant qu’il sauve sa peau, c’est accepter devant une assemblée entière d’être moqué, c’est ne pas réaliser qu’il est traité de façon méprisante alors que bon dieu, il est directeur d’agence.
Ceci n’étant qu’un exemple flagrant de nombreuses autres petites ou grandes actions qui surviennent quotidiennement. Et qui hurlent toutes ce même message: comment travailler avec quelqu’un, quand sa façon de faire, d’être, est aussi loin de nos propres fondamentaux, de nos essentiels? Et pire encore, quand en plus il est supposé être un responsable??

*Au-delà de ma petite personne, j’assiste, consternée, à l’esprit contestataire généralisé qui se manifeste dans une région que je ne peux pas prétendre bien connaître, mais dans laquelle j’ai habité pendant 4 ans.
Je parle de ce sujet d’actualité .
Que, là aussi, la provocation publique fasse partie de l’esprit de la région, que ce soit un moyen pour les habitants de faire passer un message qui soit en substance “fichez-nous la paix et mêlez-vous de vos oignons”, c’est déjà pour moi contestable (dans sa façon de faire), mais soit. Que cet homme ait fait de grandes choses pour Montpellier et la région, je ne le nierai pas, je les ai vues de mes yeux, appréciées pendant de longs mois, comprises brièvement au cours de mon passage là-bas.
Mais lui offrir une telle impunité, faire fi de telles déclarations, pousser la provocation jusqu’à laisser se représenter cet homme public supposément donc responsable de ses actes et ses dires, et qui plus est le plebisciter, non, je ne peux pas comprendre.
Je ne peux que déplorer l’image que la région offre aux regards extérieurs, mais aussi la généralisation que beaucoup doivent faire (et que je combats moi-même difficilement) en parlant de l’état d’esprit qui y règne. Non vraiment, si un montpellierain pur souche passe par ici, qu’il n’hésite pas à expliquer, à justifier, à m’offrir des arguments qui me permettraient de défendre une prise de position que je ne peux actuellement cautionner dans aucun cas de figure, malgré ma meilleure volonté. Et j’ai beau savoir qu’il ne faut pas se fier aux sondages, ces résultats doivent quand même vouloir dire quelque chose, non?

Et de ces 2 sujets, je ne préciserai pas lequel est une petite consternation, et l’autre la grande. Je ne saurais le trancher moi-même à vrai dire…

L’art de l’étiquetage

En plus des araignées, je suis une phobique des étiquettes.
Déjà, je m’interroge sur l’intérêt des fabricants et commerçants de mettre des kilos d’étiquettes sur un seul vêtement. Peu importe sa taille, hein, sur un string de 5cm2, il y a autant de petits papiers qui dépassent que sur un manteau d’hiver, la taille de ces machins étant généralement inversement proportionnelle à celle de l’article acheté.

Depuis que je suis toute petite, je suis très sensible à tout ce qui peut gratter et chatouiller dans des vêtements. J’ai besoin de les oublier quand je les porte, dès que ça me sert un peu, ou glisse, ça me gêne, ça m’énerve. Et je vous assure, pourtant, j’ai fait des progrès.
C’est ainsi que j’ai banni très tôt de ma garde robe tous les collants (au grand dam de ma mère qui n’a jamais réussi à me faire porter de jupes ou de robes), tout ce qui était en laine, et jusqu’à tard tout ce qui était à col roulé, tout ce qui était souliers pas très confortables. Même si je mettais un nouveau pull qui ne touchait pas la peau, je devais virer toute étiquette potentiellement froufroutante, gênante, grattante, j’en passe et des meilleures. Oui, je sais, je suis une gaie luronne dans la vie.

Au-delà de la pub et la composition, certains des petits bouts de papier sont quand même utiles, et expliquent par exemple qu’il ne faut surtout pas repasser cet article (ce que je constate, donc, juste après avoir posé le fer à repasser dessus), ou alors qu’il vaut mieux laver à 30, conclusion que je tire par moi-même après que mon pull ait perdu la moitié de sa taille, et la totalité de sa couleur. Mais j’ai fini par piger ou avoir un peu de pif, et anticiper ce genre de souci.

L’autre jour, donc, sur un coup de tête, j’ai acheté une paire de jeans. Dans un grand magasin, à un prix défiant toute concurrence, et d’une qualité qui défie tout le reste aussi, mais passons, on ne peut pas tout avoir.
Rentrée chez moi, la première chose que j’ai faite, c’est de prendre ma paire de ciseaux et de rageusement débarasser ma trouvaille de toutes les guirlandes qui s’y accrochaient. En priant, comme chaque fois que j’opère de cette manière, pour ne pas trouer le tissu (c’est officiel, je ne serai jamais chirurgienne). Par le passé, j’ai d’ailleurs également sacrifié sur l’autel de ma phobie quelques petites pièces fort mignonnes et trop délicates, qui ont succombé à un dérapage incontrôlé de ma main maladroite. Et comme je ne suis pas conturière, il m’a fallu me résigner. Bref.

Toute heureuse donc, je vire mes étiquettes. Et le lendemain, je teste mon nouveau pantalon. Et me rends, accompagnée de mon cher et tendre, dans la fameuse grande surface, lieu de mon achat.
A peine passé le portillon d’entrée, ça bippe. Je me fige, regarde le vigile de l’air que j’ai forcément lorsque je suis prise en faute: paniquée mais “c’est pas moi m’sieur, je ne suis pas une voleuse”. Reviens à pas prudents vers lui.

-Vous avez des achats sur vous madame?
-Euh non…J’ai les mains vides, rien dans les poches.
-Rien de nouveau sur vous?
-Ben…si, les pantalons, qui viennent précisément de votre magasin
-Ah, vous avez dû oublier l’étiquette!
-Moi, oublier une étiquette? Alors là, vous ne me connaissez pas! (et derrière, mon amoureux qui approuve vigoureusement, l’air goguenard)
-Vous êtes sûre que vous avez tout enlevé?
-M’enfiiiiinnnn, je déteste tellement ça!!
-Même la grosse étiquette épaisse, ou alors qui représente une paire de ciseaux, où est inscrit en gros et gras “enlever avant de porter”?
-….m’enfinnnnnn….Vous en mettez tellement sur vos vêtements!
-Vous vous souvenez l’avoir coupée?
-……

C’est ainsi que je me suis retrouvée dans un couloir sombre, une paire de ciseaux à la main, à couper la seule étiquette qui m’avait échappée et qu’il ne fallait justement pas oublier.
Je vais devenir encore plus phobique et maniaque de ces choses, je vous le jure!

Chroniques amoureuses

Miss Blondinette va très prochainement fêter ses 6 ans de grande fille qu’elle est.
Ca se fera cette année chez nous, sa maman est un peu trop prise depuis la très récente naissance de sa petite soeur, pour pouvoir consacrer du temps à des petits camarades et tous les recevoir. Du coup, nous nous sommes offerts de lui permettre de dignement fêter l’occasion.
N’habitant pas un loft, il ne nous est pas possible d’accueillir beaucoup d’enfants en même temps, raison pour laquelle nous lui avons demandé de ne choisir que 4 copains avec lesquels elle voudrait partager ces moments. Ca n’a pas été évident ni facile, mais elle s’est somme toutes décidée rapidement, et son choix s’est porté sur 3 filles….et 1 garçon! Qui n’est même pas son “petit copain du moment” officiel du moins, puisque nous lui expliquons en parallèle qu’a priori et jusqu’à nouvel ordre, la polygamie n’est pas tout à fait reconnue en France, ni en Europe.

Arthur, donc, aura le droit de partager les jeux de 3 autres petites filles et sera le “prince au milieu des princesses”. A cet effet, il a d’ailleurs droit à une invitation toute personnalisée: y figureront les princes en plus de Blanche Neige et ses demoiselles de compagnie.

Miss Blondinette, néanmoins, ne perd pas la tête pour autant. Elle n’a pas manqué l’occasion, l’autre jour (et paraît-il car il s’agit d’une conversation rapportée), de rentrer chez sa maman et de lui demander si “elle pouvait inviter Eric (son prétendant “officiel”) pour une soirée pijama”. Je n’ose imaginer la tête de la maman, et j’aurais moi-même toussé. Et devant notre étonnement “mais pourquoi donc invites-tu Arthur à ton anniversaire, alors que c’est Eric ton amoureux”, sa réponse a été (comme bien souvent) pleine de bon sens: “mais parce que je préfère voir Eric en tête à tête, juste lui et moi, pour la soirée pijama”.
Ben voyons!
Le plus marrant dans l’histoire (de mon point de vue), c’est que son père me l’a narrée en riant. Mais un peu jaune, j’en ai bien l’impression….

Je suis en train de m’interroger sur la pertinence ou non d’ouvrir une catégorie rien que pour ces aventures. En quelques jours, nous avons eu droit à quelques pépites que je conserverai et replacerai ici. Et j’ai comme dans l’idée que ce n’est que le début d’une looongue série (ne tousse pas trop fort, mon cher et tendre!)

Celle que je serai peut-être pas

 Nous buvions tranquillement un capuccino dans cette grande brasserie connue, sur la place principale.

C’est son fils que j’ai remarqué en premier. Ce petit, 4 ans peut-être, à peine plus, qui est arrivé d’une démarche si assurée, qui a choisi la table, enlevé sa veste; il l’a précautionneusement posée sur le dossier, retiré son écharpe et mise à côté de lui, il s’est emparé de la carte, hissé sur la chaise, tranquillement, sagement.
Sa maman était derrière, elle poussait le landeau tout en parlant à un homme plus âgé, son père sans doute, le grand père du petit, je ne voyais pas vraiment qui d’autre, et puis j’étais sûre que c’était une sortie familiale.

Ils se sont installés en face du petit bonhomme, j’ai regardé leur manège, fascinée, la commande de 3 chocolats chauds, le garçonnet qui regardait les images de la carte, en laissant sa mère parler.
Elle, tout en continuant sa discussion, ne le perdait pas de vue, le couvait de ce regard de mère, je la trouvais charmante et lumineuse. Plusieurs fois elle s’est penchée vers son fils pour lui prodiguer des conseils que j’entendais de loin “remets ta veste sur ton dossier, ou donne-la moi plutôt, elle est en train de tomber”. “Tu devrais remonter tes manches, si tu as chaud, et pour éviter de te salir”. Je les devinais tout autant, et je sentais le ton de sa voix posé, sûr, assuré.
A un moment, je ne sais pourquoi ce geste m’a tant marqué, elle a lu la carte avec son enfant, elle lui a désigné quelques images, lui a expliqué ce que c’était, ils ont rigolé ensemble.

Les chocolats sont arrivés, ils ont demandé une paille pour le petit, j’ai admiré sa patience, et sa façon tranquille de faire: il a soufflé sur le liquide d’abord, ensuite avec la cuillère, il a essayé avec la paille, mais forcément il prenait au fond, là où c’est encore tellement chaud. A son âge, il me fallait 2 tasses, l’attention totale de ma mère qui me transférait la moité  de la mixture dans l’autre récipient, pour que cela refroidisse plus vite. Oui définitivement, j’étais une enfant bien exigeante.

Je les ai contemplés de longues minutes encore, et en me levant, en partant, j’ai jeté un oeil dans le landeau, ce tout petit aussi sage que son grand frère, petite fille ou garçon, je n’ai pas déterminé, tout comme je n’ai pas réussi à entendre les prénoms. Dommage, j’aime mettre des noms sur les visages qui sortent ainsi du quotidien.

Aujourd’hui, bien des jours après, je repense à eux. Je pense à cette mère, aimante et patiente, elle avait l’air d’avoir un bon caractère, décidée, volontaire, et pourtant si attentive et investie. Je me répète que je ne sais pas si un jour, je saurais être comme elle….

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En pleine contemplation, elle aussi….

J’avais promis!

Malgré ce que vous pouvez avoir imaginé, j’ai quand même un petit peu pensé à vous pendant mes vacances.
D’abord, parce que j’ai eu l’impression de retrouver l’inspiration. Mais ça, à force de le répéter, ça risque de disparaître comme la buée sur une vitre, donc j’arrête.

Parce qu’aussi, eh bien nous sommes allés en montagne. Une journée, finalement, pour être raisonnables et nous faire plaisir sans trop fâcher le banquier. Et comme je sais que j’ai beaucoup d’amateurs montagnards dans mon immense public lecteur, j’ai demandé à mon cher et tendre de faire des photos. Oui, je le reconnais bien volontiers, il est tout à fait meilleur que moi à ce jeu-là! Du coup, ben j’ai fait un petit montage, histoire de ne pas perdre les habitudes.

Que voici, donc. Sachant que par un hasard pas du tout calculé (ce billet était prévu de longue date aujourd’hui, promijurécraché), ce matin je me suis retrouvée devant une fine couche de neige (et de verglas, huuuu) en ouvrant les volets! Je savais qu’il allait en tomber, mais je ne m’y attendais pas si tôt! Et comme on est dans une région merveilleuse, depuis ce matin le soleil joue à cache cache et illumine le très fin manteau blanc. Ca va être rock and roll pour rentrer, je le sais bien, mais j’adore! Alors oui, je m’excuse auprès de Anne, mais c’est vrai, je me régale cet hiver, et nous avons surtout, nous, la chance d’avoir une belle lumière malgré les précipitations…On ne s’en lasse pas!

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La journée fut la plus belle de la semaine: ciel tellement bleu qu’il en était noir, pas un nuage à l’horizon, pic nic au sommet et tellement chaud qu’on a tombé la veste pendant la pause repas.
On a voulu également rester solidaires avec Lili, et ça n’a pas manqué, on est revenus avec des cuisses en béton courbaturées et un coup de soleil sur le nez (surtout moi); et pendant quelques jours, les pomettes roses du grand froid et du soleil dont on s’est abreuvés nous ont rappelé cette journée tout simplement paradisiaque, sisi!