En 2003, je suis arrivée dans le Sud, celui qu’on attendait, qu’on espérait, qu’on appelait de nos voeux; j’y suis arrivée en quittant un boulot franchement pas génial à Paris, mais qui avait au moins l’avantage de m’occuper et tout à fait accessoirement (c’est un euphémisme) de me ramener un salaire. Pas mirobolant, loin de là, j’ai connu les joies du Smic, mais c’était quelque chose de fixe, régulier, mensuel.
Dans le Sud, à Montpellier pour ne pas la nommer, je suivais mon mari, qui avait enfin obtenu une mutation dans sa région d’origine. Le déménagement a été aussi soudain que l’administration sait le faire: au mois de Juin, téléphone pour nous annoncer que Août nous verrait arriver à Montpellier. On a négocié un tout petit mois de battement, mais après, c’était “tu prends ou tu te tais, et surtout tu n’auras plus rien”.
On a pris.
On avait un peu de famille là-bas, lui en fait, et pas en très bon terme. Il a fallu à l’arrache essayer de trouver un appart, un garde meubles, ça a été épique, on en rirait si on était encore ensemble, si tout le reste s’était mieux passé: arrivés sur place sans rien, hôtel 1ère classe pour les 2 premières nuits, visiter des taudis et des horreurs à des prix indescriptibles, puis enfin tomber sur une opportunité, un petit 25m2, ça nous a fait tout drôle après le HLM de cité parisienne de 75m2. On s’est adaptés.
J’avais droit aux Assedics, j’étais mariée, je suivais mon conjoint en mutation professionnelle, l’un des rares cas de démission qui ouvrent droit aux indemnités. Une fois posés avec une adresse, quelques meubles et un peu de courage, j’ai donc entrepris mes démarches d’inscription, mais surtout de recherche d’emploi.
Je me retrouvais dans une région totalement inconnue, pas de réseau social, un plan de carrière franchement aléatoire. Un CV pas évident à défendre (des études à l’étranger, une équivalence difficile à expliquer, un manque d’expérience que je compensais par de très bonnes études, mais en France, si on ne sort pas d’une grande école, ça vaut des cacahuètes et demi).
J’ai profité un peu de ces vacances forcées. Pour me (re)poser, faire le point, bilan de compétence, travail d’un projet, le parcours évident d’une recherche d’emploi classique.
Puis le temps a commencé à devenir long. Pas d’amis, des difficultés à se faire des relations. Et surtout, mon caractère qui faisait que je voulais travailler, occuper mes journées, j’avais besoin de mon salaire, j’avais besoin de me sentir utile, j’avais besoin de travailler.
Ne trouvant rien dans l’immédiat, j’ai accepté l’offre d’un poste à temps partiel en restauration, dans le petit village au bord de la Méditerranée où nous habitions (celui de toutes les chansons, celui qui désigne le bord de mer dans la région). C’était à 5 minutes à pied de chez nous, et surtout ça m’occupait. Et puis c’était une bonne expérience. Pas un travail de restauration trop touristique, une petite table d’hôtes plutôt intimiste, un patron haut en couleurs (et en largeur), une clientèle raffinée, j’y ai appris le goût du poisson, sa découpe, j’ai découvert les huîtres, le plaisir de la bonne chair, et des aliments frais et simples.
Je n’ai jamais aussi bien gagné ma vie: je touchais mon indemnisation, et oui j’ose le dire, j’étais payée à 80% au black pour le travail que je faisais. Ca faisait du bien, du beurre dans les épinards, on en avait bien besoin, et j’estimais que je pouvais en profiter un peu, ce n’était serait pas éternel, je n’en avais pas l’intention.
Mais ça a duré, beaucoup trop à mon goût. En parallèle, je continuais plus ou moins intensivement mes recherches d’emploi. Epluchage de petites annonces, candidatures spontanées. Mon CV intéressait, j’étais régulièrement convoquée à des entretiens - j’ai dû en passer une trentaine en 2 ans environ. Assez exceptionnel, j’en étais consciente.
Et pourtant à chaque fois, la réponse était la même: “oh vous avez un parcours peu banal, vous êtes bien intéressante, et vos prétentions salariales modestes (moi j’aurais dit bradées mais bon), on a vraiment hésité, mais non désolés, on a retenu un autre candidat”.
Je ne comprenais pas. Je me remettais en question, j’ai refait des dizaines de fois mon CV, mes lettres, travaillé, bûché mes entretiens, répété, lu, interrogé, en vain.
Un jour, lors d’un énième entretien avec un directeur d’une petite boutique qui offrait un poste plutôt intéressant, la question a été posée de façon plus directe: “et vous envisagez d’avoir des enfants”?
Je n’ai pas été surprise en réalité, parce que je savais que ça faisait partie des points d’achopement. Une question aussi directe était rare, mais la finalité toujours évidente.
Je n’en avais pas, et je n’avais pas l’intention d’en avoir. C’était clair, pas sans avoir un travail, et même, je ne suis pas du genre à signer un contrat et me mettre en arrêt maternité. Ce n’était pas en projet dans un avenir proche, ni même plus lointain.
Il a dû voir que je tiquais un peu à la question si directe, parce qu’il s’est excusé. Je lui ai répondu honnêtement, à savoir “non et ce n’est pas prévu”. On a terminé l’entretien, il est revenu dessus en m’expliquant qu’il ne me retiendrait pas, à cause de ça. Nous étions dans une relation de franchise, je l’ai bien senti, et je lui ai dit ma déception, lui expliquant que pourtant, je n’essayais pas de me vendre, et que ma réponse avait été parfaitement sincère.
“Je vous crois Madame. Mais vous comprenez, sur votre CV, on voit que vous êtes mariée, vous êtes à un âge où il est plus que normal de vouloir des enfants. Moi, je dois former quelqu’un, j’ai besoin de pouvoir m’appuyer dessus, et je ne peux pas me permettre de devoir chercher une remplaçante même dans 2 ans, pour un congé maternité. D’ailleurs je suis peut-être trop direct et ça pourrait m’être préjudiciable, mais je pense que vous devez avoir des difficultés à trouver un emploi, et je pense que c’est à cause de ça”.
Nous y étions. J’avais ma réponse à ces nombreux entretiens passés, et ces multiples réponses négatives. Dire que j’ai songé à falsifier mon CV, je peux l’avouer aujourd’hui. Moi qui ai toujours détesté le mensonge, je n’ai pas pu m’y résoudre (j’aurais peut-être dû, je l’ignore encore). Je ne pouvais pas non plus prétendre avoir déjà des enfants. Il n’y avait pas d’issue, si ce n’est bétonner mon argumentaire, mais je savais bien que mon statut faisait peur, et en toute objectivité, je comprenais les raisons de refus, elles me révoltaient, mais je me mettais à la place de ces chefs d’entreprise et du risque qu’ils prenaient, et je concevais qu’avec la concurrence qu’il y avait sur le marché de l’emploi, ils puissent privilégier sur ce simple critère une femme soit déjà maman, soit de loin pas encore maman….
J’ai fini par trouver du boulot, 2 longues années plus tard. Dans un grand groupe international, chez Petites Voitures, qui ne m’a pas demandé si j’allais être maman ou pas, et qui s’en contre-fichait. J’ai été d’une gratitude envers eux qu’ils n’ont certainement pas dû mesurer…
Cette note est une forme de contribution à la journée de la femme, mais comme je ne fais jamais les choses de façon conventionnelle, je la publie avec 2 jours de retard. Honnêtement, je ne suis pas certaine d’être attachée à cette fête si souvent détournée, raillée, moquée. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me souvenir qu’à mon tout petit niveau, j’avais également été victime d’une des nombreuses discriminations que des centaines de femmes doivent affronter chaque jour, notamment dans le monde professionnel. Ce billet n’a pas pour vocation de polémiquer. Juste de témoigner. Et de dire à toutes celles qui sont dans la situation que j’ai vécue, que je les comprends, et les soutiens. A défaut de trouver une solution, car je n’en ai toujours pas, malheureusement….
10.3.2010 à 17:16
Oué mais Floh, tu m’agaçounes, là.
Déjà, des femmes qui signent et qui “se mettent en arrêt maternité”, ça n’est pas forcément un genre au sens nombreux du terme.
Les nénettes, comme les hommes, ont envie d’un travail, d’un salaire, et crois-moi, je connais plus de femmes qui ont reculé des projets bébés pour pouvoir faire leur place dans la société et avoir l’impression de partir avec moins de culpabilité que de femmes qui ont signé pour faire un môme dans la foulée.
Ensuite “je me mettais à la place de ces chefs d’entreprise et du risque qu’ils prenaient”. Mais quel risque ? Tu connais beaucoup de cas où une entreprise s’est cassé la gueule pour cause d’un départ pour 16 semaines de congés ?
Floh, ma Floh chérie, tu sais que je t’aime beaucoup et que je sais suffisamment de toi pour ne pas remettre en cause tes valeurs. Mais là, tu fais le jeu de ces patrons qui croient nous faire une fleur en nous embauchant (30% de moins que nos collègues masculins, à compétences et postes équivalent), sous prétexte qu’on est dans le 50% de l’humanité qui tombe enceinte.
La plupart des mamans au boulot sont sans arrêt à montrer qu’elles méritent leur place, parce qu’elles ont été, trois mois et demi, absentes, et parce que parfois il faut partir chercher un enfant malade, s’absenter pour une varicelle.
Faut arrêter.
Et faire en sorte que les hommes aillent chercher leurs mômes malades, aussi, une fois sur deux au moins.
Mais le fait d’être peut-être un jour enceinte n’est pas et ne sera jamais un risque pour l’entreprise, et faire mine de comprendre qu’un employeur puisse le penser, c’est lui donner raison.
Etre une femme, et une mère potentielle, ne fait d’aucune femme une moins bonne professionnelle. Au contraire, même, quand il faut jongler avec tout dans la même journée. Chiche qu’un mec soit aussi organisé que nous !
Alors qu’ils ne veuillent pas nous embaucher, c’est illégal, mais c’est comme ça. Mais qu’on ne fasse même pas semblant de leur trouver une raison, steuplé.
10.3.2010 à 17:16
Et pardon pour la polémique quand même, mais bon, hein !
10.3.2010 à 23:05
Au contraire Anne, merci de me permettre de clarifier certains points. Parce que lorsque j’écris à l’instinct comme ça, j’ai beau me relire, je peux laisser passer de grosses boulettes et il est bon qu’on me les pointe du doigt pour que je réalise que ça mérite un peu plus d’explication (un jour, quand je serai maître Jedi, je saurai exprimer par écrit plus pleinement ma pensée
)
Donc la grosse maladresse de la phrase que tu relèves est tout à fait notable. Je pourrais la modifier, mais alors ton commentaire n’aurait plus de sens, donc je la laisse telle quelle, avec mes plus sincères excuses.
Tu fais donc bien de la noter, parce que c’est très loin d’être ma pensée: il va de soi que pour moi, l’idée “une femme signe une embauche et se met en arrêt maternité/parental” est un non-sens trop souvent, trop communément véhiculé dans les recrutements. Contre lequel il faut lutter, même si c’est difficile! Qui est absolument révoltant, injuste et préjudiciable pour toutes celles qui luttent, comme tu le dis, en faisant doublement alors qu’elles ont largement autant de compétences, si ce n’est plus, que leurs homologues masculins.
Après pour ce qui est de “donner raison aux patrons”: dans le cas de figure, le dialogue que je narre, les circonstances étaient particulières: nous avons échangé à coeur ouvert, et il s’agissait d’un patron d’une toute petite structure montante, qui cherchait une assistante qui le seconde réellement, sur laquelle une grosse charge de travail allait reposer. Un job super intéressant au demeurant! Donc sans dire que sa boîte allait se casser la gueule en cas de départ de ladite assistante, même 3 mois et demi, disons qu’il cherchait plutôt un profil sur lequel il savait qu’il allait pouvoir se reposer dans les 3 à 4 années à venir (je crois que c’est le délai qu’il m’avait donné). Moi, j’étais prête à lui offrir ce délai, mais je crois me souvenir qu’il a privilégié une femme plus âgée, et déjà maman. Après, pourquoi ne pas le comprendre, lui, dans sa situation? Contrairement à tous les autres (tous sans exception), il m’a dit les choses clairement. Je lui ai été reconnaissante de cela.
)
Une boîte ne se casse en effet pas la gueule pour un départ en congé maternité, mais on le sait, il n’y a pas beaucoup de patrons qui aiment le recrutement. Même en interim, même pour pallier à un poste manquant pendant une durée la plus courte possible. Donc, ils essayent de trier à la racine. C’est révoltant et inadmissible, et si tu savais comme j’ai pu être en colère contre cela à cette époque (et encore maintenant hein)!! Mais comme je le disais, que peut-on faire (si ce n’est, comme tu l’as si justement dit dans l’un de tes billets, changer les moeurs)? Comment peut-on lutter contre cela? Ton argumentaire est excellent, mais je ne suis pas sûre qu’il soit aisé de le ressortir en plein entretien d’embauche. Moi en tout cas, je n’aurais, n’ai pas eu le courage, à tort sans doute.
Alors j’ai fait comme beaucoup: je me suis remise en question, j’ai décidé, au détriment peut-être de postes, de jouer la franchise. J’ai réfléchi sur moi. Et il devait y avoir un truc en moi aussi, parce que lorsque j’ai été embauchée au poste que j’occupe actuellement, on ne m’a jamais laissé entendre que le fait de ne pas avoir d’enfant pouvait être un souci (alors que certes, je ne suis plus mariée, mais déjà plus âgée, et donc encore plus susceptible d’en vouloir un rapidement). Pour en avoir reparlé avec mon patron actuel (qui a bien des défauts, tu le sais, mais aussi de temps en temps des éclairs de sympathie), il a avoué n’y avoir jamais pensé me concernant…
Tout cela pour dire que je ne cautionnerai jamais l’attitude des patrons qui utilisent ce prétexte pour refuser des femmes ultra compétentes à des postes intéressants. Mais que ponctuellement, selon les situations, je sais que cela peut avoir un certain impact. J’aurais pu écrire ma colère et ma révolte dans ce billet, mais pour une fois, je me disais que je n’avais pas envie de polémiquer. Je voulais juste témoigner. Ce que j’ai fait, en étant maladroite sur certaines tournures, et ce qui fait naître un bel échange, tant mieux!
Mais surtout, surtout, je ne sais pas comment on peut améliorer cela, et que c’est bien cela qui me chagrine le plus au final…
(J’aurais ptêtre dû écrire un nouveau billet pour te répondre
11.3.2010 à 7:39
pfff j’avais oublié de répondre à la question, je n’ai plus le temps de refaire mon long commentaire !
Je terminais juste en disant qu’il semblait que les hommes oubliaient que nous n’étions pas seules à faire ces enfants, et qu’ils étaient les premiers à se vanter de leur marmaille !
et je tape 4
11.3.2010 à 10:20
“Je terminais juste en disant qu’il semblait que les hommes oubliaient que nous n’étions pas seules à faire ces enfants, et qu’ils étaient les premiers à se vanter de leur marmaille !”
Mesdames, pour éviter cela essayer d’avoir des enfants avec mes bons maris/papas …
11.3.2010 à 11:14
Poum poum poum poum poum…
Les généralités n’ont jamais fait avancer quoique ce soit. Les hommes ceci, les femmes cela, les rouges patati et les parisiens tralala, les patrons ces enfoirés et les syndicats je t’en parle pas !
Alors comment pourrait-on faire avancer le débat ? Peut-être en revenant aux origines : une femme a autant le droit, l’envie, le besoin, etc… de travailler qu’un homme et il n’y a aucune raison qu’elle n’aie pas le même salaire ou les mêmes avantages. Faire diminuer l’inégalité actuelle me semble une nécessité.
Il n’en reste pas moins que la nature a fait que ce sont les femmes qui portent les enfants et que - hormis dans certains ministères - cela induit une période d’absence plus ou moins prolongée et vous ne pourrez pas empêcher un patron/recruteur d’y penser et de porter son choix sur un(e) autre candidat(e). Dans les grosses structures ou tout le monde est interchangeable ça posera moins/pas de soucis, pas dans une TPE. Dans une entreprise de 3 personnes, un(e) absent(e) c’est 33% des effectifs !
Quel problème se pose donc à un employeur ? Des charges dues à la formation, au remplacement, une perte de productivité etc… C’est de ce coté là qu’il faut chercher la solution, pas en se montant les uns contre les autres.
D’autre part, nous sommes bien d’accord, cela n’empêchera pas les misogynes phallocrates de base de considérer qu’un mec c’est mieux qu’une nana. Pour cela attendons un vaccin contre la connerie, mais pour moi c’est hors débat.
Bien, je vais vous laisser, il est l’heure pour moi d’aller chercher ma fille à l’école
11.3.2010 à 12:56
Ben, dans mon service consolidation, on est 3. Au départ 3 filles (depuis, nous avons pris un homme, oui, oui, on n’est pas sectaire). Je suis venue sur un remplacement de congé maternité devant se poursuivre sur un autre poste à terme. Je suis restée à la consolidation. Depuis que je suis dans ce service, j’ai été enceinte deux fois. Une de mes collègues une fois (pratiquement en même temps que moi et pour une durée plus longue car jumeaux et grossesse difficile). Mes deux remplacantes pour mes congés maternité sont tombées enceinte à mon retour (aucun lien de cause à effet, je te rassure). Une dernière collègue embauchée en dernier est tombée enceinte dans l’année qui a suivi son embauche … elle balisait comme une folle. J’ai essayé de la rassurer. Pourquoi baliser ? aucun congé maternité ne nous a jamais empéché de sortir les comptes et avec la meêm qualité. Et si on a eu des problèmes, cela venait de la compétence de certaines recrues et non pas de leur statut de femmes (enceinte ou pas). Prevenue à l’avance (c’est tout ce que je demande), on arrive à s’organiser. Ca nous oblige même à le faire et une organisation est toujours en mouvement, en changement : quand mon mari a été malade, je quittais le bureau brutalement, et c’était autrement plus désorganisant pour mes équipes que des congés maternité. LEs femmes portent les enfants, oui, et elles sont souvent plus organisées dans leurs temps de travail (souvent ne veut pas dire toutes et ne veut pas dire toujours non plus). Il faut faire avec nos + et nos - (homme, femme,grand, petit et j’en passe).
Je connais une femme qui a fait changer l’heure des comités de direction de sa boite en arrivant … et pour autant, la qualité de ces réunions est toujours la même …
On s’adapte, les femmes s’adaptent … et les organisations aussi …
11.3.2010 à 13:57
*Valérie: résolument mon anti-spam est pénible, et je le regrette, car j’aurais aimé lire ton long commentaire (et je ne peux pas le modifier, encore moins l’annuler car je vais me faire submerger). Ta conclusion est un peu “brut de décoffrage”, mais je comprends que tu n’aies pas le courage de tout écrire à nouveau.
Car là aussi, c’est du brut de décoffrage 
Merci de ton témoignage 
:)
*Nico: disons que ce n’était que la conclusion de Valérie?
*Luc: Merci, je n’aurais pas mieux écrit! En l’occurrence, oui, tu l’expliques mieux que moi, mais je pense que cet entrepreneur avec lequel j’ai discuté faisait partie des toutes petites structures où une absence même peu de mois aurait été pénalisante. Et nous finissons tous par être d’accord sur le fait qu’il faut chercher une solution en amont, plutôt que de colmater des brèches en aval…
*Poufpouf: j’aime ce genre d’exemples qui prouvent que c’est possible et pas compliqué! C’est typiquement ce genre de messages qu’il faudrait pouvoir diffuser de façon bien plus large aux recruteurs et services des ressources humaines
Ben pour un billet que je voulais franchement sans polémique, voilà une belle discussion!!
12.3.2010 à 12:15
Très haut au-dessus de moi dans la hiérarchie du groupe, une femme a été embauchée pour diriger une entité. Enceinte.
“Ca n’est pas une maladie”, lui a-t-on répliqué en signant son contrat.
En dehors d’élever ses enfants, elle a, à son arrivé, supprimé les interminables déjeuners d’affaire, encouragé la flexibilité, interdit les réunions après 16 heures et la présence au bureau passé 18h/19h.
Croissance à deux chiffres pour l’entité dans les 12 mois qui ont suivi (et ça a duré).
C’était en Espagne. (Mais chouette, elle s’occupe de la Francia, maintenant).
Alors je crois qu’avec des gens comme elle, on peut faire changer le monde pour que chacun vive mieux sa vie professionnelle, même en étant une femme, et même enceinte quand on signe son contrat !
(C’était ma note d’espoir du vendredi !!)
12.3.2010 à 16:30
*Anne: ça c’est une chouette histoire!! Et même réponse qu’à Poufpouf, je rêverais qu’on la diffuse un peu plus largemnet pour que ceux d’en haut comprennent…Et franchement, ça donne envie, de travailler pour une femme comme ça
Merci! (et je prends volontiers la note d’espoir!)
13.3.2010 à 8:38
En fait ce que je voulais dire ne concernait pas nos maris, (d’ailleurs beau lapsus de Nico qui parle de MES bons maris/papas) …mais plus ces dirigeants qui se glorifient de mener une carrière et d’avoir en plus des enfants. Alors que bien souvent, si une de leur employée était enceinte, ils tiraient plus ou moins la tronche. Bien sûr qu’il tient aussi à nous de faire en sorte que cela bouge.
15.3.2010 à 14:06
*Valérie: ah, merci de la précision, car pour ce que je devinais de toi, je m’étonnais d’un raccourci tel que ta conclusion
Et oui, je suis d’accord avec toi sur cette dualité de nos dirigeants, qui les arrangent bien suivant quel rôle ils endossent et avec quel public ils sont…