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27.5.2010 par Flo.
Non non, je n’avais pas délaissé mes pages, vous allez comprendre…
Vous savez, dans les romans ou les feuilletons, ou les films, on voit ces gens qui vont partir en vacances et qui courent partout, 4 dossiers à la main, 2 téléphones scotchés à l’oreille. Et lorsqu’ils reviennent de congé, détendus, souriants, bronzés (optionnel…), tout leur retombe dessus à peine le temps de s’asseoir sur la chaise. A la réflexion, on peut également lire ça dans les BD.
Et moi, ben j’expérimente le fait qu’il ne s’agit pas que de romans, feuilletons, films, BD….Et je n’ai pas pour autant l’impression de me prendre pour une héroïne.
J’ai toujours été relativement philosophe quant à mes départs en vacances. Ma conscience personnelle, et mon organisation parfois un peu aléatoire, font que la journée, voire les 2 jours qui précèdent mon départ sont toujours surchargés. Parce que j’ai à coeur de laisser les dossiers les plus clairs possibles, mes collègues les mieux informés, et un minimum de coquilles derrière moi. J’assume donc le fait de faire quelques heures sup, ça n’en rend que plus délicieux le véritable départ, ce moment où je me pose dans la voiture, où je mets la radio et soupire littéralement d’aise en me disant “ok, c’est bon pour quelques jours”.
Le retour, c’est moins contrôlable. Et lorsqu’il se passe de façon délicate, j’ai tendance à me dire “pas de chance”.
Depuis hier, je me mets à penser que c’est un peu plus que du manque de chance. Déjà, mon idée de raccourcir la semaine d’un jour supplémentaire (gourmande qui en veut toujours plus) n’était peut-être pas si bonne que ça: ça ne réduit pas le nombre de galères, mais ça les concentre sur un temps plus court. Moins gérable pour les nerfs.
Avoir décroché le téléphone à la première sonnerie et m’entendre sonner les cloches pour un dossier dont je ne connais pas la première lettre a également passablement refroidi des ardeurs déjà peu présentes. Et ça n’a été qu’un enchaînement de récriminations et de plaintes, clients ou collègues, depuis le moment où j’ai reposé le combiné.
Pas contre moi, je le sais bien. Et en permanence, j’essaye de me persuader de cela. De respirer, de prendre de la distance. De me dire que je ne fais que mon boulot, de centre névralgique de l’information, positive ou négative. Avec une forte tendance vers le négatif néanmoins ces temps. J’y arrive plus ou moins bien, heureusement que je me suis reposée mais ça risque de ne pas durer très longtemps si on continue à ce rythme.
Le week-end, c’est demain! Heureusement. Mais il va falloir faire un peu de stock de vitamines pour aborder la semaine complète dès lundi prochain…
Un peu de douceur odorante dans ce monde de brutes….
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