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Archive pour 9.6.2010

500!

Faut-il y voir un signe, dans cette difficulté de reprendre le clavier, de venir reposer la patte ici?
Comme par hasard, alors qu’elle a eu tant de mal à apparaître, ceci est la 500ème note! Je ne suis pas trop du genre à célébrer, j’oublie annuellement la date anniversaire de ce blog (en gros, je m’en souviens 10 jours plus tard, et je n’ai pas la pirouette nécessaire pour l’intégrer l’air de rien dans un billet), j’ai marqué le coup, quelques chiffres clé, 1 000 commentaires, déjà plusieurs centaines de billets, mais pas franchement comme je le voudrais, je l’admets.

Quand je fais le calcul, 500 sur quasi 3 ans d’existence, ce n’est pas si grandiose. Je ne me lasse pas d’admirer (et de savourer, je suis parmi les lectrices assidues) les blogueurs qui trouvent, chaque jour, un petit détail, une histoire, et qui prennent le temps de la rédiger. Ce n’est pas le temps que ça prend, je ne me réfugierai pas derrière cette excuse-là, mais c’est une question d’état d’esprit.
Ces temps, je suis très happée par le boulot. Ou alors, comme je l’expliquais à mon cher et tendre hier soir, par des choses complètement futiles. Qui me prennent du temps, de l’énergie, et me laissent plutôt un goût de déception, et de frustration dans la bouche. Passer du temps à cela, c’est laisser de côté tout le reste, tout ce qui me tient à coeur. Comment m’en sortir? Et je n’ai pas envie de transformer ces pages en accueil de récriminations perpétuelles. Pourtant je suis du genre ronchonneuse, c’est mon sang italien qui fait ça, je râle, je peste, j’extériorise,… et j’oublie vite.

En commençant à écrire, je ne me suis pas fixée de déontologie particulière. Je me pose mes propres limites au fur et à mesure que les billets s’égrènent, et les sujets se présentent (ou pas, comme vous pouvez le constater). C’est peut-être aussi pour cela que je ne me pose pas de question sur l’existence de ces pages, leur utilité, leur raison d’être. C’est mon coin à moi, que j’incrémente ou pas, selon mon envie ou mon inspiration. Mais comme la culpabilité est ma jumelle, être capable de ne pas écrire pendant près de 15 jours me donne également mauvaise conscience. Pas forcément pour moi, moi je sentirais plutôt un manque mais qui ne tient qu’à moi, mais pour ces lecteurs silencieux ou non, qui, je l’espère, ont le même plaisir à découvrir un nouveau billet que j’en ai à le découvrir chez eux.

Je ne peux pas promettre de recommencer sur un rythme plus soutenu. Ca ne ferait que me mettre la pression, il en résulterait probablement des chroniques vides de sens, de plaisir et d’intérêt, et l’élan retomberait comme un soufflé et aussi vite, parce que je sais très bien qu’en étant contrainte, je suis très mauvaise.

On va dire que c’est l’été (ne pas regarder la tronche du ciel pour y croire très fort), que même si les journées sont parsemées de petites anecdotes blogables, j’ai tendance à passer un peu plus à côté,  happée par d’autres sujets, et que ce n’est qu’un moment de vide comme j’en ai traversé pendant 3 ans.

Je vais revenir très vite, c’est sûr, peut-être même demain si la muse de l’inspiration se repenche sur mon clavier. En attendant, happy 500ème! (il fallait bien un angle à ce billet totalement décousu, non?)

rosier.jpg

Mais oui je vous le dis, c’est l’été, pourquoi ne voulez-vous pas me croire?

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