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Archive pour 14.6.2010

Vendredi soir & Dimanche soir

Le Vendredi soir, globalement, c’est retour à peine plus tôt que d’habitude, quand je n’ai pas de rendez-vous médical ou d’autre obligation qui retarde d’autant mon arrivée. Je finis 30 minutes plus tôt, illusion de commencer le week-end plus vite, mais comme la plupart de mes concitoyens ont décidé, eux aussi, d’abréger leur semaine aux 35 heures lissées, je me retrouve dans des bouchons tout pareil, voire pires.

Le Vendredi soir, c’est un retour à la maison au ralenti. Un grand poids en moins sur la poitrine, le bonheur savouré à l’idée de cette soirée pas comme les autres, celle où je n’aurai pas besoin de programmer de réveil, de regarder la météo pour préparer les habits du lendemain, celle où j’imagine prendre plus de temps pour aller me coucher, celle où chaque seconde passée dans les bras de mon homme, ou à ses côtés, a une saveur encore plus douce et délicate.
Et pourtant, malgré ma volonté, mes envies, mes idées, c’est le soir où d’un coup la fatigue s’abat sur mes épaules. Où je vais me coucher quasi à la même heure que les 4 autres soirs de la semaine, parce que malgré moi, je décompresse, je suis dans ce sas entre la semaine et le week-end, je sens mes paupières s’alourdir, dans un phénomène inversement proportionnel à toutes les préoccupations professionnelles qui s’en vont. Je réussis parfaitement à laisser loin derrière moi le stress et les événéments qui ont jalonné les jours passés, mais mon esprit et mon corps en paient les conséquences, et même si je lutte, je finis toujours par abdiquer. Avec délectation et plaisir, mais cette soirée passe toujours trop vite, ce palier juste avant le week-end, celui où l’on a déjà un pied dedans mais pas tout à fait, ce seul moment où je peux me dire “j’ai 2 jours, 2 jours complets rien que pour moi, pour nous”, je n’en profite pas suffisamment…

Le Dimanche soir, c’est un autre goût, doux amer. Comme chaque instant passé ensemble, nous essayons de le rendre exceptionnel, mais ce moment-là, celui qui arrive trop vite (déjà dimanche matin, déjà dimanche midi, plus que l’après-midi, déjà la soirée…), celui qui est rythmé, une semaine sur 2, par le retour de Miss Blondinette chez sa mère, ou alors notre retour tardif (ou non) chez nous, passe à un autre rythme. C’est le soir où je dois à nouveau penser au lendemain matin (que vais-je mettre, ai-je de quoi me préparer ma gamelle, mon réveil est-il à l’heure?), où nous discutons brièvement, parfois, des choses à “penser” à “faire”, de la semaine à venir. Où nous rêvons peut-être aussi, déjà, du week-end suivant.
Dernier repas où je ne cesse de lui dire “fais-moi oublier que demain je vais travailler”, on se garde les meilleurs épisodes des séries pour ce soir-là, on débouche une bouteille de vin, on finit les restes de festin du week-end, ou alors, plus faim du tout d’avoir trop mangé, on déguste sur le pouce une feuille de salade et on essaye de réinventer les veilles de reprise. Je regarde ces 2 journées trop vite passées, je me demande ce que nous en avons fait et pourquoi je ne les ai pas plus encore savourées que cela n’a été fait, je regrette les matinées trop courtes d’avoir enfin pu dormir, mais je sais que nous en avions besoin, moi particulièrement.
Je vois l’heure tourner, je prolonge, ce n’est pas raisonnable de commencer la semaine en étant déjà fatiguée, mais qu’importe après tout, je le serai de toute façon, et puis c’est si bon, si bon…

Ces 2 soirées-là, c’est un peu comme un arc en ciel: beaucoup de beauté au milieu de quelques gouttes de pluie….

arc-en-ciel.jpg

Et puisqu’il faut bien trouver quelques avantages au temps hivernal que nous traversons ces jours-ci, nous avons droit à un festival d’arc en ciel devant chez nous…Pourtant cette photo date déjà d’il y a quelques semaines!

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