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juillet 2010
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Archive pour juillet 2010

Grandir et comprendre

Pour la première fois, peut-être parce que je grandis, et prends réellement pleinement mon indépendance (y a-t-il un âge pour se libérer de sa famille?), ou alors parce que ces vacances ont été particulièrement denses en trajets, lieux différents et organisations diverses, je comprends les choix qu’ont fait mes parents pour les vacances qu’ils ont passées avec nous.
Ces vacances qu’ils nous ont offertes, tout au long de notre enfance à mon frère et moi, et pendant lesquelles, comme bien des enfants, nous avons construit de si beaux souvenirs.

Ils n’avaient que peu de vacances. 1 semaine de moins légalement là d’où je viens qu’en France; déjà, ce n’est pas beaucoup. De par son enfance et ses besoins, mon père tenait également à être au bord de la Méditerranée.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés plusieurs années d’affilée en Italie ou Tunisie essentiellement, et dans ces fameux clubs à la marque au trident si bien connus pour leur formule ”tout compris”. 15 jours de pure détente, quelques visites dans la région (soit que nous la connaissions déjà, soit en nous y baladant après, ou pendant le séjour), mais surtout 15 jours où mes parents arrivaient avec leurs enfants sous le bras, déposaient et défaisaient les bagages le 1er jour, nous donnaient les instructions, et ne s’occupaient que du strict minimum jusqu’au moment de refaire les valises. Nous étions libres de nos mouvements, de nos décisions: activités avec ou sans eux, leur donner quelques indications de nos intentions, mais c’était tout.

De tout ce qu’ils nous ont offert à cette époque, je les remercie infiniment. Ces années m’ont permis d’expérimenter et découvrir des activités que je n’aurais jamais pu faire en d’autres lieux ou d’autres circonstances, ou que je n’aurais pas eu le courage d’entreprendre, ou pas eu les moyens de m’offrir: catamaran, planche à voile, plongée bouteille, trapèze volant, rollers sur obstacles pour les plus marquants, mais tant d’autres encore.

Aujourd’hui, ce n’est clairement plus ma conception des vacances. Je peine infiniment avec l’instinct grégaire humain, je n’arriverais pas à me cloîtrer au même endroit pendant 15 jours et surtout, je crois que je ne supporterais plus l’ambiance joyeux drilles version Bronzés des lieux. Et puis de façon plus concrète aussi, je n’aurais pas les moyens de m’offrir de telles vacances.

Par contre, je comprends très bien les préoccupations de mes parents. Ou plutôt: leur souhait d’absence de préoccupations. Toute l’année, travaillant tous les 2 et avec 2 enfants à gérer, comme bien des familles, c’était un peu l’enchaînement boulot-dodo, repas, intendance générale, courses, respecter les horaires, les devoirs à superviser, les activités du mercredi après-midi, le partage détente-obligations les week-ends.
Alors l’été, en Juillet, ils disaient stop. Pas envie de se prendre la tête sur le menu, ni savoir si les enfants mangent bien ou non, ni s’ils avaient leur quota de légumes ou fruits. On voulait des pâtes et des frites à tous les repas? Bien, avec une ou deux remarques parce qu’on mangeait quand même tous ensemble, il n’y avait pas d’autres représailles, on jouait à ça les 3 premiers jours puis on se lassait de nous-mêmes. Pas de sieste? Qu’à cela ne tienne, la consigne à respecter était “pas de plage aux heures les plus chaudes, restez à l’ombre, si vous voulez vous épuiser en pleine heure caniculaire, c’est votre affaire”. Et ainsi de suite.

Cette année, j’ai senti peser le poids de l’intendance sur nos vacances. J’ai presque honte de l’avouer, car pendant une semaine quasi entière, chez mes parents, je n’ai clairement pas été celle qui a choisi les repas, ni fait de suggestions. Mais j’ai eu à coeur d’aider ma mère à la cuisine, de participer au maximum, et d’alléger le triplement des obligations (acceptées avec bonheur de leur part bien sûr, ils étaient si heureux de nous voir tous les 3) qui pesaient sur leurs épaules.
Et le reste du temps, mon fichu caractère et mon souhait permanent de faire “au mieux” au point de parfois (souvent) d’en faire bien trop, faisait que j’essayais de planifier au maximum pour contenter à la fois les envies, mais aussi un certain équilibre alimentaire et financier.

Tout ceci fait partie de mon apprentissage accéléré de belle-mère (je lance un appel général pour remplacer cette affreuse et terrible expression que je n’assume pas du tout et trouve détestable), de mon apprentissage à moi aussi: prendre de la distance, accepter les failles, et surtout privilégier la détente parce que ce n’est quand même pas super efficace d’être en vacances et d’avoir les mêmes rythmes et contrariétés que pendant le reste de l’année.

Alors oui, aujourd’hui je comprends ces raisons-là dans les choix de mes parents. Je comprends enfin leurs explications: “on veut juste 2 semaines où on peut ne penser qu’à nous. Et partager avec vous plein de belles choses, mais rompre le quotidien, et la frénésie du programme hebdomadaire”.

Moi, j’aimerais m’attacher à cette rupture tout au long de l’année, déjà. Mais j’aimerais aussi savoir combiner de belles vacances en vadrouille, et faire la tambouille sans prise de tête et sans planifier…
On fait un bilan en 2011?

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De branche en branche, avec une aisance qui nous a époustouflée, elle s’est déplacée en apprivoisant mousquetons et poulie. Elle n’attend que d’y retourner et faire le parcours “des grands”….

Brève de l’été

J’ai déjà dit ici, je crois, tout le bien que je pensais à l’idée de ne travailler qu’avec des hommes. Non pas que les femmes me dérangent, bien entendu, j’ai déjà travaillé dans un environnement majoritairement féminin, jamais complètement (fort heureusement, et cet avis n’engage que moi, n’en prenez pas offense mesdames, je crois juste que mon caractère ne s’y adapterait pas forcément bien), et ça s’est plutôt bien passé, mais ce n’est quand même pas pareil.

Je me suis demandé au début si certaines conversations, discussions autour de la machine à café ne me manqueraient pas un peu, et puis en fait pas du tout. Il s’avère que j’ai (à quelques sujets près que de toute façon je réserve  globalement à un entourage plus proche) à peu près les mêmes thèmes qui arrivent devant le gobelet à la touillette, même si l’interlocuteur d’en face est masculin. Certes, mon collègue le plus proche a une sensibilité que j’ai déjà décrite, un caractère spécial, mais les autres, techniciens en chaussures de sécurité et grosses chemises à carreaux et qu’on ne pourrait pas franchement décrire comme “délicats”, semblent avoir aussi les mêmes préoccupations que moi.

C’est ainsi qu’on se retrouve à parler chiffons de façon amusante (comparaison des goûts et points de vue féminins et masculins), des enfants, de l’éducation, des nuits pourries ou non, de la varicelle de la petite dernière et la perte de dent de l’aînée, de mariage (sisi, l’un d’eux a dit “oui” récemment et l’organisation d’un mariage version homme, c’est plutôt comique), de recettes, d’amap, de bio ou de jardinage. Vous en voulez d’autres? Je me suis retrouvée hier soir avec un énorme sac rempli de 2 énormes courgettes rondes, côtes de blette et plans de basilic qui venaient “du jardin” et qui ne pouvaient pas être cuisinés, et nous avons longuement devisé et comparé les inconvénients et avantages de la pâte à tempura versus pâte à blinis pour les fleurs de courgettes. Je dis oui à ça tous les jours, moi!

Aucun sujet interdit, donc. Si ce n’est ce lieu, qui reste secret, il vaut mieux. Mais ça, que j’aie un collègue féminin ou masculin en face de moi, ce sera pareil. Et parfois, je dois me mordre la langue pour ne pas me trahir (Frérot, je me plains si je veux ici, c’est chez Moi!!)

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Non ce n’est pas moi. J’aurais aimé avoir le courage d’assumer ce merveilleux chapeau, et offrir ainsi une photo à mon homme, désuète et pourtant si classieuse.

Ce billet signe l’ouverture d’une nouvelle catégorie. Après tout, il n’y a pas toujours besoin de remplir des lignes et des lignes, et puis ça permettra de reprendre de l’élan, pourquoi pas….

Petits cailloux de retour

*Je ne me suis pas encore décidée à regarder sur g**gle map combien de kilomètres on a avalé en 15 jours. On a fait une forme de tour de France, version diagonale et redescente par un versant. C’était super chouette. Super fatiguant aussi.

*La canicule, ça va, on maîtrise merci. Il a fait des chaleurs de fous à peu près au moment où l’alerte était lancée précisément dans la région où on se trouvait. Sans vraiment de plan d’eau à disposition. On a fait avec les moyens du bord, on a survécu, mais c’était dur.

*Les moustiques aussi on maîtrise. Et moi, j’ai décidé de faire une petite réaction allergique par-dessus, version petits boutons tout rouges, dont un au milieu du nez, c’est ultra glamour, malgré le joli bronzage doré. Et je confirme, j’ai testé pour vous, les prises anti-moustiques, suivant les marques, ben ça ne marche pas du tout. Pas de bol, j’ai choisi la mauvaise marque cette année!

*Vacances famille, donc. D’avoir des parents disséminés un peu partout à l’extrême opposé de là où on habite, forcément ça remplit les congés. On ne se plaint pas, on trouve toujours un logement et un accueil chaleureux (et de bons petits plats, et on est comme des coqs en pâte). Par contre on peut vite se faire submerger par tout ce qu’il y a à faire, tous ceux qu’on voudrait voir, qu’on n’a pas le temps de voir, qu’on regrette de….C’est officiel, je milite pour avoir un rab de vacances pour famille éloignée. Histoire d’avoir aussi du temps juste nous 3.

*Retour avec des centaines de photos (à trier, classer, mettre en ligne, bouhouhou, soupir de nostalgie..), de beaux souvenirs, de merveilleux moments. De lieux qu’on découvre encore, des envies d’en faire plus, et la promesse toujours de revenir pour aller plus loin et plus haut

*Fin des vacances pour le chat aussi, qui en l’espace de 15 jours et grâce à de généreux et chaleureux hôtes, a retrouvé sa liberté de gambader dans les champs; ça me fend le coeur de l’enfermer à nouveau, mais j’espère que ce ne sera pas pour trop longtemps. Et puis honnêtement, ce chat n’est pas rancunier. Même après le traumatisme d’un trajet en voiture, même après une douche, il ronronnait dans mes bras…Ca ne m’en fait que plus culpabiliser!

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On redécouvre même les lieux de notre enfance trop souvent visités par d’autres yeux…C’est la magie du partage!

Blog en vacances

Après une réunion éprouvante, plusieurs fois où j’ai manqué de faire éclater ma colère mais me suis retenue de justesse (croisons les doigts, ce n’est pas encore tout à fait terminé), il semblerait que le miracle frappe et que je puisse partir….à l’heure!!! Et en plus, en étant la plus à jour possible dans mes dossiers! Je n’ose y croire!

Blog en vacances jusqu’au 26 Juillet, vous me direz, ça ne change pas vraiment de ces derniers temps et vous aurez bien raison! N’empêche, à tous ceux qui restent, bon courage, je m’en vais loin de la chaleur mais là où il a intérêt à faire beau.

Et comme je n’ai qu’une parole:

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Rien à dire, l’Ipod, ça ne rend pas le quart de la moitié des couleurs somptueuses, prenez cette image comme le symbole d’un mini coup de soleil sur un champs remplis de soleils…Que c’était beau ce matin, j’aime l’idée que ce lieu reste figé sur cette image pendant de nombreux jours, aussi peu réussie soit-elle….

Petits cailloux caniculaires

Non je ne suis pas encore liquéfiée, mais finalement je pourrais ne pas en être loin, quand je vois la carte météo du jour

*Murphy a encore frappé: pour mon départ en vacances demain, mon grand Yaka me colle une réunion de 14H à 16H avec le grand grand Yaka. Sachant que les horaires ne sont jamais respectés, je crois que je peux oublier mon départ cheveux aux vents à 17H. Blasée je suis.

*Murphy frappe doublement. Depuis le début de la semaine, me voilà à moitié malade, suffisamment pour faire de la fièvre, moi qui n’en fais que tous les 30 février, mais pas assez pour me faire arrêter et me dire que faut pas déconner, je ne partirai pas en vacances épuisée. Raté, je partirai épuisée, mais je ne peux pas abuser. Sans dire que tout ce que j’avais programmé pour cette semaine est parti en vrille vu que je n’ai été qu’une loque ces derniers jours.

*Par contre, comme petit régime pré-vacances, y’a pas mieux. Bon, il aurait fallu quelques kilos de moins encore, mais c’est un bon début.

*Départ donc demain soir, heureusement pas d’horaire précis, parce que je n’ai pas commencé un seul sac, même pas dégainé le fer à repasser, pas fini les lessives (chériiiiiiii, si tu m’entends), qu’il faut emmener le chat qui flippe comme un malade (et malade il va être) dans sa caisse vers ses quartiers d’été, et j’imaginais dans ma grande illusion faire un peu de ménage, continue à rêver cocotte!

*Je n’aime pas dormir dans un lit vide. Je n’y arrive plus, ça me perturbe, pourtant je n’ai rien contre être seule un petit peu, tout à mon rythme, mais non, me coucher seule, ça ne va pas. Ca prouve que les contraintes de la vie de couple sont bien loin derrière le bonheur et les avantages, j’aime cette idée.

*Que j’aime ces petits matins encore frais. J’ai l’impression d’ouvrir tous les pores de ma peau pour les accueillir, de dilater mes poumons pour emmagasiner un maximum de fraîcheur avant que le thermomètre ne monte. Ils ont une saveur particulière, celle de la langueur des petits déjeûners en terrasse, celle des départs à l’aube et celle des siestes de mileu de journée. Bon, oui ok, ça sent les vacances quoi, et j’ignore pourquoi ça me rappelle à ce point mon enfance, ma ville, mon pays. Mais c’est bon.

*Il paraît que Miss Blondinette apprend nage de mieux en mieux, je me réjouis de constater ça. N’empêche, je ronchonne quelque peu, son père et elle ont pris quelques longueurs d’avance sur le bronzage estival, à moi de jouer le cachet d’aspirine à leur côté, je sens que ça pourrait me contrarier. 

*Pourquoi Inter choisissent-ils précisément la veille de mon départ pour ne plus afficher les podcasts des émissions que j’essaye de suivre? Et alors, je pars avec quoi dans les oreilles, moi? J’aimerais qu’on m’explique!

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Ce n’est pas du tout là qu’on va (dommage..) Et puis il y a les Tournesols, aussi, qui commencent à fleurir de partout et dont je rêverais de vous mettre une photo, mais là comme ça présentement, c’est un petit peu difficile….

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