La trentaine de kilomètres quotidienne que j’ai à faire pour aller et revenir du boulot sont des moments importants pour moi. Des moments de tranquilité où je me réveille péniblement le matin, et où j’essaye de souffler le soir.
Comme j’ai un auto-radio aussi vieux qu’Hérode, et c’est peu dire, je suis à peu près recalée aux stations radio à portée d’antenne. Jusqu’ici, j’avais trouvé des programmes pas désagréables qui accompagnaient mes embouteillages et mes trajets.
Et exactement comme l’a dit Anne hier, je suis depuis Lundi fort dépourvue quant aux changements de programmes de la rentrée; rien qui ne me plaise, ne me fasse me sentir à l’aise, j’erre dépitée d’une station à l’autre. Je vais devoir faire l’investissement d’un outil moderne avec prise mp3 afin de pouvoir écouter mes podcasts, mais ça ne résoudra qu’à moitié le problème (le matin, je préfère quand même avoir des nouvelles plus fraîches).
Ces temps, bouleversements au travail, incertitudes de l’avenir, le trajet du retour me tient particulièrement à coeur. Je le prends comme un sas de décompression (pas toujours évident quand je m’énerve contre les chauffards). Un moment où je laisse derrière moi, derrière mon épaule les soucis quotidiens liés au professionnel, et où je peux me focaliser sur ce qui m’attend à la maison, toute la douceur de la soirée qui s’annonce, des envies de passer ces quelques heures à 2, ou à 3. Retrouver mon amoureux qui est maintenant présent à mon retour, échanger avec lui quelques phrases, donner le top départ du moment le plus agréable de la journée.
Et je peine à le faire. J’ai écouté cet été des émissions très intéressantes, mais qui ne m’ont pas sorti de mon univers, ou de certaines pensées moroses sur l’avenir pas franchement agréable, sur les questions de société, les interrogations du quotidien.
Ce n’est pas faute d’avoir cherché de la bonne musique, mais là encore, choux blanc, et surtout je n’arrive pas à rester sur du “juste musical”. Il me faudrait un mélange.
Du coup, je rentre chez moi encore trop à cran, et je dois faire un gros effort pour ne pas ramener en boulet derrière moi tout ce que j’ai emmagasiné pendant la journée, et qui n’a pas sa place dans notre foyer. C’est un moment délicat à passer, un virage que je ne négocie pas encore correctement.
Ca, c’est un coup à me conforter dans l’idée que le trajet moto, s’il ne résoudra pas les problèmes sur la route, m’éviteront de m’interroger sur la meilleure façon d’accompagner ces kilomètres….
Douceur et lumière de fin de journée, pendant ces vacances où il n’y avait rien d’autre à évacuer que la saine fatigue des baignades et promenades…
31.8.2010 à 15:32
Ta solution des podcasts en attente serait la réponse ?
Quoi qu’il en soit, nous voilà fort dépourvues. Et puis je n’ai même pas envie de faire des efforts pour aimer…
Bisous de bon retour, ce soir…
31.8.2010 à 21:34
Queument Queument ? Mais vous ne trouvez pas les nouveaux programmes FI tout à fait formidablement exceptionnels ? QueumentQueument Raphael MezraÏ ne vous fait pas pleurer de rire ?
Euh ben non… et moi aussi je cherche,je cherche et je suis perdue. Me voilà à écouter les radios suisses
3.9.2010 à 14:56
*Anne: oui, ce serait la bonne, mais ça signifie investir, même un minimum, donc en attendant…moi non plus, même avec les efforts. Du coup, France Info. Impersonnel, mais efficace.
Et je ne savais même pas que Mezra£i commettait sur F.I, mais ça me conforte encore plus dans mon choix. Pfffff, quand même 
*Valérie: mais elles sont super, les radios suisses, radios de mon enfance