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Archive pour 28.9.2010

Souffler la poussière

Sur le plan physiologique, l’année 2010 a été plutôt catastrophique en ce qui me concerne. J’ai traîné des douleurs qui m’ont handicapée dans toute entreprise sportive, et si j’admets que la motivation de départ était difficile à trouver, ces soucis n’ont pas contribué à me convaincre de puiser dans mes dernières ressources.

Depuis cet été, délestée d’une douleur lancinante, mais aussi de quelques menues sommes non négligeables (à force d’incompétence de la médecine classique, il a fallu se tourner vers des solutions plus efficaces, mais aussi plus onéreuses et forcément non remboursées - ne me remerciez pas, je contribue à combler le trou de la sécu), j’ai pu réfléchir à reprendre une activité physique.
Sauf que l’éventail des possibles s’est considérablement réduit. Parce que oui, ça va mieux, mais le diagnostic n’a pas été folichon, et m’empêche désormais certains mouvements qui me tentent fort, mais me seraient néfastes. Et si j’ai une petite tendance à l’obstination, le souvenir des mois passés à souffrir est encore suffisamment présent à mon esprit pour rester la plus raisonnable possible.

Aidée donc par une grande fée, j’ai trouvé 2 cours par semaine qui me permettent de réveiller mes muscles en douceur. Et si possible, essayer de se refaire une silhouette qui franchement commence à laisser à désirer, et fait honte à mon miroir à chaque fois qu’elle se reflète dedans.

J’ai commencé il y a 2 petites semaines, ça se met tranquillement en place, mais je peine. Déjà pour moi, le concept de sport, c’est ressortir de la salle en sueur, bonne à prendre une douche et à s’écrouler sur le canapé. Là, c’est tout juste une goutte de transpiration qui perle au front, et encore, ce qui m’arrange d’ailleurs, parce qu’entre midi et 14 heures, ce n’est pas évident de caser une douche en plus, mais du coup, je m’interroge sur l’efficacité des exercices.
Et puis surtout, la moyenne d’âge est quand même nettement plus élevée que ce que je n’avais imaginé qu départ. Pas question pour moi de faire de discrimination, mais j’ai un peu de mal à me sentir la petite jeune au milieu du cours, et à me faire à l’idée que pas de miracle, mes petits pépins et le choix d’une activité douce vont m’inciter à privilégier des cours plus attractifs pour des femmes plus âgées (et fragiles, en fin de compte ce n’est souvent pas qu’une question d’âge) qu’un bon vieux step ou body combat.
Alors je me débats entre principes idiots et malaise difficile à dissiper. Pourtant cet après-midi, j’ai les cuisses qui tirent et je me dis que tout n’a pas été inefficace.

Je reste encore en période d’essai. Il y a d’autres cours, au besoin, sur lesquels me rabattre. Et le jeu en vaut quand même la chandelle, mais n’empêche, ça chatouille l’orgueil…

barque.jpg

Et sinon, pour ne rien vous cacher, j’ai très peur. Ces derniers temps, j’ai plusieurs fois commencé des billets que je n’ai même pas pu mener jusqu’au bout. Et je me demande vraiment ce qu’il me faudrait pour ne pas délaisser ce lieu. Je n’ai pas du tout envie de me réveiller un jour en étant à nouveau incapable d’écrire 3 lignes d’affilée, alors comment relancer la machine?

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