Petits cailloux et Idées Noires

*Je viens de raccrocher avec mon ex-future contrat en apprentissage. Après lui avoir annoncé la semaine dernière et avec le sourire que nous serions ravis de la recevoir dans notre équipe, lui avoir fait miroiter un joli poste alléchant, l’avoir bloquée pendant 8 jours sur ses recherches d’autres entreprises, j’ai dû lui dire aujourd’hui que notre direction ne validait pas son embauche. Et c’est moi qui ai dû le faire, pas ceux qui se sont oralement engagés pour la recevoir. Et ressurgissent de bons vieux souvenirs écoeurants de ma propre histoire, et de ce que j’ai pu endurer comme retournements de veste. Je ne trouve pas franchement les mots pour expliquer dans quel état je suis, sachant dans quel état je la mets…

*En ce qui nous concerne, nous salariés chanceux en poste, on passe d’une rumeur de dépôt de bilan à une rumeur de vente à une société avec laquelle, personnellement, je n’ai absolument pas envie d’avoir à faire. C’est sympa le côté montagnes russes, ça tient éveillé. Mais c’est épuisant aussi. Et c’est un peu le choix entre la peste et le choléra, là…

*J’aurais dû savoir ce matin que la journée partait plutôt mal, lorsque le sac poubelle contenant les déchets de la caisse du chat fraîchement changée s’est déversé à mes pieds, éventré, dans le local poubelle, alors que j’étais déjà très en retard. Et que j’ai été quitte pour remonter en catastrophe -3 étages!!!- chercher une pelle, redescendre encore plus vite -3 étages!!- pour nettoyer un minimum le plus gros du tas, et tout laisser en plan en priant pour ne pas trop me faire maudire par la pauvre dame chargée de nettoyer l’immeuble quasi quotidiennement…

*J’ai tendance ces temps à me laisser couler bien profond par le moindre petit pépin, qu’il soit psychologique ou physique. Et forcément je cumule les 2. Et je peine à crawler vers la surface. Ca revient par cycles de façon totalement inégale, j’en suis bien consciente, mais dites, on fait comment pour les secouer, ces poids aux pieds, et puis une bonne fois pour toutes les laisser partir au fond sans nous?

*Je cherche un truc depuis que j’ai commencé le billet, pour finir sur une note un peu plus humoristique, ou légère. Si ce n’est que les couleurs commencent à flamboyer autour de moi, qu’il serait temps que je décille les yeux et que je fasse quelques photos pour m’imprégner pleinement de cette saison que j’aime tant, et que ça rajouterait des couleurs à ces lieux désertés, je ne vois pas. Et comme je suis même incapable de vous mettre une photo qui égaye, je laisse parler mon maître et ma référence (mais plutôt version Gaston, généralement, ça correspond un peu mieux à ma nature et mon être profond, gaffes comprises)…

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Moi aussi, j’ai l’impression de me faire emporter par le parapluie, là….Crédit photo je l’ignore, mais dessin à Franquin bien sûr….

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8 réponses à Petits cailloux et Idées Noires

  1. Anne dit :

    Un truc qui marche pour peu qu’on soit sensible à la méthode Coué :

    Chanter « Je suis de bonne bonne bonne bonne humeur ce matin, y a des matins comme ça, Tout va bien »

    (Une chanson que les moins de trente ans auront du mal à concevoir !!)

    Allez courage. Je t’embrasse

  2. Leeloolène dit :

    Mais voyons !!! Si « tu peines à crawler vers la surface ». C’est tout à fait normal !! Tu visualises un peu un crwal version SOUS l’eau ??? Ben non… ça peut pas marcher !! Il suffit de changer de nage. Tente la brasse juste avec les jambes ça marche un peu mieux.
    Sinon… écoute les grands conseils-amis de Thérèse du Père Noël :

    – attendez de toucher le fond monsieur, et là, un beau coup de talon et vous remontez à la surface.
    – Vous me conseillez de me noyer ?
    – Non c’est une image, monsieur.

    voilou… je le trouvais un peu tristoune ton billet alors une petite dose de Père Noël ne fait jamais de mal !

    Bisous

  3. Lyjazz dit :

    Ah, ouaih, y a des jours comme ça où tout fout le camp 🙁

    vivement demain alors !

    Dans ce cas il faut peut-être essayer de voir le positif dans le négatif. Il valait mieux que ce soit toi qui annonce à la personne qui n’est pas retenue qu’elle ne sera pas chez vous : au moins tu as dit ça humainement, sincèrement, et elle a dû le sentir.
    Pour le reste : tenter l’observation de l’extérieur, comme si ça ne te concernait pas.
    Si la poubelle sur les pieds ça te touche encore, c’est que tu as encore de l’énergie. Au contraire, si ça t’avait laissé froide et sans expression tu aurais été sur la pente de la dépression grave…
    Plus que 2 jours et c’est le week end : planifie de la légèreté, de la gaité, au besoin en demandant à ton compagnon de prévoir quelque chose sans t’en parler.
    Et puis écrire, écouter de la musique, ex-primer ce qui ne va pas : faut que ça sorte !
    Moi je te fais un free hug virtuel, si ça peut t’aider…

  4. zeldabis dit :

    J’aime beaucoup le dessin 🙂

    J’ai beau être dans une situation plus riante, je partage ce sentiment harassant d’être entraîné, de forcer mon rythme alors que je voudrais dire pause. Pas de solution, juste prendre le réconfort partout où il est, dans une belle image, une relation tendre, une conversation constructive … et essayer de laisser glisser le reste.

    Je t’embrasse fort !

  5. Flo dit :

    *Anne: je conçois la chanson (mais j’ai plus de 30 ans 😉 ) mais le problème de la méthode Coué, c’est qu’il faut être un minimum motivée pour l’appliquer 🙂 Mais je retiens l’idée, merci 🙂
    *Leeloolène: aaah le Père Noël!! Ca fait longtemps tiens, tu as bien raison, il faudrait que je me le revoie! Et quand je me récite le dialogue avec la voix caractéristique de Thérèse, ça donne un petit plus non négligeable 😉
    *Lyjazz: peut-être qu’il valait mieux que ce soit moi qui l’appelle, mais ce n’était pas vraiment à moi de le faire. Et mon souci, c’est qu’en effet, je peine à prendre de la distance. En même temps, je préfère ça à l’insensibilité totale, on est d’accord. Si j’écris ici, c’est bien pour le côté exutoire 😉
    Merci pour le free hug, je prends volontiers 🙂
    *Zelda: bah oui, Franquin est doué jusque dans ses idées noires 🙂 Je tente le gras version ailes de canard pour laisser glisser, y’a des moments où c’est plus facile que d’autres! Je t’embrasse tout autant 🙂

  6. ouahhhh c’est un peu général en ce moment. Chez toi y’a du soleil ? Parce qu’ici c’est abominablement grigrigri. Il faudrait peut être que l’on se fume un peu d’herbe qui fait rigoler 😀

  7. liwymi dit :

    Comment se délester de ces poids aux pieds ? Hormis une bonne dose d’amour (ça, tu es déjà pourvue :)))), mise sur la lumière du jour, la musique (qui augmente le taux de dopamine), Le Mentaliste (ah non, ça c’est pour moi…), une nourriture riche en oméga 3, en vitamines et en magnésium (le chocolat s’impose !), un peu d’activité physique. Mise aussi sur le week-end ! Ainsi va la vie, avec ces hauts et ces bas…

  8. Flo dit :

    *Valérie: il y a toujours plus de soleil que chez vous, oui. Je me souviens des automnes au bord du lac, et de la grisaille terrible à supporter, sur la longueur…Mais je n’irai pas jusqu’à l’herbe, personnellement, j’avoue 🙂
    *Liwymi: oui, pourvue de l’amour. Pour la musique, je viens d’écrire à ce sujet, la nourriture laisse à désirer, le sport, j’essaye mais pas évident. Au moins je ne manque pas de chocolat, et les week-ends passent trop vite, comme pour tout le monde!
    Merci des conseils 🙂

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