Et finalement j’ose!

J’ai esquivé le tag de Zelda, et voilà que Lyjazz m’attendait au tournant! Finalement, entre les échanges de commentaires sur ces différents blogs et ailleurs, j’essaye de me lancer dans le défi du 15 auteurs en 15 minutes.
Que les choses soient claires et honnêtes: entre le moment où je me suis dit « ok je le tente » et le moment où je publie ce billet, il s’est passé bien plus de 15 minutes. Parce que j’ai forcément cherché, mûri, réfléchi à ce que je voulais mettre et les commentaires qui allaient avec.
J’ai lu le billet de Zelda, je n’ai pas encore lu celui de Lyjazz. Mais d’ores et déjà, les règles ne sont pas tout à fait respectées, je le confesse.

Alors voici, dans le désordre et sans ordre de préférence:

Molière: découvert au théâtre, et je crois avoir lu quasi l’intégralité de ses oeuvres. Oui, je fais partie de ceux qui adorent lire le théâtre, et qui se font leur propre pièce en lisant. Cet homme était un génie de l’humain, et je pense que je ne m’en lasserai pas.
J.R.R Tolkien: moi qui ne suis pas une fan de fantaisie, je n’ai jamais été aussi transportée que dans Le Seigneur des Anneaux, que j’ai lu et relu. J’ai pleinement adhéré à son univers, j’y ai été transportée, oui j’adore l’adaptation cinématographique et je n’ai pas honte de le dire non plus. J’ai d’abord plongé dans Bilbo qui m’a fait découvrir l’auteur; ses oeuvres parallèles sont un peu plus difficiles d’accès selon moi, mais il ne doit pas me manquer grand chose dans tout ce qu’il a produit.
Patrice Van Eersel: je ne sais plus aujourd’hui comment j’ai découvert cet auteur qui fut pour moi une révélation. Le 5ème Rêve, La Source Blanche et La Source Noire, que j’ai relus plusieurs fois. Ce sont les quelques ouvrages non romanesques qui m’ont transportés comme des romans, et de véritables livres de chevet, au sens premier du terme.
J.K Rowlings: eh bien oui, je suis une fan de la deuxième heure du sorcier. Je me revois encore dans cette librairie, contempler les 3 premiers tomes au rayon enfant en me demandant ce que c’était et pourquoi ça faisait tant de bruit,  puis les acheter…et ne plus en décoller les yeux. Au point d’avoir lu les 2 derniers volumes en Anglais pour ne pas attendre la sortie française plus tardive. J’aime les lectures à niveaux différents de cette série, et la simplicité avec laquelle on se laisse transporter dans cet univers. Je reste bien plus dubitative sur les adaptations cinématographiques cependant.
La Mythologie grecque: ce sont les contes de mon enfance. Je dédaignais Cendrillon et Blanche Neige qui m’horripilaient, au profit de Zeus et ses courses à la séduction, les facéties d’Hermès et les trahisons d’Aphrodite. J’étais une incollable, et j’ai baigné grâce à ma mère, qui a entretenu cette passion, dans les récits et les rêves de la Grèce Antique. Je n’ai pas d’ouvrage de référence à citer ici, ce qui est bien dommage d’ailleurs.
Julien Gracq: Un balcon en forêt est le seul ouvrage que j’ai lu de cet auteur, dans le cadre des lectures obligatoires de mes études, qui avaient tendance à me faire détester tout ce que je lisais. C’est d’ailleurs ainsi, et malgré une prof de français fabuleuse au lycée, que j’ai détesté tous les classiques. Mais néanmoins, Gracq m’a touchée, pas au point de relire des choses de sa plume, ce qui est bien bête, mais suffisamment pour qu’aujourd’hui encore, je pense souvent à l’embellie, cette notion de chant du cygne qu’il a si divinement décrite. Tiens, il faudrait que je le reprenne…
Emily Brontë: ses Hauts de Hurlevent, en Anglais dans le texte. Puis relus en Français. Etudiés en classe, avec mon esprit de contradiction, j’ai infiniment adhéré à la littérature anglaise, bien plus qu’à la française. J’ai adoré les histoires imbriquées, ces héros torturés, ces paysages sombres. Ca ne me ressemble pas, et cependant…
Oscar Wilde: encore de la littérature anglaise. Encore un auteur torturé (il est presque flippant de révélations, cet exercice). Je n’ai pas lu énormément, mais j’ai aimé découvrir l’homme et son histoire au travers de ses écrits: The importance of being Earnest (une jolie petite pièce de théâtre fort amusante), et bien entendu, le fameux Portrait de Dorian Gray, dont je n’ai pas vu le film.
Max Frisch: Andorra. Un auteur suisse, et un roman inspiré par la Seconde Guerre et la problématique des étrangers et de l’invasion du territoire. Lu en Allemand avec quelques difficultés, et néanmoins suffisamment de plaisir pour le relire en Français. Malheureusement furieusement d’actualité.
Franquin: ah là, j’avoue, si je n’avais pas lu Zelda parler de BD, je n’aurais pas osé, et n’y aurais pas pensé.Mais Gaston Lagaffe est mon héros, celui de toujours, celui de mon enfance. Celui dont nous nous racontions les blagues en famille, au repas. Celui qui m’a fait hurler et pleurer de rire, même à la 200ème lecture. Je rêve de racheter la série entière, laissée chez mes parents. Et d’y rajouter les Idées Noires, que je connais moins bien.
Patricia Cornwell: la série des Scarpetta m’a très longuement tenue en haleine, jusqu’à il y a quelques années où j’ai complètement décroché, parce que ça devenait trop compliqué, trop tiré par les cheveux, trop long. Ca ne m’empêche pas de lorgner sur les livres quand je passe en librairie, et d’en emprunter un lorsque l’occasion se présente à moi…mais c’est bien souvent pour être déçue désormais.
Maxime Chattam: sa trilogie du mal (L’âme du mal, In Tenebris, Maléfices) sont parmi les romans faciles qui m’ont le plus impressionnés ces derniers temps. Mais c’est un auteur totalement inégal, capable de m’enthousiasmer et de me décevoir profondément. D’ailleurs, je n’ai pour l’instant pas trouvé mieux que cette trilogie dans ce que j’ai lu de lui.
Francis Ponge: je ne suis clairement pas une lectrice de poésie. Je rentre très mal dedans, je peine à trouver le rythme. Ponge est l’un des auteurs étudiés en cours, et qui m’a plu par la simplicité de ses sujets, et sa façon de les traiter. Je les reprends ponctuellement, je passe devant le livre, l’ouvre et lis un poème, puis le referme. Je ne conçois pas la poésie autrement.
JMG Le Clézio: j’ai découvert cet auteur à mon adolescence, et lu une grande partie de ses romans. Il a cette façon d’ouvrir des horizons, de faire voyager, d’offrir une ambiance qui me séduisait. J’ai cessé il y a quelques années, le trouvant trop répétitif.
Edmond Rostand: Cyrano de Bergerac. Eh oui, encore du théâtre. Plus jeune, après avoir appris la tirade des nez, j’avais décidé d’apprendre des scènes entières de la pièce; je n’ai jamais été au bout de ce projet, mais j’ai lu et relu l’ouvrage une quantité innombrable de fois.Et vu tout aussi souvent l’adaptation cinématographique qui me transportait autant que la lecture…L’un des rares films qui m’ait fait pleurer, et un livre qui m’a fait chavirer…

Exercice rempli, le compte est normalement bon.Le chrono, par contre, très mauvais.
Et prend qui veut pour la suite, naturellement!

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5 réponses à Et finalement j’ose!

  1. Anne dit :

    Je me tâte encore pour ce tag ci ! Mais on en a en commun !!

  2. Flo dit :

    *Anne: ce n’est sûrement pas moi qui te mettrai la pression, mais je serais par contre super curieuse de savoir lesquels nous avons en commun (en blog ou en privé 😉 )

  3. Anne dit :

    Molière, Tolkien, JK Rowlings, Wilde et Franquin !!

  4. Lyjazz dit :

    Et bien voilà une belle liste !
    Et je découvre quelqu’un que je ne connais pas du tout, même si, en cherchant un peu je me rends compte que j’ai croisé sa route : Patrice Van Eersel. Je note !
    Ah, oui, Franquin ! Je pense que je vais recommencer avec mes enfants.
    Et je n’ai pas parlé d’Astérix, dont nous avons la collection.
    Et puis Molière et Edmond Rostand : ça aussi, j’y reviendrais avec mes enfants. On est plutôt dans le théâtre contemporain pour enfants : il y a des spectacles superbes.

  5. Flo dit :

    *Anne: ha génial!! Et la fin de la liste? 😉 😉 (oh oui, je suis sournoise :p)
    *Lyjazz: à quelle occasion as-tu croisé sa route? Oui, je suis persuadée que tous ces livres qui nous marquent, sont ceux que nous partagerons tout autant avec nos enfants. Avec Miss Blondinette, je ressors mes émerveillements de jeune nouvelle lectrice (La sorcière de la rue Moufetard, le Petit Prince, etc…il y aurait une liste juste pour eux à faire 🙂 )

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