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Archive pour novembre 2010

Une personne insignifiante, vraiment?

Toute la journée, j’ai tourné et retourné dans ma tête ce que le mot “insignifiant” pouvait signifier (tiens, justement…) pour moi. Et je peine à le définir. C’est un terme que j’utilise finalement assez peu. J’ai l’habitude de penser que rien de ce que je vis ou de ceux que je croise n’est un hasard, et que tout a un sens. Qui peut être compris sur le moment, ou plus tard.
Dès lors, il n’y a pas grand chose, ni grand monde d’insignifiant.
Et puis je trouve ce terme plutôt rabaissant. Désagréable. Je n’aimerais pas me savoir insignifiante aux yeux d’autrui, tout comme je n’aime pas penser à quelqu’un de cette façon. Chacun, à sa façon, me fait réagir. Positivement ou négativement.

Prendre du recul, c’est ce qui me manque. Surtout en période de longues et fortes tensions. Ce que je traverse au travail actuellement par exemple. Il faudrait que je crée de la distance, et que je considère certains comme insignifiants. Ca m’aiderait, ou pas. Ce n’est pas dans mon caractère plein et entier.

Et finalement, en écrivant et en laissant mes pensées aller….ce qui me révolte le plus actuellement, c’est que moi, je dois être insignifiante aux yeux de ceux qui nous dirigent. Je ne suis qu’une ligne sur un tableau, un nom sur un papier. Et je ne m’y fais pas. Pour les raisons citées plus haut, je ne peux pas m’y résoudre.

Et c’est épuisant!

village.jpg

Alors en effet, je n’ai pas été claire sur l’exercice que je tente d’appliquer depuis cette semaine: cela s’appelle “366 réels à prise rapide”, et propose donc  des débuts de phrases qui sont autant de thèmes quotidiens (que je reprends donc en titre, je n’ai même plus besoin de me fouler pour ça, c’est le pied!), sur lesquels rebondir et écrire sans trop réfléchir. Bien sûr, chacun l’adapte à sa manière, je l’ai découvert grâce à Lyjazz qui l’a suivi pendant une année avec une fidélité et persévérance (oui encore!) que j’admire.
Impossible néanmoins de vous offrir un lien plus clair et plus explicatif, j’ai cherché sur la grande toile, mais je ne remets pas le doigt dessus, Lyjazz si tu as un site ou une référence en mémoire, n’hésite pas!
En ce qui me concerne, le concept me séduit parce qu’il me permet d’écrire sans avoir à réfléchir à un sujet (souvent ce qui me coince le plus est le fameux “angle d’attaque” bien connu), mais j’ignore si je tiendrai le rythme d’un billet par jour. Et comment je m’y adapterai. On va considérer que je suis en période d’essai, et advienne que pourra…

Hommes et femmes…

Hommes et femmes, masculin et féminin. Je prends conscience ces temps que c’est ce que nous portons tous en nous, cette part d’homme et de femme, et que l’équilibre est de les faire cohabiter.
C’est le chemin que j’entreprends, avec quelques difficultés, moi le garçon manqué, moi qui n’ai jamais réussi à laisser s’exprimer la jeune fille en moi, c’est un long apprentissage, où je découvre que si je laisse parler le masculin au premier abord, je ne me mets pas non plus en danger ni en position de faiblesse en laissant ma part féminine s’exprimer. Ce n’est pas un choix que j’ai à faire, mais bien une réunion, aussi difficile puisse-t-elle me sembler parfois.

Hommes et femmes, c’est aussi l’éternel débat du féminisme, dans lequel j’ai baigné petite, pas de façon radicale ni extrême, mais qui m’a sans doute sensibilisée au combat des femmes des années 70, à ce que nous avons reçu de nos mères, mais aussi aux excès inévitables dans toute recherche de liberté.

Hommes et femmes, enfin, comme un clin d’oeil à nos professions, mon compagnon qui s’apprête à rentrer dans un monde quasi exclusivement féminin, et moi qui suis entourée d’hommes à mon poste. Et je crois que j’aime ce décalage et ce qu’il nous présente, comme ces petits points d’une autre couleur au milieu d’un grand tout, et la preuve qu’aucune porte n’est fermée, et que les mentalités évoluent lentement mais sûrement…
vagues.jpg

Et à l’image du ressac,  mon inspiration est allée et venue toute la journée, ce qui explique cette note si tardive. Mais il m’était difficile de rendre les armes au 2ème jour de défi, non?

Ca a l’air vieux mais….

…mais finalement, ce sera porté par une petite crevette de moins de 3 kilos qui a décidé de pointer son nez aujourd’hui.
Mon collègue est devenu papa pour la 4ème fois, d’un petit garçon au prénom ancien et fort improbable: F@ntin.

Ce n’est pas ma tasse de thé, mais ça m’amène à la réflexion finalement banale que de plus en plus, les prénoms anciens reviennent à la mode. Tout comme le style vestimentaire, un peu du style décoration aussi, et la grande passion des brocantes, refaire du neuf avec de l’ancien, redonner un coup de fraîcheur aux meubles décrépis.
J’adore le résultat bien souvent, tout autant que je suis incapable de voir un potentiel dans ce qui pourrait être chiné, et totalement incapable d’utiliser mes 2 petites mains pour donner une nouvelle vie à du vieux. Il fut un temps, je ne pouvais même pas me balader dans une brocante, tant ces objets alignés et qui semblaient poussiéreux me donnaient l’impression d’étouffer.
Aujourd’hui, je m’y promène avec bien plus de plaisir, je ris volontiers avec mon compagnon des choses improbables qu’on peut y trouver, mais je n’ai toujours pas franchi le cap d’acheter pour retaper. Peut-être qu’un jour, j’arriverai à voir ce qu’il faut faire sous la couche d’affreuse peinture orange, ou le bois tout craquelé. Peut-être qu’un jour, je trouverai la patience et l’envie à tout cela…

Ceci est une toute première (et un joli événement pour la fêter comme il se doit!), que je dois à Lyjazz qui, à force de persévérance et après les scans que j’ai été incapable de lire, m’a fait parvenir les copies des fameux “365 à prises réelles rapides” dont elle s’est inspirée pour ses si jolis billets pendant une année entière. Je ne promets pas d’être aussi assidue qu’elle, mais après tout, ça peut être amusant de retrouver un élan de cette manière, et puis je n’ai plus grand chose à perdre n’est-ce pas?

ariege-automne.jpg

Couleurs d’automne trop vite passées, vendredi je m’émerveillais de voir enfin tous les arbres en feu, nous avons pu en profiter comme il se doit ce week-end lors d’une grande balade, et aujourd’hui, voilà les branches nues, et le ciel plombé. Je regrette que cette année, notre été indien flamboyant n’ait été si éphémère….