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Archive pour janvier 2011

(Ne) Choisis (pas) ton camp

Je disais donc que j’ai feuilleté ces derniers temps les quelques centaines de photos familiales numérisées et gravées par mes parents. Petit paquet de cd’s qu’ils m’ont offerts pour mes 30 ans, et qu’ils réactualisent de temps en temps. Ca a du bon d’être à la retraite.

Je les ai regardés en contemplant cette petite fille d’un regard interrogatif, me retrouvant un peu, ou alors pas du tout. Et m’étonnant toujours et encore de cette amnésie totale que j’ai pu développer au sujet de certains pans de ma vie.

Une chose m’a frappée aussi tout particulièrement, qui m’amène à développer ici un thème que j’ai déjà maintes fois abordé en ces lieux, en tournant un peu autour du pot néanmoins: je me suis vue avec de jolies couettes, des barrettes, plein de robes à petites fleurs, jamais trop, mais jamais trop peu, juste ce qu’on a l’habitude de voir d’une petite fille dont les parents prennent soin (en prenant en compte le goût du début des années 80 en matière vestimentaire, bien entendu…)
Si vous m’aviez posé la question “comment étais-tu enfant?” je vous aurais répondu “en pantalon, cheveux courts, bien plus masculine que féminine”.
Oui, j’ai été cette fille garçon manqué-là aussi, mais bien plus tard. A l’adolescence. A la période où les jeunes filles doivent assumer les changements de leur corps, et les bouleversements qui les accompagnent psychologiquement parlant. J’ai juste collé cette image-là, dont je me souviens, à une enfance différente dont j’ai tant oublié.

Longtemps, très longtemps et parfois même encore aujourd’hui, ma conception du monde a été manichéenne. Je catégorisais, je rangeais: on est un garçon manqué, ou une fille ultra girly. On aime la mer, ou la montagne. On est quelqu’un de bon, bienveillant et généreux, ou alors on est une âme mauvaise, noire et dangereuse. On est une maman, ou une professionnelle épanouie. Une Suisse neutre et raisonnable, ou une Italienne caractérielle.
J’ai eu besoin de certitudes pour me construire. Comme chacun d’entre nous, mais j’ai utilisé ce schéma-là pour y parvenir, par je ne sais quels détours de mon inconscient-ce-taquin.

Ce schéma m’a emportée dans de drôles de paradoxes. Dans la souffrance la plus extrême avant de pouvoir assumer un divorce. Dans un déchirement permanent à force de refuser de voir qu’une seule et même personne pouvait être Janus. A ne pas assumer mes choix ni savoir quel costume enfiler, à devoir jouer la comédie et ne jamais me sentir à l’aise. C’était comme si volontairement je décidais de rester sur la corde du funambule, toujours au bord du déséquilibre et de la chute, alors que j’avais le sol plat, lisse et solide à 50 centimètres sous mes pieds.
Je peinais à entrer en contact avec les personnes que je ne parvenais pas à ranger dans une case ou l’autre de mon schéma. Selon ce que je percevais d’elle, je ne peux pas dire que je m’en contentais, mais je n’arrivais pas à patiner le dessin, à l’atténuer, à nuancer. Je me lançais à corps perdu dans la relation, je pardonnais tout et passais sur tout par passion, ou je me fermais et ne laissais aucune seconde chance. Faux départ, pas de route. Et je pouvais tout aussi bien être d’une innocence à couper le souffle, et en arriver à plonger très loin dans le pays des bisounours rempli d’arc en ciel. Si si, même si ça faisait mal aux yeux.

Depuis quelques temps, je crois que je retrouve mon équilibre. Oh bien sûr, je suis encore un peu de tout cela. On n’enlève pas sa seconde peau aussi facilement qu’un costume, lorsqu’on prend des habitudes même mauvaises, il est toujours bien plus long de les perdre que de les acquérir. Je me fais encore bien peu confiance, et j’ai bien souvent besoin d’un temps d’adaptation, comme un décalage pour repérer mes tendances extrêmes et me modérer. Parfois je n’y arrive pas toute seule.
Mais j’apprends aussi à devenir pleinement moi-même, à réunir ces deux parties en moi qui se faisaient la guerre et se battaient pour obtenir l’exclusivité. J’accepte l’être humain et son paradoxe qui préfère décliner les tonalités de gris et qui ne sera jamais ni blanc, ni noir. J’essaye de m’apaiser et je m’autorise à aimer les pantalons et les jupes, à arriver le lundi en jeans et rangers, et le mardi suffisamment apprêtée pour m’attirer les remarques des mes collègues. J’assume de partir en vacances à la montagne et dire que la mer me manque ou l’inverse, et j’essaye de réfléchir à la mère que je pourrais devenir tout en mettant sur pied mon projet professionnel. Je garde un caractère entier, parce que c’est mon sang italien qui parle, celui qui bout à la moindre hausse de température, celui qui a envie de s’enflammer et s’enthousiasmer, et je laisse ensuite la partie suisse tempérer, adoucir, raisonner, argumenter.

Je me suis penchée sur cette photo déchirée et éparpillée qui me représentait, j’ai compris que séparément, ces petits morceaux ne feraient jamais une personne heureuse et harmonieuse. Mais si je les recolle, même grossièrement et avec quelques erreurs, finalement  ça donne une femme mieux dans ses baskets ou ses escarpins.
Je ne saurai dire quand ce processus a commencé. Ce que je sais, c’est que cette petite fille, qu’elle soit en robe et couettes ou pantalon et cheveux courts, contribue à m’aider dans ce chemin même si je ne suis pas encore tout à fait arrivée au bout….

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Mais oui, en robe et en collants. Par contre quand j’ai regardé ce que je tenais dans les mains, j’ai éclaté de rire. Et je me suis dit qu’il n’y avait pas meilleure illustration de ce billet que ce joli paradoxe de quand j’avais 4 ans!!

25, 26 & 27 Janvier

25 Janvier: les raisons qui vous empêchent d’écrire…

Et donc typiquement, par exemple, qu’est-ce qui m’a empêché d’écrire depuis 3 jours alors que je planifie ce billet depuis un moment?
Un mélange indéfinissable. Pas question de se réfugier derrière les faux prétextes “je n’ai pas le temps”. J’en ai, je peux en avoir, au détriment d’autre chose mais oui bien sûr, j’ai la possibilité d’écrire quelques minutes par jour. Et moi qui aime tant répéter que j’aurai toujours besoin d’écrire dans ma vie, me voilà à traverser des périodes entières sans rien rédiger d’autre que des mails, ça oui quotidiennement, ou des petits mots rapides (même pas trop de textos, quelques twitter et encore).
Peut-être est-ce ça: j’écris énormément en mail. Des correspondances longues, soutenues, qui me coupent l’envie de me recentrer sur autre chose de plus personnel, et c’est bien dommage (mais pour qui?)
Les 366 sont un excellent prétexte pour ne plus dire “je n’avais pas d’inspiration”, mais j’avoue que typiquement certains jours les sujets ne m’inspirent absolument pas, et que ça fait partie du blocage et du manque de motivation à me mettre derrière mon clavier. A moi de me débrouiller pour en faire quelque chose, ou assumer de ne pas les traiter.

26 Janvier: un numéro en couleur…

Voilà bien un sujet qui n’éveille rien en moi. Un “numéro haut en couleurs”, oui, j’y assiste tous les jours, le funambulisme de mon chef au boulot, la grandiloquence de mes collègues qui utilisent leurs meilleurs arguments pour se faire entendre et passer en priorité, les parties de guignols que nous pouvons avoir tous ensemble, encore que ces temps le moral n’y est pas forcément…

Numéro en couleur, comme ceux qu’on nous propose de visualiser lors de séances de relaxation? Je ne sais même plus si ça se fait avec des numéros, les couleurs oui, mais je n’utilise pas les chiffres, ils ne sont pas synonymes de détente pour moi, au contraire c’est même plutôt crispant.
Tiens, les chiffres chez moi, ben c’est rouge. Rouge sang, rouge sueur, rouge des larmes que j’ai pu verser plus jeune, devant mes travaux de maths ou de physique auxquels je ne comprenais rien….

27 Janvier: journée des pieds…

Non, journée de la tête. Aujourd’hui, j’ai appris un nouveau protocole de massage de la boîte crânienne, rempli d’huile certes, mais furieusement agréable, suffisamment court pour pouvoir être prodigué à n’importe quel moment (à condition d’accepter d’en ressortir les cheveux gras et emmêlés, et d’avoir une douche à proximité), suffisamment efficace pour apporter une relaxation réelle et un sentiment de légèreté.
C’était bien de recommencer à masser, pourquoi ai-je toujours autant de mal à m’y remettre, alors que j’aime ça? Pourquoi est-ce que je sens une telle retenue, une telle inquiétude? Au pire je suis médiocre, au mieux je fais du bien et je fais plaisir, que me faut-il de plus, à part une énorme dose de confiance en moi? Recevoir les encouragements d’une foule en délire qui me fait comprendre qu’elle n’attend que moi?
Ok, on se revoit dans quelques vies…
Peut-être que ça part du même processus qu’écrire: j’en ai envie, j’ai plein d’occasions de m’y mettre, et quelque chose bloque, au fond. C’est de la création à sa façon, aussi…

Et enfin là-bas, j’ai découvert un nouvel endroit plutôt sympathique qui enseigne de nouvelles techniques. Dont une qui s’annonce pour fin mars, que je vise et pour laquelle je ne vais pas traîner à m’inscrire, sous peine d’acte manqué!

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C’est un peu plus de saison, il faut bien le dire…Et ça ne lasse pas de m’émerveiller.

Auto-promo

En fait, je voulais d’abord mettre le texte ici. Et puis d’autres photos. Mais finalement je vais aller à la simplicité et au plus court.

J’ai eu l’immense honneur d’être contactée par Baci, qui en tant que rédactrice en chef de Voldemag cette semaine, m’a proposé de publier un billet de mon choix.
Voldemag, c’est quand même un peu le webzine que j’admire, dans lequel je trouve des plumes époustouflantes, et que je lis en me sentant vraiment toute, toute petite. J’ai donc accepté avec une sacrée pression, en me disant que pour le coup j’allais devoir assurer un max. Mais une opportunité pareille, ça ne se refuse pas.

Et puis la grâce de la sainte plume m’a touchée, ou alors j’ai juste réussi à mettre des mots sur un sujet que je traînais dans ma caboche depuis un petit moment, et ça a donné ça.

Il faut savoir aussi que pour trouver l’inspiration, j’ai passé à peu près tout le week-end à feuilleter virtuellement les albums photos familiaux que mes parents m’avaient généreusement scannés il y a quelques années. Et que je me suis envoyé quelques shoots de nostalgie pas forcément bons pour le moral, mais dans lesquels je cherchais un ou deux clichés de Tunisie et d’Italie sur lesquels je n’avais pas ma propre bobine ou celle de Super Frérot (qui, au passage, était éhontément blond, mignon, souriant et craquant) au premier plan.
J’en ai trouvé. Mais ce sont des photos papier, âgées, usées et scannées. Qui ont donc passablement perdu de leur qualité et de leur grain. Baci en a proposé de bien plus jolies et sympas à la place, et je l’en remercie.

Alors voilà. Je suis heureuse du résultat, je l’avoue, et heureuse d’avoir vécu cette aventure. Et je vous incite tous à aller faire un tour sur ce webzine, et pas que parce que j’y apparais. Juste parce que c’est un régale.

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Tunisie et les Abruzzes. Il y a ohlala au moins…
Voui, comme je suis une fille partageuse, je vous les offre quand même. Histoire que vous fassiez la comparaison aussi!

23 & 24 Janvier

23 Janvier: mélange…

Aujourd’hui, c’est dimanche, il fait froid et j’ai envie d’enfance et de saveurs de ma maman. Elle fait une compote de pommes divine, et me répond quand je lui demande la recette: “c’est open bar d’épices, je sors tout, et je mets ce qui me tombe sous la main”.
Voui, alors ça ne va pas m’aider.
Du coup, j’ai fait pareil. J’ai vaillamment épluché mon kilo et demi de pommes, je les ai fait revenir, j’ai ouvert ma boîte à épices, bien moins fournie que chez ma maman, et j’ai jeté une pincée de clous de girofle, du citron (tiens, j’aurais pu mettre le zeste), du quatre épices, de la cannelle, du miel, un peu de sucre. J’ai touillé, j’ai humé, j’ai goûté, j’ai adoré. Il m’a manqué les raisins secs, parce que mon amoureux ne les aime pas trop, et j’aurais pu m’abstenir de la tombée de beurre que j’avais mise au début pour rendre onctueux…ça se sent trop, et je n’aime résolument pas la cuisine au beurre.

J’espérais en avoir pour toute la semaine, je crois que j’ai vu trop grand. Ce soir, nous lui avons mis un sacré coup dans l’aile, et demain, je sens qu’il faudra se battre à la mauvaise foi pour savoir qui pourra finir (ce sera moi, il déteste finir les plats!)

24 Janvier: c’est long…

C’est long, les lundis matins dans la température glaciale, où l’on voit s’étendre, comme un jour interminable, la semaine qui commence et qui manque de piment.
C’est long, une journée entière dans une agence gelée, parce que chef-débile a eu l’excellente mauvaise idée de justement éteindre tous les chauffages la veille du week-end où les températures ont chuté très loin en-dessous de zéro. Seule consolation, son bureau était aussi froid que les nôtres, il a donc enduré sa punition comme nous tous (sauf que lui a eu l’occasion de s’enfuir, nous étions condamnés à notre bureau toute la journée).
Et pour me consoler de ce début de semaine sur les chapeaux de roue:
Une longue douche brûlante, histoire de me réchauffer au minimum. J’ai résisté au bain parce que je devais appeler mes parents dans la foulée, et que j’avais faim.
Un long coup de fil sur Skaïpe avec vidéo justement avec mes parents, histoire de leur faire plaisir, de rigoler un peu. Pas toutes les semaines hein, je les habitue trop bien, moi qui étais si fière d’être redescendue en-dessous de la barre de la demi-heure de coup de fil avec eux! Je suis tombée dans le traquenard.
Une longue soirée avec mon amoureux, à faire durer le plus possible,une bonne série ou un bon film, un petit repas, me blottir dans ses bras et une chaude couverture polaire, je ne suis pas tout à fait réchauffée encore.

Et ne pas penser à la suite de la semaine qui heureusement, ne fait que raccourcir…

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Kyparissi, Grèce, 2007 - juste pour se donner un peu de chaleur en plein hiver, ne me remerciez pas!

Enfant caméléon

2011 a débuté par un gros bouleversement dans la vie de Miss Blondinette: elle a déménagé, assez loin de chez nous. Et suffisamment loin de l’ancien appartement de sa maman pour changer d’univers, et d’école.
Univers, parce que d’une petite citadine en banlieue très proche d’une grande ville, elle est devenue petite campagnarde en banlieue très lointaine de la même grande ville, à mi chemin avec une autre grande ville. Ce qui équivaut à perdre le nom de banlieue, en y réfléchissant bien.

Sa maman et son beau père ont saisi l’opportunité d’un terrain à prix très décent, avec proposition de construction. Miss Blondinette a donc vu pousser de terre sa future maison, et suivi toutes les étapes une à une, ce qui est plutôt enrichissant. Bien entendu, c’est devenu nettement plus concret pour elle lorsque sa maman lui a demandé de choisir les couleurs de sa future chambre. Et je vous le donne en mille: elle a pris rose. Rose bien foncé sur un pan de mur, rose plus clair sur le second, fondu enchaîné sur du blanc, bienvenue et vie ma vie DéKo!

Ils ont emménagé entre Noël et Nouvel An, la semaine où la puce était chez nous en vacances; ce qui signifie que son papa l’a ramenée le dimanche précédant sa rentrée dans un nouveau lieu, avec tout à redécouvrir. A priori, ça c’est plutôt pas mal passé, et avec son sens de l’adaptation qui ne cessera pas de m’épater, elle se fait très bien au changement. Son papa lui manque, mais elle adore sa chambre, elle adore sa maison, elle ne comprend pas pourquoi sa maman refuse toujours le chat, le chien, la souris et le hamster qu’elle demande alors que maintenant, ils vivent dans une grande maison avec un jardin. Ma pauvre puce, je crois que tu vas pouvoir attendre ces animaux un bon moment.

L’autre jour, après trajet avec son papa pour revenir chez nous, la demoiselle est venue me voir pour me dire “tu sais, j’ai discuté avec papa, ma chambre dans votre nouvelle maison, elle sera rouge”.
Ok. Donc j’ai appris dans la même phrase que nous allions déménager, et que nous aurions à repeindre les murs, et qu’elle choisira une couleur sortie de nulle part (je l’ai jusqu’ici fort peu vu exprimer son amour du rouge). J’ai encaissé avec le sourire, il est vrai que nous réfléchissons à trouver autre chose, pourquoi pas une maison, un peu plus grand, mais tout ça n’est qu’à un stade de projet totalement théorique. Je sais juste qu’avec sa volonté farouche de symétrie de part et d’autre, Miss Blondinette a besoin de sentir qu’elle aura l’effet miroir entre chez sa mère et chez nous. Ca la rassure, ça lui permet de garder ses repères, déjà qu’on n’a pas de bébé (mais un chat!) elle préserve ce qu’elle peut.

Sauf que l’effet miroir a ses limites, qui me laissent plus interrogatives, et que nous venons de découvrir de façon assez étonnante. Mon homme, revenant de la visite de la maison, et donc de la chambre de sa fille, m’a glissé l’autre jour: “j’ai été frappé tu sais, dans sa chambre, elle n’a que des Baarrbies. Et il paraît qu’elle en a demandé 6 pour Noël, que ça en gros! Alors que rien chez nous”.
Là, j’ai les petits rouages de la caboche qui ont commencé à cliqueter. Au sujet de cette différence flagrante d’univers, chez sa mère ou chez nous. Jusqu’à la couleur de la chambre. Elle sait que j’ai une certaine allergie au rose, aux princesses, aux poupées, même si je me soigne. Surtout pour le rose. Elle sait que son père et moi privilégions en elle l’envie de découverte, le plaisir d’autres jeux moins connotés, et que nous ne favorisons pas l’univers dessin animé et contes de fées dans lequel elle semble baigner chez sa mère.
Qu’il y ait une différence d’un foyer à l’autre, ça me paraît évident. Et même plutôt enrichissant. Mais à ce point? J’en viens à me demander si nous la laissons s’exprimer. Qui est Miss Blondinette? Une petite fille qui veut faire plaisir à ses parents, même séparés, même différents. Et qui, pour ce faire, se coule dans un moule en changeant de place. Elle est la petite fille bien coiffée et girly chez sa maman, la gamine énergique et débrouillarde chez nous. Elle est de tout ça, réellement, je le sais. Mais de quelle manière, en refusant certaines inclinations qu’elle peut avoir, ne la contraignons-nous pas trop?
Je me remets beaucoup en question sur ces constats. Je réalise à quel point mes refus, mes rejets et mes préférences déteignent, bien involontairement, sur une enfant. Je prends conscience de l’énorme responsabilité que je porte, au cas où j’aurais encore un doute. Je me rends compte de l’importance de la laisser s’exprimer pleinement dans ses envies et ses préférences, même si ce ne sont pas les miennes. Tant que ça reste dans les limites du cadre que nous posons. Il n’est naturellement pas question de nous forcer à faire des choses que nous détestons, mais l’inverse est vrai aussi (même si je ne pense pas qu’elle soit à la torture en jouant avec ses Plaaymoobiles ou en visitant des musées). Et même si nous ne la privons pas de ce qu’elle aime, je pense qu’il y a une forme de restriction inconsciente et involontaire qui se fait, et que nous nous devons de lever.

A commencer par arrêter de faire la grimace quand on me parle de Baarrbies. Je vous assure, psychologiquement, ça peut clairement être le défi de l’année pour moi!

18 & 19 Janvier

18 Janvier: Fragments du jour racontés en recette de cuisine

De gros litres de fatigue. Séparez entre fatigue physique, et fatigue morale. Un soupçon de temps qui peine à avancer.
Plusieurs sachets de questions sans réponse. A délayer dans des interrogations et doutes sur soi-même. Ses capacités.

Battre énergiquement, jusqu’à obtention d’une pâte bien uniforme. Y rajouter 2 ou 3 cuillères de contrariétés professionnelles, pas besoin de prendre du premier choix, mais la marque standard suffira.
Laisser reposer le tout, allumer la plaque, bien faire chauffer sans toucher.
Faire cuire pendant un trajet retour en parsemant par-dessus d’informations ridicules.
Vous obtiendrez une parfaite soirée où rien ne va plus, et où vous vous coucherez en ayant l’impression d’avoir été lamentable du matin au soir!

19 Janvier: dilemme…

Je sors d’une période de dilemme professionnel. Ces dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes, parce que j’avais beau ne pas avoir forcément le fin mot de l’histoire, certains choix se posaient à moi, avec des conséquences importantes, sur du long terme.
Rester, partir. Préférer la sécurité ou considérer que l’opportunité est un signe attendu depuis fort longtemps? Essayer de transformer la décision finale en positif, quoi qu’il arrive. Choisir de ne pas être volontaire, ou l’être? Se laisser aller, confiante dans les signes, ou choisir, forcer un peu la porte?

Et lorsqu’enfin la réponse et le soulagement se sont présentés, une nouvelle hésitation. Accepter de signer, refuser, influer sur la décision? Choisir l’argument humain, l’argument professionnel? Faire face à nos revendications, les assumer jusqu’au bout, ou décider que nous esquiverions parce que les conséquences risquaient d’être difficiles à assumer?

J’ai suivi le courant. Je n’ai pris aucun risque. J’ai suivi la majorité sur cette dernière question, et ployé face à une force qui me dépassait pour la première. Pas de quoi être fière. A peine de quoi être soulagée…

Un jour, j’oserai?

L’art de la diplomatie

J’étais partie pour vous pondre un petit article sur Miss Blondinette, ça faisait longtemps, et puis accessoirement aussi continuer mes 365 que j’ai copieusement zappés la semaine dernière, jusqu’à ce soir, mon retour en voiture, et les infos de 18H.

Il semblerait qu’une grande étude ait été réalisée ces derniers temps sur la fertilité des femmes et l’âge auquel elles deviennent mères en France, ce qui est une information tout à fait originale et inédite, convenons-en. Bref, de temps en temps, quand l’actualité n’est pas trop chargée, qu’il n’y a aucune révolte populaire en Afrique du Nord, aucune élection contestée en Afrique tout court, que la France entière repose paisiblement, je veux bien admettre que ça comble les grands vides informatifs auxquels les journalistes peuvent se retrouver confrontés, les pauvres. Mais passons, on n’est plus à une étude sociologique près.

J’écoutais d’une oreille plutôt distraite, ce qui explique que malheureusement, je n’aie ni le nom du gentil médecin que je vais citer de façon très approximative, ni le lieu où il travaille. On va donc dire qu’il s’agissait d’un chef de service de maternité, dans une maternité française quelconque, mais suffisamment reconnue pour être citée sur une radio générale à une heure de grande écoute.
Son intervention faisait suite à la présentation des conclusions que nous connaissons déjà à peu près tous: les Françaises sont plutôt douées pour avoir plusieurs enfants, plutôt dans une tranche d’âge élevée pour leur premier enfant, et il semble que la tendance à être mère de plus en plus tard (donc facilement autour de la quarantaine) se confirme.

Intervention du brillant médecin, que je cite entre guillemets mais en le paraphrasant, puisque je n’ai pas pu prendre de note: “Je tiens à rappeler que les grossesses tardives, à savoir après 35 ans en moyenne, sont celles qui présentent le plus facilement des risques de complication, que ce soit en cours de grossesse ou pendant la naissance, ou des risques de malformation du foetus. Je tiens quand même à rappeler  que normalement, les enfants se conçoivent quand on est jeune, et non pas autour de 40 ans”. Les mots en italique ayant été prononcés, je m’en souviens.
Voilà.
Sujet suivant.

Pour mémoire, nous sommes en 2011. Dans un pays globalement cultivé. A une époque où les femmes n’en sont plus à se demander tout à fait comment on fait des bébés, mais plutôt comment elles peuvent essayer de concilier au mieux leur possible velléité de carrière, leur capacité à garder un job (déjà chèrement acquis) pas trop mal payé et/ou satisfaisant, et potentiellement s’épanouir dans leur rôle de mère, qui leur semble également naturel.
Et là au milieu, on a un médecin, qui est quand même le genre de personne référente, qui connaît à peu près aussi les exigences du quotidien pour une femme (même si c’est un homme, mais bon dieu, il bosse pour des femmes, dans la spécialité qu’il a choisie!!) qui nous sort des inepties tellement monstrueuses, que ça donne très, très envie de taper sur le poste de radio. Ou alors essayer de récupérer son nom, et l’appeler. D’abord pour lui crier dessus, ça soulage, mais aussi pour lui rappeler que lorsqu’on a un droit de parole publique, comme ça, on essaye de faire un peu mieux, un peu plus fin, un peu plus original que ce genre d’énormités. Même quand on n’a que 3 minutes de temps de parole, et le risque d’être coupé.

Alors monsieur le médecin, puisque la seule tribune qui m’est autorisée est mon blog, je vais vous répondre ici et maintenant:
J’ai bientôt 35 ans, dans 4 mois. Et je fais partie des nullipares semble-t-il inconscientes et totalement enclines à une prise de risque majeur que vous citez en exemple dans votre intervention.
Je ne suis donc pas maman, c’est un projet que j’ai à moyen terme, va-t-on dire, mais si on m’avait interrogée il y a une quinzaine d’années sur l’âge auquel j’aurais voulu avoir mon premier enfant, je n’aurais sans doute pas pensé que je passerais le fatidique cap des 35 (cap après lequel, dixit les mêmes médias bien pensants, la fertilité tombe en flèche, tout juste ne faut-il pas envisager les méthodes alternatives avant même d’avoir essayé les naturelles. On décourage d’avance).
La vie, mes choix de vie, que j’assume entièrement et pleinement, ont fait que je n’ai pas pu être maman plus tôt. Et quand bien même, j’ai choisi tout autant de prendre du temps pour moi, pour mûrir, pour m’apaiser, pour comprendre mes envies profondes, pour apprivoiser mes craintes, et connaître mes motivations réelles. Si je deviens maman, je ne le serai pas parce que je suis une femme et qu’il est normal d’être mère. Je le serai par désir, par conviction, et en sachant quel engagement je prends.
Tout cela mis ensemble a fait que les années ont passé. Bien trop vite, comme pour tout le monde. Et que je serai donc une maman “âgée”. Présentant donc “des risques de malformations importantes pour le foetus, et de complications”.
Tout ce que ce médecin dit, nous le savons, pour la plupart. Si nous l’ignorons, la médecine, les médias, les bouquins, les journaux se chargent assez rapidement de nous le rappeler. Nous prévenir de ce qui nous attend me paraît indispensable. Le faire intelligemment et surtout diplomatiquement me paraît encore plus essentiel. Au nom de quelle supériorité peut-il ainsi cataloguer des femmes, et surtout nous dire que nous “devrions être mères plus tôt”? Alors quoi? Lorsqu’une femme arrive devant lui et présente en effet des complications, ou même s’interroge et s’inquiète, lui répond-il “ah mais madame, vous êtes âgée vous savez, vous n’avez qu’à assumer votre choix”??

Oui je m’emporte et je m’enflamme, parce que je me suis sentie directement visée. Non seulement par le fond du discours, alarmiste et caricatural, et surtout irrespectueux face aux choix ou obligations de vie des femmes, mais aussi par la forme, d’une maladresse à couper le souffle. Je veux bien, sur ce dernier point, laisser le bénéfice du doute. Un discours tronqué, une interview de 6 minutes réduites à une intervention de 3 phrases, peuvent parfois donner une fausse image de la personne, et du message.
Mais comment, comment peut-on envisager de faire évoluer les mentalités, quand les médias relaient de telles inepties sans atténuer et modérer, et que les personnes supposées détenir le savoir sont capables d’être aussi irrespectueuses??

Et oui…sincèrement…ça fait du bien de se lâcher!

8, 9 & 10 Janvier

8 Janvier: une question lue quelque part…

Il s’agit plutôt d’une question de quelqu’un, reçue hier soir. “Que voudriez-vous voir écrit sur votre épitaphe”?
Alors je rassure les personnes que cela pourrait choquer: ça m’a été présenté comme un exercice sur mes valeurs profondes, celles que je veux faire vivre, celles que je veux transmettre. La personne (ma thérapeute) qui me l’a posée l’a fait avec mon consentement, en me prévenant que tout le monde n’appréciait pas des masses.
Moi, ça m’a fait sourire. Fatalement, ce jour arrivera. Le plus tard possible, mais il arrivera, pourquoi le nier? Je ne fais pas partie de ceux qui envisagent absolument sereinement leur mort. Je n’y pense guère, pour tout dire. Mais j’y pense, lorsque je veux trouver ce que je veux fondamentalement vivre. Ce à côté de quoi je ne veux pas passer. Ce qui m’est essentiel.

Il y a d’autres façons de faire cet exercice, lister ce qui paraît absolument indispensable à notre vie, lister ce qu’on ne veut absolument pas regretter, etc…Présenter l’exercice sous forme d’épitaphe, c’est aussi une façon extrême d’envisager la vie, et de rappeler que “eho, tu sais, eh bien tu dois la croquer tous les jours, chaque seconde, et ne pas perdre de vue ce que tu es, parce que ça peut s’arrêter à chaque instant”.  Atropos peut à tout moment couper le fil….

J’ai émis quelques bribes de réponses, face à ma thérapeute. Et puis j’y réfléchis, maintenant, c’est en filigrane de mon quotidien. Et j’essaye de ne pas le perdre de vue…

9 Janvier: tentative de liberté….

Aujourd’hui, mais pourquoi aujourd’hui précisément, si ce n’est qu’il pleuvait, que nous cocoonions à la maison et que je prenais mon temps devant mon écran, je suis tombée sur un blog, le blog de cet homme qui m’a aidée dans le passé, que je n’avais plus revu depuis un moment, que je savais parti, sans trop savoir exactement, où, comment, pourquoi.
Ils ont près de 50 ans avec sa femme, ils en ont eu assez, un achat de maison et un déménagement ratés, ils se sont dit “après tout pourquoi pas, il est temps”, ils ont laissé leur grand fils chez eux, et se sont offerts 9 mois autour du monde. Et ont choisi d’en faire un blog, pour nous tenir au courant. Inde, Thaïlande, Amérique du Sud, me voilà à remonter dans les archives, les lire avec avidité, regretter un peu, envier beaucoup (je sais, ce n’est pas beau), à rêver et à me dire “et nous? Quand est-ce qu’on s’offre cette liberté? Quand est-ce qu’on envoie tout promener?”

Mais il y a tant, tant d’autres choses à réaliser avant / en parallèle / malgré / en faveur….

10 Janvier: livre posé…

Celui que je lis, et à chaque fois que je m’arrête, je me dis “c’est sûr, je ne le reprendrai pas”. Et puis je le reprends. Parce que c’est un livre que j’aime détester.
A la page 2, je savais déjà de quoi il parlait. A la page 10, j’ai regardé la bio de l’auteur, je me suis dit “mais elle débute”??? A la page 12, j’ai considéré que franchement, si une chose pareille trouvait éditeur, bien des gens devraient cesser de se poser des questions sur leur capacité à écrire.
A la page 20, j’ai compris qui était le meurtrier. Et ligne après ligne, j’avais l’impression de surnager dans “50 exercices d’écriture pour débutants - décrivez une fille sexy - décrivez un premier rendez-vous - décrivez les premiers émois - décrivez un univers de flics (et inspirez-vous de toutes les bonnes ou mauvaises séries américaines qui sont en train d’arroser les chaînes tv) - imaginez un dialogue entre 2 jeunes femmes amies”….Consternant.
Et pourtant, je le lirai jusqu’au bout. Je ne suis plus à 100 pages près, juste pour être sûre que j’ai raison. Et arriver, moi et ma bêtise, devant mon homme pour lui dire “tu vois, j’avais raison, franchement je me suis envoyé 300 pages et c’était totalement inutile, mais j’avais raison, c’est luiiiiiiiiii le meurtrier, mais qu’elle est bête, cette héroïne”!
Ca le fera rire, il me demandera pourquoi je n’ai pas été directement à la fin pour m’en assurer, je prendrai mon air offusqué de super-star “je ne fais pas de teasing, moi, môssieur”, il me demandera à quoi ça sert de perdre son temps à lire un livre aussi lamentable alors que j’ai une PAL longue comme un jour sans pain et remplie d’autres promesses bien plus alléchantes et je lui rétorquerai “juste pour pavaner devant toi, te dire que j’avais raison, et surtout, le bloguer!”

Ah oui, j’ai failli oublier! Le bouquin à ne surtout pas ouvrir, c’est celui-ci.
Et consternation de ma part: collection Harlequin! Là, en effet, je commence à sérieusement douter de ma capacité à aller jusqu’au bout….

6 & 7 Janvier

6 Janvier: que deviendra cet enfant plus tard?

Souvent en regardant miss Blondinette, je me demande ce qu’elle deviendra. Qui ne le fait pas, en contemplant un enfant?
Mais surtout, au-delà des questionnements habituels - “quelle profession choisira-t-elle, quels seront ses traits”, je me demande quelle sera sa sphère amicale, adolescente, puis adulte.
Nous lui présentons des enfants de son âge. Ou un peu plus jeunes. Des enfants de nos amis à nous, de ceux que nous fréquentons aujourd’hui, et que nous continuerons sans aucun doute à fréquenter. Quand je la vois jouer avec ma filleule, de quelques années sa cadette, je sais que c’est une personne qui restera dans son entourage, parce que ses parents resteront dans notre entourage à nous.
Que deviendront-elles, ensemble? Les meilleures amies, et meilleures confidentes du monde, comme je le suis avec sa mère? Des soeurs de coeur, qui se retrouveront aussi souvent que possible pour partager leurs idées, leurs envies, leurs projets, leurs secrets, leurs rêves et ce qu’elles ne voudront pas nous dire à  nous? Ou alors continueront-elles à se voir sans pour autant se rapprocher, parce qu’elles prendront des chemins différents?
Il me reste une seule amie d’enfance. Dont j’ai des photos depuis toute petite, depuis que nous sommes en couche culottes. Elle est à l’autre bout du monde, et finalement, même si nous avons des nouvelles l’une de l’autre via différents moyens (dont nos blogs respectifs), nous communiquons peu. Mais lorsque nous nous revoyons, c’est comme si nous nous étions quittées la veille, et je crois que c’est l’un des signes de l’amitié indéfectible.

J’ai hâte, je crois, de les voir plus âgées. De les voir évoluer. De savoir si ce que nous leur offrons portera ses fruits, ou si elles se dirigeront sur d’autres chemins, de ceux insoupçonnables pour nous. Et surtout, je me réjouis de partager cela avec elles…et leurs parents!

7 Janvier: surprise…

Surprise de rebondissements interminables professionnellement parlant, dont il vaut mieux éviter de parler ici. Mais qui annoncent un week-end de réflexion, et surtout pas forcément tranquille.
Surprises de confidences de la part d’une personne qui m’est importante, mais dont je n’attendais pas ce genre de paroles. J’en suis touchée, j’ai besoin de digérer aussi, non pas qu’il y ait eu des révélations fracassantes, mais se retrouver détentrice d’informations m’oblige à réfléchir à mon statut.

Et surtout surtout, RTT surprise; à midi après avoir entendu qu’une fois encore, l’activité de l’agence était au point mort, j’ai décidé en une heure de prendre mon après-midi. De m’octroyer cette liberté, cette escapade, de m’offrir un week-end anticipé, même si la fin de journée a été bien occupée. Mais à des activités importantes, nourrissantes, agréables, et ça n’a pas de prix.
Et j’espère pouvoir encore m’offir de nombreuses surprises ainsi….

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Voui je sais, je suis un peu à la bourre, mais toujours là…

4 & 5 Janvier

4 Janvier: le plus petit des petits riens…

Mais je n’aime pas ces intitulés! Comment puis-je parler de “plus petits de petits riens”, qui ont forcément de l’importance pour que je vienne à écrire à leur sujet?

Le petit cadeau que j’ai reçu pour Noël, de ma belle soeur, qui m’a infiniment touchée, sans même qu’elle ne s’en doute tout à fait. Un ravissant mobile de petites fées, qui tournent grâce à  la chaleur d’une bougie. Peut-être en avez-vous vu, vous aussi, dans votre enfance? J’ai le vague souvenir que nous en avions un bien plus massif et moins ciselé, avec de petits anges, et que j’adorais le regarder tourner.

Aussitôt reçu, je l’ai déballé, monté et allumé et aujourd’hui chaque soir, je le fais marcher un petit moment, comme pour me calmer, comme une berceuse qui m’apaise.

Ce petit rien-là qui est tellement plus, et qui résume à lui tout seul Noël, l’hiver et l’intérieur douillet, la chaleur humaine, le plaisir familial, les traditions que nous avons su conserver, celles que nous innovons….

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5 Janvier: acheté….

Acheté pour me faire plaisir, et comme cadeau, une paire de bottes de marque sur lesquelles je lorgnais depuis longtemps, et que j’avais demandé en cadeau parce que c’est totalement au-delà de mon budget normal, surtout pour une paire de chaussures. Reçues il y a peu, et que j’arbore avec bonheur, elles sont confortables et chaudes, et me permettent enfin de marcher sans talon, reposer mon dos et mes lombaires.

Acheté aussi, traditionnellement, mon petit agenda de nouvelle année. Je ne me résous toujours pas à passer à l’électronique que je trouve si peu fiable, et puis j’aime le syndrome nouveau cahier, celui où l’on s’applique les 10 premiers jours sans rature et pour faire joli, et qui se termine quelques mois plus tard par des pages déchirées parce qu’on cherche frénétiquement un bout de papier brouillon, ou de gribouillage pour expliquer à la va vite comment atteindre un lieu. C’est aussi ça qui rend mon carnet vivant, même si je l’entretiens bien moins qu’à une certaine période.
Et incroyablement, je crois que cette année, j’ai battu tous les records quant au choix d’habitude si réfléchi de ce petit agenda qui sera mon fidèle compagnon d’une année entière. Premier magasin, il n’avait pas la marque que j’espérais, mais je tombe tout à fait par hasard sur un modèle qui me séduit, je l’embarque et je le paye. Et pour l’instant, aucun grief à relever…il faut juste que je m’attelle à y recopier (en rouge!!?) les dates d’anniversaire de ceux qui me sont chers.

Quelques achats début d’année donc, pour fêter un 13ème mois payé en retard, pour me faire un peu plaisir, mais quand j’ai vu hier le prix du plein que j’ai dû faire, j’ai remisé ma carte bleue très loin au fond de mon sac, en m’interdisant de la ressortir avant un petit moment. Ca, c’est un cadeau dont je me serais volontiers passée….