Plus besoin de célébrer…

Le 4 Février maintenant, c’est une date tout à fait banale. Entre le 3 et le 5, un début de mois plus court que les autres. Aujourd’hui c’est un vendredi, ça suffit à me coller le sourire, et puis c’est un peu difficile aussi parce que je n’ai plus 20 ans (ni 30, boudiou), et que la soirée d’hier un peu plus arrosée que la normale a du mal à passer. Mais j’assume.

Le 4 Février, après tout, j’en ai déjà très bien parlé ici, et je crois que je ne pourrai jamais dire plus (ni mieux en fait, pour une fois que je suis contente d’un billet) que ce que j’ai rédigé.

Je crois que de hausser les sourcils quand mon Amie me dit « ah mais aujourd’hui c’est un peu spécial quand même, tu fais une note à ce sujet/ tu y penses un peu/ tu te rappelles? », c’est la preuve que justement, non, ça ne vaut plus forcément la peine d’y revenir. Du moins pour la part négative de cette date, la part positive perdure dans mon quotidien, et chaque journée à ses côtés est un 4 Février sans les angoisses et la panique que ça avait provoqué. En résumé, c’est le bonheur.

Donc, disais-je, je ressemble quelques secondes à un point d’interrogation, je fouille dans mes archives internes, me souviens vaguement qu’en effet, un certain 4 Février 2007 une forme de ras de marée m’avait submergée et laissée pantelante sur la plage d’un nouveau continent de ma vie à explorer, et que oui, ça pourrait être une date anniversaire.
Sauf que voilà, depuis j’ai assimilé les douleurs qui ont accompagné cette date, j’ai digéré, j’ai appris, j’ai collé de bien plus belles images par-dessus, et j’ai rangé la date dans mes tiroirs de « journée comme les autres ». J’ai encore suffisamment d’occasions (trop) de me souvenir de mon passé ni victorieux ni délicieux, et ça me suffit.

Cet après-midi, mon amie m’a dit « oui mais moi, je m’en souviendrai toujours parce que c’est à cette date que je me suis dit qu’enfin, tu as décidé de prendre ta vie en main. Et de vivre tout simplement ».
Je lui ai répondu que ça m’allait très bien. Moi, d’oublier la date. Elle de me la rappeler. Que symboliquement je trouve ça plutôt pas mal: c’est important que je ne me retourne pas éternellement sur mon passé, mais j’apprécie qu’on me pointe du doigt ce que j’ai surmonté, juste pour que je m’en souvienne et que je continue d’avancer. Et surmonter ce qui se dresse encore face à moi.

Merci à elle. Et tous ceux qui m’ont entourée il y a 4 ans. Et m’ont permis de vivre, ni plus ni moins…

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3 réponses à Plus besoin de célébrer…

  1. Je trouve assez fort de t’être aussi vite reconstruite moi.

  2. Anne dit :

    Bon et alors ? On te le fête, ou pas, ce jour de renouveau, de re naissance à toi-même ?? 😀

    Des bisous, belle femme libre, va !

  3. Flo dit :

    *Valérie: j’ai été merveilleusement entourée, ça compte énormément! Et puis…objectivement, c’est un peu une histoire banale tu sais 🙂
    *Anne: on trouve toujours de très bons prétextes pour fêter, donc on fête joyeusement et on ne culpabilise pas d’oublier 🙂 Des bises à toi aussi, entre femmes libres 🙂

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