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17.4.2011 par Flo.
Il a débarqué dans notre vie en 2003, alors que nous posions avec soulagement nos valises dans un appartement trouvé en dernière minute dans notre nouvelle région d’adoption.
Il faisait partie des meubles, et il nous l’a bien fait comprendre, c’était nous qui nous installions chez lui et pas le contraire.
Sa maîtresse avait déménagé à 600 mètres de là mais peu lui importait, c’était ici qu’il voulait être et pas ailleurs.
Au début, chaque fois qu’il débarquait sur la terrasse, je le récupérais et le ramenais dans son nouveau chez lui. C’était devenu un rituel, le ramener le soir, le retrouver devant la porte vitrée le lendemain matin.
Comme j’étais faible et surtout que je rêvais d’un chat, j’ai fini par le nourrir, et ça a suffi à le convaincre qu’il avait fait le bon choix.
Il a tout supporté: le débarquement d’une minette blanche de 3 mois qui lui soufflait dessus comme un lion en prétendant qu’elle avait bien plus légitimement le droit de se considérer chez elle que lui. Un chien qui adorait les chats mais était furieusement maladroit avec eux. Il se baladait sur les toits, se roulait en boule sur la couette, adorait les gratouilles et tournait les talons lorsqu’il en avait assez. Il était chez lui.
Lorsque j’ai dû partir, je l’ai emmené avec mes bagages, sans me poser de question et parce que je ne pouvais plus me passer de lui. J’ai déraciné ce matou pantouflard, il m’a bien exprimé le mécontentement du déplacement mais il s’est incroyablement adapté à son nouvel environnement, alors que pourtant je lui en ai fait voir. Trois déménagements en très peu de temps, pour finir par le laisser dans un appartement sans possibilité de sortie, et c’est bien ce dont je culpabilise le plus, cette privation de liberté que j’espérais lui rendre le plus vite possible en lui offrant à nouveau un lieu ouvert sur l’extérieur.
Il a choisi un autre chemin. D’une blessure importante mais dont il aurait pu se remettre il y a un mois, tout s’est enchaîné très vite et hier, après l’avoir emmené chez le vétérinaire dans mes bras, à pied pour lui éviter le dernier stress d’un trajet en voiture, il s’est endormi dans mes bras, la tête sur ma main, sans que je ne réalise vraiment ce qu’il se passait alors que le docteur lui injectait une dose d’anesthésiant trop élevée…
Il était la dernière trace concrète, le dernier témoin de ma vie passée, fidèle gardien et témoin de mes joies et mes tristesses.
Je te demande pardon, mon matou, de t’avoir trimbalé à droite et à gauche, toi qui ne rêvais que de stabilité et d’un foyer dont tu ne voulais plus bouger. J’espère malgré tout t’avoir offert tout le bonheur que j’ai pu et que tu méritais. Et je te remercie de ta fidélité, de ta présence, de ta patience et de ton amour inconditionnel de chat infiniment gentil et doux.
Là où tu es aujourd’hui, je te souhaite les plus vertes prairies, des orgies de croquettes, de thon et de viande, des compagnons de jeux à n’en plus finir, pouvoir te rouler au soleil et gambader comme tu n’as plus pu le faire depuis trop longtemps…..
So long, mon beau chat, l’appartement est bien vide sans toi et je ne m’y fais pas encore….
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6.4.2011 par Flo.
…mais virtuellement je n’en suis pas loin, c’est certain.
Parce que c’est un peu le chamboulement autour de moi, et qu’il y a plusieurs choses à mener de front, mon temps n’est pas assez élastique pour venir écrire ici, même si j’ai bien une ou deux idées d’articles sur le feu.
Et je n’ai même pas vraiment le temps de venir vous lire non plus. Quand on a une blogliste qui affiche plus de 400 articles non lus, on sait que la situation commence à devenir critique.
Mais pour donner quelques nouvelles et peut-être, pour retrouver un semblant d’élan, un ou deux petits cailloux au saut du lit, encore embrumés…
*Mon chat ne va toujours pas bien. J’ai pris un abonnement hebdomadaire (si pas plus) chez le vétérinaire. Sans dire que son état est critique, il n’a pas fait les choses à moitié, et je n’ai aucune idée de la façon dont ça va évoluer. Ca m’inquiète, je me sens impuissante, et j’essaye de lutter contre le sentiment de culpabilité d’avoir infligé à ce brave chat un quotidien qui n’est pas ce à quoi il aurait aspiré.
*C’est le printemps qui explose de partout ici, et que c’est beau! Hier soir, apéro en terrasse et petit tour sur les coteaux en moto. Les couleurs flamboient, je guette les fleurs et les bourgeons sur les arbres, je me délecte de la douceur de la température et je n’ai pas du tout envie qu’il fasse encore plus chaud. Mon seul souhait est que cette météo tienne longtemps encore, pour en profiter au maximum!
*La période de folie absolue au boulot semble avoir envie de se prolonger. Et hier, après un marathon de réunion qui a duré la journée entière, j’ai appris que ma fiche de poste allait conséquemment s’allonger, mais sans pour autant que cette rallonge ne se retrouve sur ma fiche de paie. Ce n’est pas une surprise, les dés étaient même un peu pipés au départ, mais ça donne un joli sentiment de frustration, même si je m’épate d’arriver à y mettre une bonne distance.
*L’une de mes bottes secrètes pour cette distance, c’est de me nourrir ailleurs. Je sors d’une semaine de vacances actives et motivantes, avec une formation qui m’a apporté de nouveaux outils, et me relance dans ma volonté de rapidement mettre en place des alternatives concrètes à mon boulot actuel. Bon, il va falloir que je trouve, que j’impose du temps pour le faire, mais là aussi, c’est entre autres une question d’élan (et j’ai un ou deux pitt bulls sur les talons)
*Je me sors enfin de ma toux-trachéite, grâce à mon magicien acupuncteur. J’ai mis du temps, mais s’entendre dire par un médecin “vous n’allez pas bien, mais on va faire le nécessaire”, ça aide à avancer. C’est rare et d’autant plus précieux…
*J’aime mes trajets du matin et du soir, dans la lumière de l’aube et du crépuscule. Des moments de paix et de douceur que je savoure, même en voiture. Et d’être passée à l’heure d’été en vacances, ça aide considérablement à moins ronchonner…
Il y a 3 semaines, les arbres n’étaient juste pas encore bourgeonnants, mais il y avait ce je ne sais quoi dans l’air qui, malgré la fraîcheur, nous a fait déguster notre café sur la terrasse…
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