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février 2012
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Archive pour février 2012

Petits cailloux pour ne pas perdre le rythme….

*Je ne me sors pas de ma blogroll qui n’en finit pas de s’incrémenter (en même temps, je lui rajoute régulièrement de nouvelles adresses) alors que je n’ai pas le temps de la lire! C’est dire, j’en suis même à réaliser qu’il faut que je remonte dans les articles puisque pour certains blogs, ça fait plus d’un mois que je ne les ai pas ouverts et qu’ils disparaissent donc automatiquement de mes archives!
Du coup, comme pour la nourriture, j’ai pris ce matin la décision de d’abord commencer par les blogs qui me tiennent à coeur, que j’ai réellement envie de lire! Vous savez, c’est comme les millefeuilles ou les pâtisseries que vous aimez (ou les aliments): en général vous les laissez de côté dans l’assiette et vous terminez votre repas par cette douceur, en n’ayant plus assez faim mais “par gourmandise”. Et vous ne les savourez pas de la même manière.
Je ne peux pas dire que je lise ces blogs sans faim, mais il y en a certains que je lis par intérêt, d’autres par coups de coeur. Et souvent, ce sont ces derniers que je lis à la fin, ce qui est totalement idiot vu que ce sont ceux que j’apprécie le plus. Alors à partir d’aujourd’hui, je reprends ma blogroll, je lis ce dont j’ai envie là maintenant, et j’ai un sentiment vaguement coupable mais tout aussi jouissif. Reste à voir si je vais tenir dans mes bonnes résolutions?

*De la même façon, j’ai un retard tellement conséquent dans mes correspondances mail qu’à ce stade, ce n’est même plus de l’ordre du retard. Disons qu’à part écrire à certaines personnes pour dire “je vais bien, au fait il faut que je te dise ça, bonne journée, bisous”, je n’écris plus. Ah c’est facile (et j’en abuse), je suis totalement débordée au boulot (haut lieu de lecture-rédaction de blog qui part en fumée) et le soir, si je tiens jusqu’à 21H35, je suis limite à me dire que je commence une nuit blanche. J’essaye de saupoudrer là au milieu un minimum de tâches quotidiennes (et encore, mon homme prend plus que sa part de cuisine, ménage), de social (autre chose qu’embrasser mon homme “tu as passé une bonne journée?” puis “bonne nuit chéri”), de week-ends bien remplis pour les raisons précédentes en plus de siestes à rallonge, et le temps file, et les mails ne s’écrivent pas. Je pense que je vais donc bientôt me faire renier par mon frère qui s’empresse en désespoir de cause de prendre de mes nouvelles auprès de mes parents dès qu’il le peut, lasser mes amis qui aimeraient bien en savoir un peu plus, partir aux oubliettes chez certaines personnes qu’il serait décent que je contacte, et je déteste cette idée-là.
Je me fixe donc des objectifs: aujourd’hui, je réponds à telle personne, j’écris à telle autre. Certains jours ça marche, d’autres c’est la calamité. Là, j’ai rempli la moitié de mon objectif, et mon frère sera en droit de me faire un courrier de reproches parce que j’ai bloggé plutôt que de lui écrire. Il aura raison.

*Ca faisait une éternité que je n’avais pas fait un risotto. Un vrai, j’entends, celui où on reste plantée devant la casserole pendant 45 minutes à touiller avec amour le riz, et le rendre crémeux et fondant. Ca m’a rappelé ces moments délicieux avec ma mère, lorsqu’on s’y mettait en cuisine tout en papotant, et qu’on avait une bonne raison de ne pas être dérangées, puisqu’il ne fallait pas lâcher la casserole. Je crois que c’est plus à moi que j’ai fait plaisir que l’inverse dans cette histoire, mais je suis assez fière de voir que je n’ai pas perdu la main sur cette recette, même si mes coquilles st jacques étaient trop grosses et que finalement, ma madeleine à moi, c’est le risotto aux champignons frais je n’en démordrai pas!

*Je suis totalement partagée entre l’envie de m’acheter de jolies petites choses pour me faire plaisir et me dire que je peux faire quelque chose de cette silhouette qui est en train de changer et que je peine à adopter, et l’idée que j’ai intérêt à mettre quand même un peu d’argent de côté compte tenu des mois à venir et des bouleversements qui vont se produire. Et puis j’ai un réel problème avec le fait que dès qu’il est écrit “grossesse” à côté d’un article, le prix prenne le double d’un coup d’un seul. Il va falloir faire jouer le système D, mais la carte bleue aussi je le crains.

*Il n’y a, je crois, qu’une seule fois dans ma vie (et dans une situation à l’exact opposé du bonheur actuel) où j’ai été mise face à l’incertitude absolue des mois à venir que je ressens aujourd’hui, à mon incapacité à m’y projeter tout en y étant confrontée quotidiennement. Ca provoque une forme de vertige mêlé à une sensation de schizophrénie, je sais que ce n’est pas près de s’arrêter mais c’est au minimum totalement déroutant. D’autant que je ne parle même pas que de ce petit être qui va (qui est en train..) de nous rejoindre, mais de tout le reste aussi: le lieu de vie, le boulot. Ca s’appelle battre les cartes et tout redistribuer. Mélange d’exaltation et d’angoisse indistinctes.

*J’ai à peu près 100 tâches administratives à remplir dans des délais raisonnables voire urgentes (non je ne suis pas marseillaise) et il n’est absolument pas temps de commencer à procrastiner même si je ne trouve juste pas le bon temps pour aller fouiller dans mes papiers. Je crois que je vais ressortir mes bonnes vieilles to do lists…

Et comme je suis la flemme absolue (ou à choix que sinon je ne posterai ce billet que le 30 Février), je ne vous mets même pas de photo!

(Secret de) Polichinelle

L’avantage de bosser avec des mecs, c’est qu’ils ne sont pas du genre observateurs.

-Ils ne repèrent pas un brusque arrêt du café ou, dans mon cas, un passage du thé à une nette préférence pour la tisane de mamie
-Le coup de la migraine récurrente pour éviter l’alcool, ça passe plutôt bien, ça leur permet même de se moquer
-Les nerfs à fleur de peau, les réponses un peu vives, c’est normal, je suis une femme, c’est bien connu, les femmes sont le jouet de leurs hormones. Et puis tant mieux, ils ne tiennent pas de calendrier et ne s’étonnent pas que quand même, ce cycle-là commence à sacrément durer
-Ils n’osent pas faire de remarque sur les vêtements amples que je porte (en même temps je suis bien aidée par les -10 quasi quotidiens depuis un moment), et ils savent parfaitement que si remarques il y avait, j’ai la capacité de leur clouer le bec rapidement
-Mes cernes persistantes, les boutons d’acné dignes d’une adolescente, mon teint livide, des réserves d’écureuil dans lesquelles je pioche pour grignoter à longueur de journée histoire d’éviter de courir aux toilettes, tout ça leur passe à des kilomètres au-dessus de la tête et ça m’allait plutôt pas mal
-Vu qu’ils sont beaucoup sur le chantier, je n’ai pas à trop subir d’abus d’eau de toilette, sauf pour mon chef, lequel se voit infligé un gros mauvais point. Mais c’est quand même dur de dire à votre chef qu’il cocotte trop, hein?
-Les siestes récurrentes entre midi et 14H, affalée dans le fauteuil ne les étonnent pas plus que ça…en même temps, ça faisait un moment que je m’entraînais.
L’avantage aussi de bosser avec des mecs, c’est qu’une fois que les choses ont été dites sans subtilité et droit dans les yeux, ils se transforment en gros nounours plein de guimauve.
-Du coup, j’use et abuse de mon nouveau statut, et me voilà couverte de bonbons divers et variés et de chocolat (là par contre, c’est la balance qui proteste!)
-Ils n’osent plus trop me contrarier de peur des représailles foudroyantes (même si ça les amuse beaucoup, il faut bien l’avouer)
-Je les sens tout inquiets et tout perturbés à l’idée que dans quelques mois, leur quotidien puisse être chamboulé, puisque je ne serai plus là pour les materner et les dorloter

…Ce qui me fait penser qu’il faudra que je les remercie, tiens, grâce à eux, je dois être plutôt bien entraînée pour ce qui s’annonce au mois d’Août!

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Crédit photo: getty images

Ceci expliquant (en partie), mon silence en ces lieux, d’autant que cette belle histoire fut précédée d’une bien plus triste il y a plusieurs mois, qu’il a fallu que je digère. Je ne voulais pas transformer ce blog en cabinet des larmes, et il m’était difficile d’écrire avec légèreté ou gravité sans mentionner ce que je traversais. Désormais, c’est derrière et c’est une grande aventure qui nous attend…reste à voir comment je peux la faire vivre ici aussi, sans que ça ne prenne trop de place et en retrouvant le rythme d’écriture.
Et désolée pour vous mais oui, je me souhaite un été vraiment pas trop chaud, histoire de survivre jusqu’au 20 Août…

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