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16.2.2012 par Flo.
*Je ne me sors pas de ma blogroll qui n’en finit pas de s’incrémenter (en même temps, je lui rajoute régulièrement de nouvelles adresses) alors que je n’ai pas le temps de la lire! C’est dire, j’en suis même à réaliser qu’il faut que je remonte dans les articles puisque pour certains blogs, ça fait plus d’un mois que je ne les ai pas ouverts et qu’ils disparaissent donc automatiquement de mes archives!
Du coup, comme pour la nourriture, j’ai pris ce matin la décision de d’abord commencer par les blogs qui me tiennent à coeur, que j’ai réellement envie de lire! Vous savez, c’est comme les millefeuilles ou les pâtisseries que vous aimez (ou les aliments): en général vous les laissez de côté dans l’assiette et vous terminez votre repas par cette douceur, en n’ayant plus assez faim mais “par gourmandise”. Et vous ne les savourez pas de la même manière.
Je ne peux pas dire que je lise ces blogs sans faim, mais il y en a certains que je lis par intérêt, d’autres par coups de coeur. Et souvent, ce sont ces derniers que je lis à la fin, ce qui est totalement idiot vu que ce sont ceux que j’apprécie le plus. Alors à partir d’aujourd’hui, je reprends ma blogroll, je lis ce dont j’ai envie là maintenant, et j’ai un sentiment vaguement coupable mais tout aussi jouissif. Reste à voir si je vais tenir dans mes bonnes résolutions?
*De la même façon, j’ai un retard tellement conséquent dans mes correspondances mail qu’à ce stade, ce n’est même plus de l’ordre du retard. Disons qu’à part écrire à certaines personnes pour dire “je vais bien, au fait il faut que je te dise ça, bonne journée, bisous”, je n’écris plus. Ah c’est facile (et j’en abuse), je suis totalement débordée au boulot (haut lieu de lecture-rédaction de blog qui part en fumée) et le soir, si je tiens jusqu’à 21H35, je suis limite à me dire que je commence une nuit blanche. J’essaye de saupoudrer là au milieu un minimum de tâches quotidiennes (et encore, mon homme prend plus que sa part de cuisine, ménage), de social (autre chose qu’embrasser mon homme “tu as passé une bonne journée?” puis “bonne nuit chéri”), de week-ends bien remplis pour les raisons précédentes en plus de siestes à rallonge, et le temps file, et les mails ne s’écrivent pas. Je pense que je vais donc bientôt me faire renier par mon frère qui s’empresse en désespoir de cause de prendre de mes nouvelles auprès de mes parents dès qu’il le peut, lasser mes amis qui aimeraient bien en savoir un peu plus, partir aux oubliettes chez certaines personnes qu’il serait décent que je contacte, et je déteste cette idée-là.
Je me fixe donc des objectifs: aujourd’hui, je réponds à telle personne, j’écris à telle autre. Certains jours ça marche, d’autres c’est la calamité. Là, j’ai rempli la moitié de mon objectif, et mon frère sera en droit de me faire un courrier de reproches parce que j’ai bloggé plutôt que de lui écrire. Il aura raison.
*Ca faisait une éternité que je n’avais pas fait un risotto. Un vrai, j’entends, celui où on reste plantée devant la casserole pendant 45 minutes à touiller avec amour le riz, et le rendre crémeux et fondant. Ca m’a rappelé ces moments délicieux avec ma mère, lorsqu’on s’y mettait en cuisine tout en papotant, et qu’on avait une bonne raison de ne pas être dérangées, puisqu’il ne fallait pas lâcher la casserole. Je crois que c’est plus à moi que j’ai fait plaisir que l’inverse dans cette histoire, mais je suis assez fière de voir que je n’ai pas perdu la main sur cette recette, même si mes coquilles st jacques étaient trop grosses et que finalement, ma madeleine à moi, c’est le risotto aux champignons frais je n’en démordrai pas!
*Je suis totalement partagée entre l’envie de m’acheter de jolies petites choses pour me faire plaisir et me dire que je peux faire quelque chose de cette silhouette qui est en train de changer et que je peine à adopter, et l’idée que j’ai intérêt à mettre quand même un peu d’argent de côté compte tenu des mois à venir et des bouleversements qui vont se produire. Et puis j’ai un réel problème avec le fait que dès qu’il est écrit “grossesse” à côté d’un article, le prix prenne le double d’un coup d’un seul. Il va falloir faire jouer le système D, mais la carte bleue aussi je le crains.
*Il n’y a, je crois, qu’une seule fois dans ma vie (et dans une situation à l’exact opposé du bonheur actuel) où j’ai été mise face à l’incertitude absolue des mois à venir que je ressens aujourd’hui, à mon incapacité à m’y projeter tout en y étant confrontée quotidiennement. Ca provoque une forme de vertige mêlé à une sensation de schizophrénie, je sais que ce n’est pas près de s’arrêter mais c’est au minimum totalement déroutant. D’autant que je ne parle même pas que de ce petit être qui va (qui est en train..) de nous rejoindre, mais de tout le reste aussi: le lieu de vie, le boulot. Ca s’appelle battre les cartes et tout redistribuer. Mélange d’exaltation et d’angoisse indistinctes.
*J’ai à peu près 100 tâches administratives à remplir dans des délais raisonnables voire urgentes (non je ne suis pas marseillaise) et il n’est absolument pas temps de commencer à procrastiner même si je ne trouve juste pas le bon temps pour aller fouiller dans mes papiers. Je crois que je vais ressortir mes bonnes vieilles to do lists…
Et comme je suis la flemme absolue (ou à choix que sinon je ne posterai ce billet que le 30 Février), je ne vous mets même pas de photo!
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