Petits cailloux pour ne pas perdre le rythme….

*Je ne me sors pas de ma blogroll qui n’en finit pas de s’incrémenter (en même temps, je lui rajoute régulièrement de nouvelles adresses) alors que je n’ai pas le temps de la lire! C’est dire, j’en suis même à réaliser qu’il faut que je remonte dans les articles puisque pour certains blogs, ça fait plus d’un mois que je ne les ai pas ouverts et qu’ils disparaissent donc automatiquement de mes archives!
Du coup, comme pour la nourriture, j’ai pris ce matin la décision de d’abord commencer par les blogs qui me tiennent à coeur, que j’ai réellement envie de lire! Vous savez, c’est comme les millefeuilles ou les pâtisseries que vous aimez (ou les aliments): en général vous les laissez de côté dans l’assiette et vous terminez votre repas par cette douceur, en n’ayant plus assez faim mais « par gourmandise ». Et vous ne les savourez pas de la même manière.
Je ne peux pas dire que je lise ces blogs sans faim, mais il y en a certains que je lis par intérêt, d’autres par coups de coeur. Et souvent, ce sont ces derniers que je lis à la fin, ce qui est totalement idiot vu que ce sont ceux que j’apprécie le plus. Alors à partir d’aujourd’hui, je reprends ma blogroll, je lis ce dont j’ai envie là maintenant, et j’ai un sentiment vaguement coupable mais tout aussi jouissif. Reste à voir si je vais tenir dans mes bonnes résolutions?

*De la même façon, j’ai un retard tellement conséquent dans mes correspondances mail qu’à ce stade, ce n’est même plus de l’ordre du retard. Disons qu’à part écrire à certaines personnes pour dire « je vais bien, au fait il faut que je te dise ça, bonne journée, bisous », je n’écris plus. Ah c’est facile (et j’en abuse), je suis totalement débordée au boulot (haut lieu de lecture-rédaction de blog qui part en fumée) et le soir, si je tiens jusqu’à 21H35, je suis limite à me dire que je commence une nuit blanche. J’essaye de saupoudrer là au milieu un minimum de tâches quotidiennes (et encore, mon homme prend plus que sa part de cuisine, ménage), de social (autre chose qu’embrasser mon homme « tu as passé une bonne journée? » puis « bonne nuit chéri »), de week-ends bien remplis pour les raisons précédentes en plus de siestes à rallonge, et le temps file, et les mails ne s’écrivent pas. Je pense que je vais donc bientôt me faire renier par mon frère qui s’empresse en désespoir de cause de prendre de mes nouvelles auprès de mes parents dès qu’il le peut, lasser mes amis qui aimeraient bien en savoir un peu plus, partir aux oubliettes chez certaines personnes qu’il serait décent que je contacte, et je déteste cette idée-là.
Je me fixe donc des objectifs: aujourd’hui, je réponds à telle personne, j’écris à telle autre. Certains jours ça marche, d’autres c’est la calamité. Là, j’ai rempli la moitié de mon objectif, et mon frère sera en droit de me faire un courrier de reproches parce que j’ai bloggé plutôt que de lui écrire. Il aura raison.

*Ca faisait une éternité que je n’avais pas fait un risotto. Un vrai, j’entends, celui où on reste plantée devant la casserole pendant 45 minutes à touiller avec amour le riz, et le rendre crémeux et fondant. Ca m’a rappelé ces moments délicieux avec ma mère, lorsqu’on s’y mettait en cuisine tout en papotant, et qu’on avait une bonne raison de ne pas être dérangées, puisqu’il ne fallait pas lâcher la casserole. Je crois que c’est plus à moi que j’ai fait plaisir que l’inverse dans cette histoire, mais je suis assez fière de voir que je n’ai pas perdu la main sur cette recette, même si mes coquilles st jacques étaient trop grosses et que finalement, ma madeleine à moi, c’est le risotto aux champignons frais je n’en démordrai pas!

*Je suis totalement partagée entre l’envie de m’acheter de jolies petites choses pour me faire plaisir et me dire que je peux faire quelque chose de cette silhouette qui est en train de changer et que je peine à adopter, et l’idée que j’ai intérêt à mettre quand même un peu d’argent de côté compte tenu des mois à venir et des bouleversements qui vont se produire. Et puis j’ai un réel problème avec le fait que dès qu’il est écrit « grossesse » à côté d’un article, le prix prenne le double d’un coup d’un seul. Il va falloir faire jouer le système D, mais la carte bleue aussi je le crains.

*Il n’y a, je crois, qu’une seule fois dans ma vie (et dans une situation à l’exact opposé du bonheur actuel) où j’ai été mise face à l’incertitude absolue des mois à venir que je ressens aujourd’hui, à mon incapacité à m’y projeter tout en y étant confrontée quotidiennement. Ca provoque une forme de vertige mêlé à une sensation de schizophrénie, je sais que ce n’est pas près de s’arrêter mais c’est au minimum totalement déroutant. D’autant que je ne parle même pas que de ce petit être qui va (qui est en train..) de nous rejoindre, mais de tout le reste aussi: le lieu de vie, le boulot. Ca s’appelle battre les cartes et tout redistribuer. Mélange d’exaltation et d’angoisse indistinctes.

*J’ai à peu près 100 tâches administratives à remplir dans des délais raisonnables voire urgentes (non je ne suis pas marseillaise) et il n’est absolument pas temps de commencer à procrastiner même si je ne trouve juste pas le bon temps pour aller fouiller dans mes papiers. Je crois que je vais ressortir mes bonnes vieilles to do lists…

Et comme je suis la flemme absolue (ou à choix que sinon je ne posterai ce billet que le 30 Février), je ne vous mets même pas de photo!

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9 réponses à Petits cailloux pour ne pas perdre le rythme….

  1. Sacrip'Anne dit :

    Ah oui, l’administration grossit aussi, pendant la grossesse, en plus !! J’ai des souvenirs de « c’est pas possib’, ça va jamais s’arrêter !!! » (en fait : si).

    Pour les fringues, j’avais acheté assez peu de vêtements estampillés grossesse, à part un pantalon un peu habillé pour les jours de conférences. Sinon du mou de la ceinture, beaucoup. En plus tu vas avoir la grosse part de ta grossesse aux beaux jours (hihihi la phrase). Donc pas de choses compliquées à adapter : tu peux essayer de piocher dans les rayons grandes tailles chez Tati, par exemple, pour les hauts, et leggings ou corsaires pour les bas. Mais n’hésite pas à te faire plaisir sur un ou deux jolis vêtements bien taillés qui te feraient sentir bien 🙂

    Pour le reste, personne ne t’en voudra de rien, tu as tous les droits, tu es la reine. PRofite, dès que le bébé sera né tu vas devenir transparente (à son profit) aux yeux de tout ton entourage !!!

    Et que ton homme prenne plus que sa part, c’est sa part. Toi, ta contribution au foyer se joue autrement qu’en tâches ménagères, ces mois-ci, et ce n’est pas délégable.

    Plein de bisous !

  2. zelda dit :

    Here she is !
    Pour les fringues j’en ai quelques unes à te passer, hein, on en reparle (deux pantalons, quelques hauts, et une robe ou deux pour cet été).
    Et pour le reste, que te dire sinon que je te comprends ? Ah ben oui : que les autres aussi vont comprendre, va. Des bises. Profite de ce qui est chouette et bon courage pour le reste !

  3. Sacrip'Anne dit :

    Il est où mon (trop long ?) commentaire ???!!!

  4. Flo dit :

    @Anne: à part pour de l’allaitement, je vais en effet chercher des hauts sans l’estampillage grossesse. Par contre pour les bas, je vois déjà la différence entre un pantalon large mais pas adapté, et le seul et unique pantalon (un jean) acheté grossesse, et y’a pas, je suis nettement mieux dans le dernier! Le tout est de trouver un juste équilibre entre achat et récup, et d’attendre en effet les changements de température…
    Ton commentaire était en attente d’approbation, si ça se trouve tu as utilisé une adresse qui n’était pas encore connue, c’est chose faite 😉
    @Zelda: oh je suis là, il faut maintenant que j’y reste 😉 On en reparle mais surtout quand est-ce qu’on se voit? Parce que c’est ça le plus important 😀 Je sais que tu comprends et merci de tes mots, et des bises tout plein 😉

  5. lyjazz dit :

    Tu me fais penser à Michel Serres, dont je retiens cette anecdote… il raconte qu’il mangeait au restaurant, au Japon, et qu’au dessert il y avait des fraises. Il a commencé par écarter les meilleures pour les garder pour la fin, mais ses hôtes autochtones lui ont alors expliqué qu’ils faisaient l’inverse dans ce pays aux fréquents séismes. Il valait mieux, selon eux, profiter du meilleur d’abord, parce qu’on ne savait pas de quoi serait faite la suite….
    J’y pense souvent et je mets en pratique.
    Pour les fringues de grossesse je suis d’accord : pantalon adapté (en troc, dépot vente, copines, en parlant), des hauts que tu veux, mais ceux qui sont ajustés resteront étirés et importables après. J’ai bien aimé une salopette en jean souple, que j’ai filé à une amie qui l’a bien portée aussi.

    Que ton homme bosse à la maison plus que d’habitude c’est tout à fait normal…. nous sommes seules habilitées à fabriquer les petits, et même si c’est invisible c’est un énorme boulot (il n’y a qu’à te lire parler de ta fatigue !).

  6. C’est drôle, j’ai lu plusieurs fois cette note, et je ressens comme une liste de petits bonheurs déguisés … Le parfum du risotto, la petite joie d’avoir rempli ton objectif du jour, l’exaltation du changement… Plus je lis cet article, et plus je le trouve serein, malgré la fatigue et les choses qui s’accumulent … Repose toi, profite, t’as une excuse, et comme dit Zelda, les gens peuvent comprendre… 😀

  7. Flo dit :

    @Lyjazz: oui, j’avais entendu la même histoire ou le même genre d’histoire, mais j’ai toujours cette tendance à vouloir garder le meilleur pour la fin, c’est quelque chose de spontané chez moi 😉 Quant aux fringues, je vais me débrouiller oui, merci des conseils 🙂
    @Petit Poison: mais je ne sais pas s’ils sont déguisés ou pas, mais oui, il semblerait bien que ce soient des petits bonheurs égrénés 😉 Et je fais en effet depuis quelques semaines la distinction entre la fatigue « extérieure » et physique, et une certaine sérénité et un bonheur intérieur, et ça me va trèèèès bien! Je ne voudrais pas de l’inverse! Merci de tes mots qui me touchent 🙂

  8. Pour les soutiens gorge d’allaitement, j’avais décousu le haut de la bretelle (du moins d’endroit où la bretelle rejoint le bonnet, et j’avais mis un bouton pression. J’avais donc de jolis sous vêtements et malgré tout pratique pour l’allaitement (et bien moins chers que ceux spécifiques) Bon ça c’est un fois que tes seins auront repris une taille un peu normal. Pour les premiers jours, pas le choix, il faut taper dans le spécifique mais pas trop cher, puisque tu ne les garderas que une ou deux semaines maxi.

  9. Flo dit :

    @Valérie: désolée pour le délai de réponse inadmissible! Je suis admirative de l’astuce pour les soutien gorges, mais il va falloir que j’aie sous la main une maman ou belle-maman qui s’y colle, tant mes talents de couturière sont à ce point déplorables! Mais je retiens l’idée, merci 🙂

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