La dolce vita

J’ai ce titre qui me trotte dans la tête depuis fin Mars. Au moment où il faisait à peu près 25 degrés, un soleil de mois Juin, que les arbres explosaient en fleurs et bourgeons.
Aujourd’hui, j’ai toujours le titre, ça m’apprendra à traîner sur des billets, mais il fait à peu près 12 degrés, on a droit aux giboulées du mois susnommé mais pas au bon moment, le ciel est gris plombé et mes pauvres arbres sont en train de perdre leurs ravissantes fleurs sous les coups de vent et de pluie répétés.
Noël au balcon, Pâques aux tisons n’aura jamais été aussi bien vérifié que cette année mais ce n’est que le juste équilibre de la nature, non?

Ma bonne fée, incarnée en sage-femme, a entendu ma question de mon billet précédent (qui a dit « d’il y a très très longtemps? » J’ai entendu!) et a choisi pour moi: arrêt de quinze jours, on pourrait presque m’accuser d’avoir choisi les plus beaux jours de la période pour en profiter (qu’à moitié), mais ça m’a fait un bien fou. Je crois qu’il me fallait ça au minimum pour accepter un nouveau rythme (qui s’oublie bien vite lorsqu’on reprend le boulot, j’en témoigne), et que j’avais des paramètres essentiels à prendre en compte.

Le premier trimestre si compliqué à gérer me semble désormais bien loin. Aujourd’hui, je ne peux plus nier que je suis enceinte, ça fait deux ou trois fois qu’une gentille dame ou qu’un aimable monsieur me laisse passer à la caisse du supermarché et que j’en suis presque à le refuser tant ça m’étonne et me gêne. Je fais donc mentir toutes les femmes enceintes qui se plaignent de l’absence de politesse et d’attention des autres et qui ont sans doute des bonnes raisons de le faire et moins de chance que moi. Je n’ai rien à redire sur ma toute petite expérience jusqu’ici, même si j’ai toujours et encore envie de me retourner pour m’assurer que ce n’est pas à quelqu’un derrière moi qu’on s’adresse. On dirait qu’il y a encore un tout petit boulot de conscientisation à faire, malgré un ventre conséquent et des manifestations concrètes quotidiennes.

Nous avons fait plus ample connaissance avec bébé cette semaine, ce qui fut un nouveau tournant dans cette lente évolution à la temporalité si aléatoire. Nous savons désormais si c’est un petit il ou elle, tout le pari étant de garder le secret et de tenir sa langue. Je l’ai surnommé Happy Feet, pas que je cherchais à tout prix un surnom, mais la quasi première image de cette écho a été celle de deux adorables petits pieds bien collés contre mon ventre, presque plus clairs que son profil qu’il voulait désespérément nous dissimuler pendant toute l’écho. Ca m’a émue et touchée, et je me suis dit qu’après tout, il ne pouvait y avoir que le surnom d’un pingouin pour incarner les 4 mois restant de cette grossesse, comment avais-je pu imaginer autre chose?
En tout cas il s’entraîne aux claquettes comme il se doit, continue à trouver la position « pieds contre le ventre et tête bien au fond du bassin » tout à fait à son goût et confortable, et a même honoré son papa de quelques petits coups bien nets pour lui confirmer qu’il n’y avait pas qu’une image sur l’écran, mais bien un petit être au chaud dans le giron.
Oui, on devient mièvre pour un rien, je le confirme…

Je me suis souvent demandée si je ferais partie de ces femmes qui pourraient dire « j’aime être enceinte ». Sans avoir un élan absolu pour cet état, parce que j’ai quand même encore à l’esprit les angoisses que cela peut faire naître en moi et les efforts de repositionnement permanent que cela me demande, depuis quelques petites semaines, je peux au moins dire « j’apprécie cette expérience, j’arrive à la savourer à sa juste valeur je l’espère, je n’ai pas envie de regretter de passer à côté de certaines choses ». Je reste ébahie et parfois émerveillée des changements aussi brusques et rapides que je peux constater, c’est une adaptation constante et on me souffle dans l’oreillette que ce n’est que le level 1 avant l’arrivée de Happy Feet.

Soit. Entraînons-nous donc à l’adaptation et au lâcher-prise…

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Vous me pardonnerez ce billet totalement futile, inutile et rempli de mièvrerie. C’est promis, j’essayerai de ne pas trop m’étaler comme de la guimauve mais avec un titre pareil, je pouvais difficilement faire mieux…

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8 réponses à La dolce vita

  1. zelda dit :

    Moi je ne te pardonnerai pas … d’arrêter de faire de si jolis billets ! C’est tout doux à lire, tendre et drôle, et pas mièvre selon mes critères …
    (De toute ma grossesse, j’ai toujours fait les courses, on m’a laissé passer UNE fois).

  2. Madleine dit :

    Billet bien doux à lire (et qui me rajeunit !) en ces temps gris … Porte toi bien future maman de Happy Feet 😉

  3. Mille Bulles dit :

    Finalement, c’est bien la dolce vita, on dirait… pas forcément dans le ciel, mais dans ta vie, assurément 🙂
    Happy love, jolie Flo ! Il y a tant de douceur dans ce billet ♡

  4. peekaboo dit :

    youhou !!!! super nouvelle !
    continue à écrire ce genre de « billet totalement futile, inutile et rempli de mièvrerie. » Tu es mauvaise juge de ton écriture. Laisse toi écrire, et laisse nous lire… merci pour ce partage.

  5. Lizly dit :

    Moi aussi je veux d’autres billets futiles et inutiles aussi joliment écrit que celui-ci ! Happy pregnancy, sweet flower.

  6. Sacrip'Anne dit :

    Pour une fois que tu écris, je suis à la bourre ! Happy Feet, profite bien de la fin de grossesse, parce qu’après, avec une mère mièvre pareil, ça va être pénible, hein…

    (C’que t’es bête !!!).

    Des bisous doux, va !

  7. lyjazz dit :

    Ah, enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes politiques, de 2nd tour amer et de détermination vers le moins pire.
    Tu as bien raison de te laisser aller et continues d’écrire comme ça : ce sont des moments uniques.
    Fais-toi prendre en photo aussi (ou fais-le toi-même) parce que ta silhouette change chaque jour et tu aimeras la revoir dans quelques années.

  8. Flo dit :

    @Zelda: depuis mon billet, ma moyenne de priorités ne descend guère, c’est étonnant 😉 Du coup, j’ai à chaque fois une pensée pour toi!

    @Madleine: merci, je fais au mieux!

    @Mille Bulles: bienvenue ici, et merci de tes jolis mots qui me donnent encore plus honte de répondre si tardivement…

    @Peekaboo: il n’y a pas pire juge que soi-même hein. Il faut que je retrouve la flamme 🙂 Merci pour le compliment…

    @Lizly: en même temps, vu mon taux de publication et la fonte de mon neurone à la vitesse inversement proportionnelle, tu devrais en avoir tout plein :p

    @Sacrip’Anne: et moi encore plus à la bourre sur la réponse, c’est dire! Et ouais, ça va être pénible, c’est sûr!

    @Lyjazz: les photos commencent petit à petit à s’accumuler. Mais jamais assez à mon goût, surtout pour marquer ces moments, même si je déteste toujours autant poser 🙂

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